Les banques, les cabinets de courtage et les caisses populaires n'arrivent pas à pourvoir leurs postes vacants.

Le secteur des services financiers comprend tant les établissements qui effectuent des opérations financières dans le domaine du crédit (prêts hypothécaires, prêts automobiles et marges de crédit) que ceux qui se spécialisent dans le domaine des épargnes et des investissements (épargne-retraite, fonds de placement, actions, etc.).
Les représentants au service à la clientèle formaient, en 2006, la plus grande proportion des 222 000 personnes en emploi dans le vaste secteur de la finance, des assurances, de l’immobilier et de la location, soit environ 11 %. Les agents financiers étaient également nombreux, soit 7 % de l’effectif du secteur1. Les femmes occupaient, toutes professions confondues, environ 60 % des postes2 de l’industrie.
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La hausse des taux d’intérêt attendue d’ici aux quatre prochaines années et la prudence accrue des investisseurs frappent l’industrie des services financiers, qui tente de s’adapter aux besoins des petits comme des grands épargnants. Selon Emploi-Québec, l’emploi dans le secteur devrait tout de même continuer à progresser jusqu’en 20113.
François Leduc, professeur et coordonnateur du programme Conseil en assurances et en services financiers au Collège Montmorency, explique que l’industrie connaît un manque persistant de main-d’œuvre. «Les banques, les cabinets de courtage et les caisses populaires n’arrivent pas à pourvoir leurs postes vacants. Les diplômés des cégeps qui arrivent sur le marché du travail ne suffisent toujours pas.»
L’Institut québécois de planification financière consacre pour sa part beaucoup d’efforts pour mieux faire connaître la profession de planificateur financier. «L’une des solutions envisagées pour combler le manque de main-d’œuvre est d’inciter les jeunes à choisir cette profession. Notre organisme est donc présent sur les campus universitaires et dans les journaux étudiants», déclare Jocelyne Houle LeSarge, directrice générale.
La moyenne d’âge des employés de l’industrie se chiffre à 49 ans. Les départs à la retraite dans le domaine devraient donc se faire en grand nombre entre 2011 et 2015. Il est estimé que 20,5 % des conseillers en sécurité financière, qui vendent des produits de placement et de l’assurance, quitteront le secteur durant cette période. Entre 2016 et 2020, une autre proportion importante de conseillers (19,3 %) devrait s’ajouter au rang des retraités4.
Les établissements de services financiers sont présents dans l’ensemble des régions administratives de la province. Ils sont toutefois majoritairement concentrés dans les grands centres, principalement à Montréal, qui regroupe 57 % des emplois, et à Québec, qui emploie 14 % de la main-d’œuvre du secteur.
Association des banquiers canadiens : www.cba.ca/fr
Autorité des marchés financiers : www.lautorite.qc.ca
Institut québécois de planification financière : www.iqpf.org
Mise à jour : septembre 2007
1., 2. et 3. Site Internet d’Emploi-Québec. Information sur le marché du travail, Information sur le secteur d’activité Finance, assurances, immobilier et location, 2007.
4. Chaire d’assurance et de services financiers L’Industrielle-Alliance. Rapport de recherche, La population des conseillers en sécurité financière du Québec, mai 2004.
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