François Bérard est directeur général de l’organisme Maisons de transition de Montréal, qui comprend une maison de transition et un bureau de libération conditionnelle. Chaque jour, il évalue et intervient auprès des délinquants.

Les gens qui habitent une maison de transition ont une sentence de détention à purger et sont encadrés par des intervenants qui les évaluent et les aident à progresser dans leur réinsertion sociale. «Ils font des démarches de recherche d’emploi et de croissance personnelle, ils travaillent sur leur problème de toxicomanie, par exemple. Ils sont en semi-liberté par rapport aux personnes en libération conditionnelle, qui demeurent chez elles et se rapportent régulièrement à nous», explique François.
Le travail d’un criminologue fait appel aussi bien à la psychologie et à la sociologie qu’aux sciences juridiques et à la psychiatrie. Et si François s’occupe principalement de l’administration de l’organisme, il a tout de même l’occasion de rencontrer chaque jour les clients de la maison de transition.
| Pub. |
«Je dîne souvent avec eux; ça nous permet de jaser. Si l’un d’eux a un problème, je peux le diriger vers les personnes appropriées. Je suis aussi présent à certaines tables de discussion pour les politiques et les orientations des ministères qui concernent la délinquance, ajoute-t-il.
Je participe aux conseils d’administration de quelques organismes communautaires. Je fais de la recherche et de la lecture, pour découvrir de nouvelles techniques d’intervention ou essayer de mieux comprendre les changements qui surviennent dans la société et qui peuvent avoir une influence sur la délinquance.»
| Nombre de diplomés | 107 |
| Diplomé en emploi | 85,1 % |
| À temps plein | 93 % |
| En rapport avec la formation | 84,9 % |
| Aux études | 9 % |
| Taux de chômage | 1,7 % |
| Salaire hebdomadaire moyen | 765 $ |
Source : Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, La Relance à l'université, 2007.Interpréter l'information |
|
Le criminologue doit posséder une grande force de caractère. Il intervient auprès de personnes délinquantes, une clientèle imprévisible et difficile. Il doit faire preuve de souplesse et d’empathie, tout comme de fermeté. Il aura aussi besoin de dynamisme et de vigilance. «Ce n’est pas un travail de tout repos! Il faut aimer faire face à une variété de situations et être capable de vivre avec un certain stress. Il faut développer des moyens pour se faire respecter.»
Celui qui intervient auprès d’une clientèle délinquante doit avoir une grande ouverture d’esprit et savoir poser un regard objectif sur les problèmes. «On est appelé à affronter quotidiennement des situations où des valeurs sont en jeu. Les criminologues doivent se sentir à l’aise de côtoyer des gens qui ont des valeurs différentes des leurs et ils doivent faire preuve de tolérance.»