Formation de base
Formation professionnelle

Des diplômés défient la récession

Même si l’économie mondiale tournait au ralenti en 2009, le marché du travail québécois était prêt à accueillir la plupart des finissants de la formation professionnelle. De nombreux diplômés ont décroché un poste ou un stage leur donnant de bonnes chances d’obtenir par la suite un emploi.

par Anick Perreault-Labelle


Magazine Jobboom
Vol. 10 no. 8
septembre 2009


Le secteur de la fabrication, durement touché par la récession, offre encore des débouchés aux titulaires d’un diplôme d’études professionnelles (DEP).

«Le manque de diplômés dans certains secteurs manufacturiers était important avant le ralentissement économique. Maintenant que les usines diminuent leurs activités, le nombre de finissants correspond mieux à la demande», dit Louise Lafond, coordinatrice régionale de la formation professionnelle au Bureau d’emploi en formation professionnelle de la Mauricie. Par exemple, en 2009, les quatre centres de formation professionnelle (CFP) de cette région ont diplômé 21 personnes en techniques d’usinage et 33 autres en soudage-montage. «Elles ont toutes trouvé un stage qui a des chances de devenir un emploi», prédit-elle.

Les 20 finissants du programme Opération d’équipements de production en métallurgie du centre Bernard-Gariépy ont tous trouvé un stage au printemps 2009. Idéalement, celui-ci se transformera en emploi!

Au Centre de formation des métiers de l’acier, à Montréal, on recevait au cours des dernières années jusqu’à cinq offres d’emploi ou de stages pour chacun des finissants du DEP Fabrication de structures métalliques et de métaux ouvrés. En 2009, les offres ont baissé à un peu moins d’une par élève, indique le directeur du centre, Denis Ouellet. «Les fabricants de structures d’acier souffrent de la clause Buy American du plan de relance économique américain, qui oblige les municipalités et les États américains à acheter de l’acier manufacturé aux États-Unis», explique-t-il.

Tous les finissants du programme ont néanmoins trouvé un stage en 2009. Et les entreprises qui les ont accueillis ont de bonnes chances de se remettre malgré les restrictions américaines, estime Denis Ouellet. «Plusieurs d’entre elles songent à fabriquer des structures destinées à des ponts plutôt qu’à des bâtiments.» Avec la réfection des viaducs qui s’annonce et la construction du pont de l’autoroute 25 qui débute, le travail ne devrait pas manquer dans ce secteur au Québec.

Pub.

Des manufacturiers qui embauchent

Au Centre Bernard-Gariépy, situé à Sorel-Tracy, en Montérégie, la dizaine de diplômés de 2009 du DEP Électromécanique de systèmes automatisés ont tous trouvé du travail. Plusieurs ont été engagés chez ABB, une entreprise de Varennes qui fabrique notamment des transformateurs et des génératrices.

La quarantaine de diplômés du DEP Mécanique industrielle de construction et d’entretien ont également obtenu des emplois, notamment chez Alstom, à Montréal, une multinationale spécialisée en infrastruc­tures de production d’élec­tricité et en transport ferroviaire.

Les 20 finissants du programme Opération d’équipements de production en métallurgie du même établissement ont aussi tous trouvé un stage au printemps 2009. Idéalement, celui-ci se transformera en emploi! Seul bémol : en raison de la récession, «les élèves ont dû s’éloigner de la région, dit Paul Boutin, responsable des stages et du placement du Centre Bernard-Gariépy. En 2009, le complexe métallurgique de QIT-Fer et Titane de Sorel-Tracy n’a accepté aucun stagiaire, alors qu’il en prend habituellement une cinquantaine.»


guide de survie

Quelle serait la pire gaffe lors d’un party de bureau?









Résultats



Québec

38,5 %


Situation de l'emploi :
Défavorable

NOS AIGUILLEURS