Des emplois dans les
écoles et les hôpitaux
Un peu partout à travers la province, la demande de diplômés du DEP Secrétariat est forte. Au CFP Chanoine-Armand-Racicot, à Saint-Jean-sur-Richelieu, la
conseillère d’orientation Nathalie Labelle
indique que les 18 finissants de 2009 ont eu l’embarras du choix. «Les
diplômés peuvent être sélectifs et
choisir l’emploi qui leur convient selon les horaires, la proximité de l’entreprise ou les tâches.»
Selon elle, les départs à la retraite de secrétaires dans la région de Saint-Jean-sur-Richelieu expliquent en partie cette demande. D’autres intervenants interrogés ont aussi mentionné que le remplacement de secrétaires dans les commissions scolaires et les hôpitaux créait des débouchés.
Enfin, tous les finissants du secteur de la santé sont accueillis à bras ouverts par les hôpitaux et les CHSLD de la province. Par exemple, le CFP Mont-Laurier a formé une trentaine de diplômés en santé, assistance et soins infirmiers et une quarantaine en assistance à la personne en établissement de santé. Tous ont trouvé un emploi, la majorité dans la région. Dans ces programmes de même qu’en assistance à la personne à domicile,
l’offre de diplômés demeure inférieure à la demande.
Programmes en manque d’élèves
Certains programmes offrent d’excellentes perspectives d’emploi… mais
manquent d’inscriptions. À l’École d’agriculture de Nicolet, par exemple, les DEP
Mécanique agricole et
Grandes cultures
ne comptaient respectivement que
10 et 2 diplômés en 2009. «On aurait
facilement pu en placer une dizaine de plus dans chaque programme», dit
Richard Larocque, directeur de l’école.
La situation est plus dramatique pour le DEP Production porcine. L’École d’agriculture de Nicolet n’a eu aucun finissant en 2009. «Mais il y aurait eu de l’emploi pour au moins 10 diplômés cette année», précise Richard Larocque. L’École professionnelle de Saint-Hyacinthe, pour sa part, n’a diplômé que six personnes en production porcine, alors que le travail ne manque pas dans la région pour ces finissants.
Foresterie : des programmes suspendus
Depuis 2005, impossible d’offrir les DEP
Travail sylvicole,
Abattage manuel et
débardage forestier et
Opération d’équipements de production au Centre de formation Harricana d’Amos, en Abitibi-Témiscamingue. «Les jeunes sont peu motivés à s’inscrire, notamment parce que les entreprises prévoient plus de
mises à pied que d’embauches», dit René Roy, conseiller pédagogique au centre. Or, même s’ils sont moins nombreux, il y a encore des postes disponibles en forêt, précise-t-il. Et les employeurs recherchent les compétences des
diplômés. «Avant, les travailleurs sylvicoles abattaient les arbres sans réfléchir. Maintenant, on leur demande de couper ceux qui poussent mal et de laisser les autres en place.»
Le ralentissement dans la coupe d’arbres a par ailleurs un impact dans la transformation du bois. Le CFP Mont-Laurier ne donne plus les DEP Affûtage, Sciage ni Classement des bois débités depuis trois ans, faute d’inscriptions et d’emplois, dit Faby Brière, conseiller d’orientation au CFP. «Trois des quatre scieries de la
région sont fermées et celle qui reste fonctionne au ralenti.»
Une bonne nouvelle
Les emplois reviennent cependant en aménagement de la forêt. Au CFP Mont-Laurier, ce programme n’était pas donné depuis au moins un an. «En 2009, nous avons eu huit diplômés qui ont presque tous trouvé un emploi», dit Faby Brière. La révision du régime forestier du ministère des Ressources naturelles et de la Faune stimule l’emploi dans ce secteur.
Au Centre de formation Harricana, les
12 diplômés du programme n’ont pas eu plus de mal à trouver du travail. «Nous aurions pu en placer une vingtaine», conclut René Roy.