Les salaires sont plus élevés chez Velan, une entreprise spécialisée dans la fabrication de robinetterie et de valves industrielles. Les machinistes débutent à 20,77 $ l’heure, gagnent à 21,75 $ après une période de probation, puis voient leur salaire augmenter suivant la convention collective. «Ces emplois sont stables, indique Nancy Salloum, coordonnatrice des communications de la compagnie. Nous n’avons pas fait de mises à pied depuis des lustres.»
Même son de cloche à l’École des métiers de l’aérospatiale de Montréal, qui offre le DEP en techniques d’usinage et les ASP en usinage sur MOCN et en outillage. Près de 95 % des élèves inscrits dans ces programmes dénichent un stage, qui débouche généralement sur un emploi.
Le Groupe Meloche doit patienter plusieurs mois avant de pourvoir un seul poste de machiniste. «La situation est si difficile que nous offrons un boni de 400 $ à l’employé qui nous propose un bon candidat, expose Anne-Renée Meloche. Depuis deux ans, nous avons refusé une trentaine de contrats en raison d’un manque de machinistes.» L’entreprise qui emploie 50 machinistes espère en embaucher de 25 à 50 au cours des cinq prochaines années.
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On trouve des machinistes dans une multitude d’entreprises comme les ateliers d’usinage, les fabricants de machines-outils et d’éléments de charpente métallique de même que chez les fabricants de moteurs, de turbines et de matériel de transmission. Les diplômés de l’usinage travaillent aussi dans l’industrie de l’aérospatiale, les usines de transformation alimentaire, l’industrie chimique et pétrochimique, les usines de pâtes et papiers, les fabricants de véhicules routiers ainsi que dans le secteur de la fabrication électrique, électronique et métallurgique.
«Quand une industrie bat de l’aile, les machinistes peuvent se tourner vers d’autres secteurs forts de l’économie, souligne Jean-Pierre Ross. Leurs connaissances sont facilement transférables d’une industrie à une autre.»
D’autres horizons s’ouvrent aussi pour les machinistes engagés chez Velan. Avec l’expérience, ils peuvent accéder aux postes de technicien en recherche et développement, de technicien en amélioration des procédés et de planificateur de production. Bref, en choisissant un métier dans le secteur, les jeunes embrassent aussi une carrière stimulante!
Extrait du guide Les métiers de la formation professionnelle, à paraître aux Éditions Jobboom en octobre 2009.

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