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Vous étudiez dans un programme dont les diplômés sont recherchés et vous avez d’excellents résultats scolaires. Super! Mais pour augmenter vos chances d’être embauché, vous devriez aussi baigner dans votre domaine d’emploi dès le début de vos études. Quelques trucs pour y plonger.

Ceux qui étudient dans des secteurs en pénurie de main-d’œuvre croient, à tort, qu’ils vont trouver automatiquement un job grâce à leur diplôme, fait valoir Marie-Josée Duplessis, conseillère en information scolaire et professionnelle au Carrefour jeunesse-emploi de Laval. Ils oublient que, sur le marché du travail, ils peuvent se retrouver en compétition avec des travailleurs plus scolarisés prêts à accepter le même poste qu’eux. Par ailleurs, au-delà de leur formation, certains n’ont rien à proposer pour mousser leur candidature.»
«Devant un diplômé qui n’a pas travaillé ou qui ne s’est impliqué d’aucune façon dans son domaine, le recruteur n’a rien de concret sur quoi s’appuyer pour savoir ce que le candidat est capable de faire dans le feu de l’action», signale Martine Lemonde, directrice des services professionnels chez Brisson Legris, Révélateurs de potentiels, une firme de consultants en évaluation et en gestion de carrière. Dans ce contexte, l’implication parascolaire et les boulots d’étudiants sont des atouts qui peuvent compenser le manque d’expérience du débutant, croit la spécialiste.
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Déjà, sur les bancs de l’école, il faut connaître les compétences requises pour exercer le métier convoité. «Par exemple, un aspirant technicien de son qui se renseigne bien réalisera que les compétences sociales sont aussi importantes que la technique dans ce métier, explique Nancy Mercier, conseillère en emploi au Carrefour jeunesse-emploi Centre-Sud / Plateau Mont-Royal / Mile-End. Ce technicien travaille avec des artistes qui ont besoin d’être rassurés lors de la présentation d’un spectacle.»
Pour s’informer, il faut développer son réseau de contacts (professeurs, travailleurs, employeurs, famille, amis, etc.), suggère Nancy Mercier. En plus de nous mettre en relation avec d’éventuels employeurs, ces derniers constituent une mine d’information sur le marché du travail. «Si notre domaine d’études est lié à un ordre professionnel, on peut s’inscrire comme membre étudiant, participer à des activités sociales, aider à la tenue d’événements ou trouver un mentor pour se mettre au parfum», ajoute-t-elle. Dans le même esprit, des visites dans les salons d’information sur les emplois et la formation de notre secteur d’activité (salons de l’aéronautique, de la santé, etc.) permettent de recueillir des renseignements pertinents sur les exigences des différentes professions.
Une fois les compétences clés déterminées, les futurs diplômés doivent les développer. «Quand un travailleur n’a pas beaucoup d’expérience, le recruteur mise sur son potentiel, note Julie De Santis, conseillère en ressources humaines pour l’agence de placement Adecco Services de ressources humaines. Des expériences comme un emploi d’été ou à temps partiel, du bénévolat ou un stage en entreprise permettent de développer des compétences transférables dans un premier emploi.»
Marie-Josée Duplessis ajoute que les réalisations en lien direct avec la formation ont plus de poids. Par exemple, un étudiant en génie civil peut travailler avec un entrepreneur de construction durant l’été, à superviser le travail des ouvriers dans une rénovation résidentielle. Il développera ainsi sa capacité à résoudre des problèmes et à travailler en équipe. Cette expérience constituera un atout dans sa recherche d’emploi. Les programmes coopératifs ou d’alternance travail-études, qui comprennent des stages, sont également utiles pour se familiariser avec un secteur d’emploi.
Si rien ne se présente, il faut créer sa chance. Diplômée en gestion des ressources humaines à HEC Montréal, la conseillère en emploi Nancy Mercier a déniché un stage même si son programme de formation n’en comportait pas. Le Réseau HEC Montréal amorçait un programme de mentorat pour les diplômés du baccalauréat. Elle a participé au recrutement des mentors et à la présentation du projet aux étudiants.Gare aux gaffes!
En début de carrière, des erreurs, on en fait tous. Voici quelques gaffes commises par des diplômés en entrevue.
«Un candidat s’est déjà présenté avec une chemise hawaïenne détachée jusqu’au nombril. On voyait son torse avec tout ce qui venait avec... Sa tenue vestimentaire lui a enlevé toute crédibilité1.»
«Un diplômé a répondu aux questions comme s’il discutait avec ses copains. Il tutoyait les intervieweurs. Il regardait seulement le gestionnaire – un homme –, ignorant la conseillère en ressources humaines. Au-delà des compétences, l’attitude et les qualités personnelles pèsent lourd dans la balance1.»
«Surpris de commencer l’entrevue en français, un diplômé anglophone est devenu tellement rouge qu’on a dû arrêter l’entretien. Après plusieurs mots d’encouragement, l’entrevue a repris... en anglais. Peine perdue, la mauvaise préparation du jeune homme a eu gain de cause1.»
«Amené à parler de ses forces, un candidat a préféré commencer par énumérer ses faiblesses en détail. Une drôle de façon de se vendre2!»
Sources : 1. Isabelle Therriault, chef de service en développement organisationnel chez Bombardier Transport.
2. Richard Matte, président de Matte Groupe Conseil-IIC Partenaires, une firme de recrutement.