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Crise économique ou pas, la plupart des diplômés des programmes techniques au collégial se placent sans problème en 2009. Des spécialistes du placement craignent même des pénuries de travailleurs dans certains domaines, lors de la reprise.

Le sondage printanier des Éditions Jobboom auprès des cégeps de la province montre que les diplômés de Techniques de comptabilité et de gestion sont parmi les plus demandés. Au Cégep de Sainte-Foy, 112 offres ont été présentées aux 56 diplômés du mois de mai 2009.
D’autres régions du Québec recherchent également des titulaires de ce diplôme. Par exemple, au Cégep de Thetford, les 11 finissants du printemps dernier ont reçu 11 offres d’emploi.
Mélanie Gratton, responsable du placement étudiant au Collège de Rosemont, à Montréal, constate que les besoins de main-d’œuvre des employeurs sont difficiles à satisfaire puisqu’une partie des diplômés n’intègrent pas le marché de l’emploi à la fin de leur formation. Ils décident plutôt de poursuivre leurs études au baccalauréat en comptabilité.
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Selon les services de placement contactés, même si les nouveaux retraités de la fonction publique ne sont pas tous remplacés, les nombreux départs prévus dans ce secteur au cours des prochaines années devraient favoriser le placement des diplômés.
Le programme semble peu populaire auprès des jeunes, qui ne sont pas nombreux à s’y inscrire. Au Collège Ellis, à Trois-Rivières, seulement 16 personnes ont obtenu leur diplôme au printemps 2009. Selon Marie-Josée Michaud, responsable du placement au collège, la fausse perception qu’ont les jeunes des tâches du technicien en bureautique, comme seulement faire des photocopies ou apporter des cafés, explique peut-être ce phénomène. Pourtant, «les diplômés sont recherchés», dit-elle.
Malgré le peu d’inscriptions, la forte demande de main-d’œuvre formée en bureautique pousse les cégeps à continuer d’offrir le programme. «En Mauricie, le Collège Ellis est le seul établissement à le faire. Si on cesse, les employeurs ne pourront plus recruter de main-d’œuvre dans la région», dit Marie-Josée Michaud.