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Comme n’importe quelle entreprise, IBM Canada veut que les pièces qu’elle commande auprès de ses fournisseurs correspondent parfaitement à certaines exigences de qualité. En tant qu’ingénieure en génie industriel spécialisée en approvisionnement, Véronique Roy a pour rôle de s’en assurer.

Véronique a occupé deux emplois en génie industriel avant d’être embauchée chez IBM. L’usine où elle travaille aujourd’hui est spécialisée dans l’assemblage et le contrôle de microprocesseurs destinés à des consoles de jeux, entre autres.
«En collaboration avec notre équipe d’acheteurs, mon rôle est d’abord de trouver quelle compagnie pourrait nous fournir les pièces dont nous avons besoin, explique l’ingénieure. Je commande ensuite des échantillons à ce fournisseur, puis je les fais analyser à l’interne pour m’assurer qu’ils ont la bonne taille ou le bon fini de surface et qu’ils ne sont pas contaminés avec de la poussière, par exemple.»
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Si les analyses sont concluantes, Véronique part en Asie ou ailleurs dans le monde pour visiter l’usine de ce fournisseur. «Mon objectif est de vérifier si ses procédés de fabrication et les contrôles de qualité en place lui permettront de maintenir la qualité de ses pièces même quand il devra nous les fournir en plus grand nombre.»
Véronique profite de sa visite pour recommander au fournisseur des moyens d’améliorer ses procédés. Le but est de réduire ses coûts de production et... le prix qu’il facture à IBM! De retour au Canada, l’ingénieure fait le suivi auprès du fournisseur. Tout en continuant de s’assurer, auprès des travailleurs canadiens qui assemblent les produits d’IBM, que les pièces qu’ils reçoivent respectent toujours les exigences.
Pour exercer son métier, Véronique a obtenu un baccalauréat en génie industriel à l’École Polytechnique Montréal. Mais elle a aussi un diplôme en technologie du génie industriel du Collège Ahuntsic. «C’est d’ailleurs lors de mes stages au collégial que j’ai compris que j’avais la piqûre pour l’ingénierie», dit-elle.
| Nombre de diplômés | 201 |
| Diplômés en emploi | 78,9 % |
| À temps plein | 96,0 % |
| En rapport avec la formation | 87,6 % |
| Aux études | 13,3 % |
| Taux de chômage | 5,6 % |
| Salaire hebdomadaire moyen | 994 $ |
Source : La Relance à l'université, MELS, 2011.Comment interpréter l'information |
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Des habiletés en communication sont essentielles en génie industriel. «Pour que les fournisseurs d’IBM fabriquent des pièces répondant à nos critères, ils doivent comprendre nos attentes», résume Véronique. «Un ingénieur doit bien communiquer pour faire passer ses recommandations», renchérit François Gauthier, ing., directeur du Département de génie industriel à l’Université du Québec à Trois-Rivières. S’il suggère au directeur de l’usine de déplacer un équipement ou de modifier les tâches d’un ouvrier, il doit être clair pour que tout le monde comprenne l’objectif de la manœuvre et change ses habitudes sans trop rechigner.
Cette profession exige aussi un bon esprit d’analyse. «Je dois trouver pourquoi la taille d’une pièce varie d’un échantillon à l’autre, par exemple : est-ce l’outil de fabrication qui fait défaut ou l’appareil de mesure?» demande Véronique.