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Formation professionnelle

Une véritable machine à emplois (suite)


Magazine Jobboom
Vol. 10 no. 8
septembre 2009

Les salaires sont plus élevés chez Velan, une entreprise spécialisée dans la fabrication de robinetterie et de valves industrielles. Les machinistes débutent à 20,77 $ l’heure, gagnent à 21,75 $ après une période de probation, puis voient leur salaire augmenter suivant la convention collective. «Ces emplois sont stables, indique Nancy Salloum, coordonnatrice des communications de la compagnie. Nous n’avons pas fait de mises à pied depuis des lustres.»

Une demande soutenue

Comme les jeunes boudent les programmes d’usinage, les entreprises s’arrachent les rares diplômés disponibles. Pas étonnant que leur taux de placement soit excellent. Par exemple, en 2008, au CFP Paul-Gérin-Lajoie, 95 % des diplômés en techniques d’usinage, en usinage sur MOCN et en matriçage ont trouvé de l’emploi. «Nous prévoyons les mêmes résultats pour 2009», précise Luc Pouliot.

«Quand une industrie bat de l’aile, les machinistes peuvent se tourner vers d’autres secteurs forts de l’économie. Leurs connaissances sont facilement transférables d’une industrie à une autre.»
– Jean-Pierre Ross, CFP L’Émergence

Même son de cloche à l’École des métiers de l’aérospatiale de Montréal, qui offre le DEP en techniques d’usinage et les ASP en usinage sur MOCN et en outillage. Près de 95 % des élèves inscrits dans ces programmes dénichent un stage, qui débouche généralement sur un emploi.

Le Groupe Meloche doit patienter plusieurs mois avant de pourvoir un seul poste de machiniste. «La situation est si difficile que nous offrons un boni de 400 $ à l’employé qui nous propose un bon candidat, expose Anne-Renée Meloche. Depuis deux ans, nous avons refusé une trentaine de contrats en raison d’un manque de machinistes.» L’entreprise qui emploie 50 machinistes espère en embaucher de 25 à 50 au cours des cinq prochaines années.

Un marché ouvert

L’entreprise Velan emploie de son côté près de 175 machinistes dans ses usines de Montréal et Granby. Nancy Salloum mentionne que l’entreprise prévoit en embaucher une cinquantaine d’autres au cours des cinq prochaines années. «Mais le recrutement ne sera pas facile, car nous sommes en concurrence avec un gros bassin d’entreprises.» Elle constate que les diplômés postulent davantage dans les entreprises bien en vue comme Bombardier Aéronautique. «En 2007, alors que tout le monde embauchait des machinistes, on ne recevait pas de CV.» L’entreprise se rend dans les écoles pour se présenter et elle offre des stages pour assurer la relève.

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On trouve des machinistes dans une multitude d’entreprises comme les ateliers d’usinage, les fabricants de machines-outils et d’éléments de charpente métallique de même que chez les fabricants de moteurs, de turbines et de matériel de transmission. Les diplômés de l’usinage travaillent aussi dans l’industrie de l’aérospatiale, les usines de transformation alimentaire, l’industrie chimique et pétrochimique, les usines de pâtes et papiers, les fabricants de véhicules routiers ainsi que dans le secteur de la fabrication électrique, électronique et métallurgique.

«Quand une industrie bat de l’aile, les machinistes peuvent se tourner vers d’autres secteurs forts de l’économie, souligne Jean-Pierre Ross. Leurs connaissances sont facilement transférables d’une industrie à une autre.»

Un boulot stimulant

«Nos jeunes machinistes sont fiers de fabriquer des pièces d’avions ou de radios pour des véhicules militaires, souligne Anne-Renée Meloche. De plus, ces derniers travaillent sur des machines à la fine pointe de la technologie, ce qui leur permet de faire un travail de précision gratifiant.» Et puis, un diplômé n’est pas confiné au travail de machiniste toute sa vie. Au sein du Groupe Meloche, les machinistes peuvent notamment devenir chefs d’équipe, contremaîtres, inspecteurs ou programmeurs.

D’autres horizons s’ouvrent aussi pour les machinistes engagés chez Velan. Avec l’expérience, ils peuvent accéder aux postes de technicien en recherche et développement, de technicien en amélioration des procédés et de planificateur de production. Bref, en choisissant un métier dans le secteur, les jeunes embrassent aussi une carrière stimulante!

Extrait du guide Les métiers de la formation professionnelle, à paraître aux Éditions Jobboom en octobre 2009.


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Québec

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Situation de l’emploi :
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