Wendy Brett précise que l’Université McGill offre de nombreuses ressources aux étudiants francophones de première année. Par exemple, des cours d’anglais langue seconde, des ateliers de techniques de lecture, d’écriture et de composition, des cours particuliers, etc.
À l’Université Bishop’s, David McBride, chargé des relations publiques, souligne que près de 45 % des classes comportent moins de 14 étudiants, ce qui rend les professeurs plus accessibles et donc le cheminement des francophones plus aisé. «Environ 20 % de nos étudiants sont francophones, soit environ 400 sur 2 000, annuellement. Nous offrons divers services, notamment des cours d’anglais langue seconde et un centre de rédaction anglaise où les étudiants francophones peuvent faire relire leurs travaux s’ils les rédigent en anglais. Ils peuvent toutefois remettre leurs travaux en français s’ils le souhaitent.»
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Les ressources sont également nombreuses au Collège John Abbott, où un centre d’apprentissage propose différents outils d’aide à l’intégration aux élèves de langue française (cours particuliers, ateliers d’écriture, etc.). «Les francophones représentent de 30 à 35 % de notre population étudiante annuelle et ils réussissent en général aussi bien que les autres», indique Sylvie Boucher, la responsable du centre d’emploi du collège. Elle admet toutefois qu’ils doivent travailler très dur, mais qu’en général après la première session, ils sont sur la bonne voie.
Au Collège Vanier, chaque semestre, les élèves francophones représentent environ 15 % des 5 600 inscriptions. Pour aider à leur intégration, ils peuvent suivre des cours d’anglais (débutant, intermédiaire, avancé), obtenir le soutien d’un tuteur ou les services d’un conseiller lors de la rédaction des travaux.
Atouts professionnels
Une fois sur le marché du travail, ces candidats bilingues tirent bien leur épingle du jeu. «Je n’aurais jamais décroché mon emploi actuel sans ma connaissance de l’anglais, affirme Annick Julien. Je travaille au moins la moitié du temps dans cette langue.» Véronique Proulx soutient de son côté que son expérience lui a donné une plus grande confiance en elle, en plus de développer sa capacité d’adaptation. Quant à Jean-François Parent, même s’il rédige la grande majorité de ses articles en français, il estime que son bilinguisme l’avantage. «Dans le milieu de l’économie et des affaires, beaucoup de choses se brassent à Toronto et à New York. Parce que je parle bien anglais, je n’hésite pas à appeler mes contacts là-bas.»
«Quand on ne maîtrise pas l’anglais, on passe à côté d’occasions professionnelles, renchérit Annick Julien. Il ne faut pas avoir peur de l’inconnu, ni craindre de faire rire de soi!» «Ne soyez pas intimidés, conseille enfin Jean-François Parent. Dès qu’on s’y met un peu, on fait des progrès. Mais attention, apprendre l’anglais ne devrait pas être une excuse pour négliger sa propre langue!»