En pleine expansion au Québec, le commerce de détail recrute. Si vous croyez qu’on ne recherche que des vendeurs, vous faites erreur. Le secteur offre des possibilités de carrière des plus variées.

Entre les mois de juillet 2006 et 2007, les ventes au détail ont augmenté de 6 % au Québec et nous prévoyons une croissance de l’emploi de 1,8 % en 2008», annonce Patricia Lapierre, directrice générale de Détail Québec, le comité sectoriel de main-d’œuvre du commerce de détail.
Le commerce de détail regroupe au Québec 34 000 établissements et 246 000 employés. Des travailleurs dont la rémunération hebdomadaire moyenne s’établissait à 470,52 $ en 2005, selon Détail Québec. Bien que l’activité soit répartie entre 20 secteurs différents, plus de la moitié de l’effectif est concentrée dans 5 types de commerces : les détaillants de vêtements, de produits de santé et de soins personnels, d’appareils électroniques et ménagers, de matériaux de rénovation de même que les grands magasins.
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Gaston Lafleur, président-directeur général du Conseil québécois du commerce de détail, indique que les détaillants d’appareils électroniques, de meubles et de matériaux de rénovation attirent particulièrement les consommateurs et sont donc très actifs en matière de recrutement.
L’expansion des magasins Brault & Martineau illustre bien le dynamisme des détaillants de meubles. En 2007, l’entreprise a ouvert six nouvelles Galeries du sommeil, créant une quarantaine d’emplois dans des postes variés. Les employés d’entrepôt et les livreurs sont notamment recherchés. «Ces emplois sont durs physiquement et exigent parfois, du côté de l’entrepôt, du travail de nuit, explique Yannick Boudreault, directeur des ressources humaines chez Brault & Martineau. En revanche, ces travailleurs peuvent rapidement accéder à des postes de superviseurs.» Les possibilités d’avancement sont d’ailleurs courantes chez ce détaillant, souligne-t-il. «Les directeurs de succursale sont choisis parmi nos vendeurs.»
Patricia Lapierre mentionne que les gestionnaires aux achats et au recrutement sont d’autres travailleurs recherchés dans l’industrie. «Il est aussi difficile de trouver des professionnels de l’aménagement pour établir la disposition des produits en boutique.» Les gérants de commerce sont également très convoités. «Les employeurs s’arrachent les diplômés du programme collégial en gestion de commerces, signale Gaston Lafleur. Ils ne sont pas assez nombreux pour répondre à la demande.» Ce dernier mentionne que les titulaires d’un baccalauréat en administration des affaires sont aussi prisés pour des postes de gestionnaires des opérations et de gestionnaires des finances.
Les vendeurs, qui comptent pour près de 50 % des employés du commerce de détail, sont bien sûr recherchés. La Cordée, une entreprise spécialisée dans la vente d’équipement pour le plein air, peine à les recruter. «Il est difficile de trouver des conseillers des ventes qui connaissent bien nos produits, avoue Robert Chartrand, directeur des ressources humaines à La Cordée. Plusieurs sont étudiants et, une fois qu’ils sont bien formés, ils nous quittent parce qu’ils ont leur diplôme.»
Les commerces offrent donc de nombreux avantages pour fidéliser leurs vendeurs. Les entreprises consultées confirment offrir à leurs employés des rabais sur la marchandise, de même que des avantages sociaux comme des assurances. À cela s’ajoutent des horaires flexibles, rendus possibles grâce aux longues heures d’ouverture des établissements. La Cordée paie aussi à l’occasion des activités de plein air à ses employés, comme une sortie de surf dans le Maine. Qui sait où un emploi dans le commerce peut vous mener?
Octobre 2007
Principales formations du commerce de détail
Formation professionnelle
• DEP en décoration d’intérieur et étalage
• DEP en vente-conseil
Formation collégiale
• DEC en gestion de commerces
• AEC en gestion de commerces
• DEC en commercialisation de la mode
Formation universitaire
• Baccalauréat en administration des affaires
Source : Détail Québec.