La relève formée est attendue dans les fermes laitières, porcines et horticoles.

Il y avait 43 405 producteurs agricoles en 2005 au Québec1.
Plus du tiers des fermes sont considérées comme employeurs agricoles, car elles embauchent une main-d’œuvre autre que familiale. Ces dernières ont fourni de l’emploi à 56 000 personnes2 en 2005. On compte 23 sous-secteurs de production animale et végétale, comme les fruits et légumes, le lait, l’élevage de volailles, de porcs, de bovins et de veaux, etc. En 2006, leurs revenus globaux ont atteint 6,21 milliards de dollars, ce qui fait de l’agriculture la plus importante activité du secteur primaire au Québec.
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La production végétale traditionnelle est synonyme d’emplois saisonniers, de mars à novembre, tandis que les productions animale et serricole nécessitent du travail à l’année.
Chaque été, les 13 Centres d’emploi agricole du Québec éprouvent des difficultés à répondre à plus de 50 % des offres d’emploi en production laitière. On peine aussi à répondre aux offres en production porcine et horticole, selon AGRIcarrières, le Comité sectoriel de main-d’œuvre de la production agricole.
Les difficultés de recrutement s’expliquent notamment par le fait qu’on demande avant tout des ouvriers agricoles formés. L’automatisation des équipements, les normes environnementales et les exigences des consommateurs font en sorte que le travail d’ouvrier agricole nécessite des connaissances de plus en plus pointues, qui s’acquièrent en suivant un programme d’études professionnelles. Parallèlement, la taille des fermes augmente, alors que celle des familles de producteurs diminue. Les producteurs doivent donc recruter lorsqu’ils ont besoin d’un gérant de ferme, par exemple. Dans ce contexte, les titulaires d’un diplôme d’études collégiales en gestion et exploitation d’entreprise agricole sont des candidats recherchés.
Par ailleurs, les difficultés liées à la crise de la vache folle semblent chose du passé puisque les producteurs de bovins retrouvent le chemin de la rentabilité depuis la levée de l’embargo américain sur les bœufs canadiens de moins de 30 mois.
Statistique Canada rapporte que la moyenne d’âge de la profession agricole est de 52 ans. Du côté des fermes familiales d’élevage, on compte ainsi trois personnes de plus de 55 ans pour un agriculteur de 35 ans et moins.
Selon le Comité sectoriel, l’important besoin de relève des producteurs agricoles occasionne des possibilités de carrière dans les productions laitière, porcine et horticole.
Si l’agriculture est présente partout au Québec, elle se concentre surtout dans la Vallée-du-Saint-Laurent, en Montérégie, dans les Basses-Laurentides et dans Lanaudière, où se trouvent les terres les plus fertiles de la province.
AGRIcarrières : www.agricarrieres.qc.ca
Centres d’emploi agricole du Québec : www.emploiagricole.com
Fédération de la relève agricole du Québec : www.fraq.qc.ca
La Financière agricole du Québec : www.financiereagricole.qc.ca
Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec : www.mapaq.gouv.qc.ca
Union des producteurs agricoles : www.upa.qc.ca
Mise à jour : septembre 2007
1. et 2. www.upa.qc.ca/fra/agriculture/portrait.asp .
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