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Formation de base

Études supérieures (suite)


Magazine Jobboom
Vol. 9 no. 4 Avril 2008


Les avantages des études supérieures

«Il y a de la place sur le marché du travail pour les diplômés des deuxième et troisième cycles, dit Julie Rabemanajara, économiste au Centre d’étude sur l’emploi et la technologie d’Emploi-Québec. Les grandes entreprises embauchent des titulaires de maîtrise et de doctorat. Les PME, elles, recrutent surtout des maîtres, à moins de développer un projet très spécialisé qui nécessite les compétences d’un docteur.»

Outre le placement, il y a la paie. Selon l’enquête Relance à l’université 2007 du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS), les titulaires d’une maîtrise empochent en moyenne 1 078 $ par semaine 20 mois après leur entrée sur le marché du travail. Les bacheliers, eux, reçoivent 803 $. Cependant, «même si les titulaires d’une maîtrise ou d’un doctorat commencent à un échelon salarial plus élevé, ils atteignent parfois rapidement un plafond, où ils se font rattraper par les bacheliers, note Martine Lemonde. En outre, un employeur ne paie pas plus cher une personne qui a une maîtrise si, pour le poste qu’elle occupe, il exige seulement le baccalauréat.»

Selon les derniers chiffres de Statistique Canada, le salaire médian des docteurs était de 59 000 $ en 2002. La plupart se placent comme chercheurs ou professeurs d’université. En 2005, ces derniers recevaient un salaire annuel de 89 000 $ à 100 000 $, rapporte la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec. Et il faudra 1 000 professeurs de plus chaque année d’ici à 2012, calcule l’organisme.

Les finissants les plus recherchés

Parmi les titulaires de maîtrise en sciences de la santé – sciences infirmières et nursing, diététique ou nutrition, par exemple –, 91 % travaillaient dans leur domaine et moins de 3 % étaient au chômage 20 mois après la fin de leurs études, indique la plus récente Relance du MELS.

Les titulaires d’une maîtrise en administration des affaires (MBA) n’ont pas de mal à se placer non plus, surtout s’ils restent dans le domaine dont ils sont issus (génie, santé, sciences pures, etc.). «Cela dure depuis au moins une dizaine d’années», estime Pierre Francq, directeur du Service de gestion de carrière à HEC Montréal.

Les finissants aux maîtrises en génie sont également prisés dans les entreprises qui développent des produits et des modes de fabrication innovateurs afin de rester compétitives face à l’Asie. «Le développement durable crée aussi des débouchés pour ces finissants, notamment en génie chimique, pour l’élaboration de procédés moins polluants», dit Yan Martel, responsable du Service d’aide à l’emploi de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Par ailleurs, l’implantation de normes environnementales plus sévères a rendu indispensable la réalisation d’études sur les impacts écologiques des industries. «Depuis cinq ans environ, cela crée un besoin de diplômés en chimie et en biologie», ajoute-t-il.


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