Trouvez un article

Rechercher

Formation de base

Études supérieures (suite)


Magazine Jobboom
Vol. 9 no. 4 Avril 2008

D’autres spécialités demandées

Plus étonnant : la plus récente Relance révèle que seuls 4 % des diplômés à la maîtrise en lettres étaient au chômage 20 mois après la fin de leurs études. Or, si les diplômés en traduction ont des débouchés évidents, ceux qui terminent une maîtrise en humanités greco-latines doivent se creuser la tête un peu plus. «C’est souvent moins évident pour eux de déterminer quels emplois correspondent à leurs études. Ils peuvent toutefois se tourner vers les employeurs qui sont d’abord à la recherche de compétences, comme la capacité d’animer des discussions pour un organisme communautaire», explique Lorna MacEachern, conseillère aux étudiants de deuxième cycle au Service de placement et carrières de l’Université McGill.

Enfin, les diplômés de la maîtrise en informatique trouvent de la place, entre autres, dans l’industrie bourgeonnante des jeux vidéo. «La maîtrise n’est pas exigée, mais elle démontre une bonne connaissance de la matière», précise Chantal Cloutier, directrice des communications chez le développeur de jeux Ubisoft.

Pub.

L’expérience professionnelle :
un incontournable

Les maîtres et les docteurs ont tout intérêt à accumuler de l’expérience professionnelle avant ou pendant leurs études supérieures. Ils peuvent l’obtenir en réalisant une partie de leur mémoire ou de leur thèse dans un milieu de travail. «Cela montre à l’employeur qu’en plus de connaître leur matière ils se sont frottés aux contraintes de l’industrie», note Sylvie Doré, doyenne des études à l’École de technologie supérieure.

L’Institut national de santé publique du Québec préfère embaucher des agents de recherche avec une maîtrise plutôt qu’un bac. Toutes choses étant égales par ailleurs, «les titulaires de maîtrise qui n’ont jamais travaillé comme assistants de recherche d’un professeur sont moins intéressants que les bacheliers qui ont cette expérience, explique Martin Côté, chef du Service de la gestion des ressources humaines. En effet, le travail de laboratoire permet d’expérimenter avec plusieurs instruments et techniques différentes qui seront utiles sur le marché du travail», dit-il.

De même, à l’Institut canadien de l’information scientifique et technique du Conseil national de recherches Canada (CNRC-ICIST), une maîtrise en science et une autre en administration des affaires ne suffisent pas pour décrocher un poste d’analyste technique des affaires. «Ces professionnels doivent déterminer s’il y a un marché et des compétiteurs pour les nouvelles technologies que développent nos chercheurs. On s’attend à ce qu’ils comprennent bien les besoins de l’industrie, c’est pourquoi il est préférable qu’ils y aient travaillé quelques années, en recherche appliquée, par exemple», dit Gregory Fruchet, chef de groupe de l’Intelligence technique concurrentielle au CNRC-ICIST.


guide de survie


Si vous gaffiez devant vos collègues et patrons, comment réagiriez-vous?








Résultats