Intéressé par les sciences et les mathématiques, Louis Maltais hésitait entre la biochimie et la géomatique au moment de son inscription à l’université. Mais l’aspect pratique des sciences appliquées l’a emporté et il est aujourd’hui géomaticien au Service hydrographique du Canada (SHC), organisme rattaché au ministère fédéral des Pêches et Océans.

Basé à l’Institut Maurice-Lamontagne de Mont-Joli, Louis veille au bon fonctionnement des appareils d’acquisition de données et des systèmes de traitement de données hydrographiques et bathymétriques (mesure des profondeurs marines). Ces instruments (sonars acoustiques et GPS) sont utilisés pour cartographier le fleuve Saint-Laurent.
Pendant l’hiver, Louis prépare le matériel. «J’évalue les différentes versions des logiciels et je choisis celles qui devraient donner les meilleurs résultats lors des sondages marins qui commenceront au printemps.» Trois navires de Pêches et Océans sondent du printemps jusqu’à la fin de l’automne le chenal du fleuve entre Baie-Saint-Paul et Montréal, pour repérer tout changement pouvant influencer la navigation. Les données recueillies servent, par exemple, à localiser les zones où les mouvements de fond ont suffisamment réduit la profondeur pour nécessiter un dragage (action d’enlever le sable, la vase ou les graviers déposés au fond de l’eau qui pourraient gêner la navigation).
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Quatre autres bateaux de Pêches et Océans effectuent hors chenal des vérifications ponctuelles, par exemple pour évaluer la profondeur d’un port.
Durant les opérations, dès qu’un appareil de mesure pose problème (défectuosité informatique, équipement endommagé par la foudre, etc.), Louis est appelé en renfort. Il parvient généralement à guider les utilisateurs à distance, pour qu’ils remettent l’instrument en fonction, mais il doit parfois se rendre sur place pour corriger lui-même la situation.
Louis doit suivre l’évolution constante des technologies. «Le SHC a fait l’acquisition d’un sondeur multifaisceaux pour remplacer l’ancien modèle. Je dois me familiariser avec cette nouvelle technologie, l’intégrer à nos équipements, m’assurer que tout soit fonctionnel et offrir une formation aux hydrographes qui devront l’utiliser.»
| Nombre de diplomés | 22 |
| Diplomé en emploi | 68,2 %* |
| À temps plein | 100 % |
| En rapport avec la formation | 100 % |
| Aux études | 22,7 % |
| Taux de chômage | 6,3 % |
| Salaire hebdomadaire moyen | 760 $ |
Ces données sont tirées de la catégorie Géodésie (arpentage).
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Ce travail repose sur la rigueur et la précision. Le diplômé doit en effet régler les systèmes informatiques avec beaucoup de minutie, car les mesures s’effectuent au centimètre près.
La capacité d’avoir une vision d’ensemble d’une situation est également de mise : il faut être en mesure de régler les problèmes rapidement. Par exemple, si le départ d’un bateau est retardé parce qu’un appareil de lecture hydrographique est défectueux, tout l’équipage doit demeurer en attente et cela engendre des coûts élevés.
Par ailleurs, les habiletés en communication et pour les relations interpersonnelles sont importantes puisque le travail s’effectue souvent en équipe.