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Formation de base
Métiers semi-spécialisés

De turbulente à élève modèle

Angèle Roux a déjà fait enrager ses professeurs. Assez pour atterrir à l’École René-Saint-Pierre, à Saint-Hyacinthe, qui accueille des élèves avec des difficultés d’adaptation ou d’apprentissage…

Par Anick Perreault-Labelle




Quand elle en est sortie, il y a presque trois ans, la direction lui a suggéré de s’inscrire à une attestation de formation professionnelle (AFP) au Centre de formation des Maskoutains, à Saint-Hyacinthe. «L’AFP m’a redonné confiance en moi et a ouvert mes horizons», dit la jeune fille qui a maintenant 18 ans.

Perfectionniste dans l’âme

Angèle a choisi l’AFP Préposé au développement de photos. Sa motivation première était alors de terminer rapidement ses cours de français, de mathématiques et d’anglais afin de décrocher son diplôme d’études secondaires (DES). En effet, on étudie en accéléré dans une AFP et il est donc plus facile de décrocher son DES par la suite. Néanmoins, Angèle a aimé son stage dans un centre de photos. «J’ai notamment appris à transférer des fichiers papier dans un document Excel et à agrandir des photos», dit-elle. Elle a aussi côtoyé des infographes, un métier qui l’attire.

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Après avoir terminé cette AFP en 2006, Angèle a décidé de s’orienter vers celle de manœuvre de scène. «Le monde du spectacle m’intéresse, j’ai toujours été intriguée par ce qui se passait à l’arrière-scène.» Lors de son stage chez Son-Arts Productions, une entreprise spécialisée en sonorisation et en éclairage, elle a soudé des fils et branché des micros, des amplificateurs et des appareils d’éclairage. «Ça me plaît parce que c’est un travail manuel et qui demande de la minutie.» Depuis qu’elle a poursuivi cette deuxième AFP, en 2007, Angèle travaille à temps partiel chez Son-Arts Productions, où elle gagne 9 $ l’heure.

Plusieurs cordes à son arc

La jeune fille termine maintenant son DES et compte s’inscrire au diplôme d’études collégiales Infographie en préimpression. Elle envisage aussi de faire un diplôme d’études professionnelles (DEP) en… coiffure! «J’ai toujours aimé jouer avec des cheveux. Avec mon DEP, je pourrais travailler à temps partiel pendant mes études collégiales.» Quand elle dit que l’AFP a ouvert ses horizons, ce n’est pas une blague!


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