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Retour à l'équilibre

La crise économique a fait chuter de 10 à 30 % le nombre d’offres d’emploi destinées aux diplômés de certains programmes universitaires. Une baisse qui ne paraît pas beaucoup, puisque les offres étaient souvent trop nombreuses au cours des années passées!

par Charles Messier


Magazine Jobboom
Vol. 10 no. 8
septembre 2009


Quels diplômés sont les plus convoités par les employeurs en 2009? Pour le savoir, l’équipe des Éditions Jobboom a sondé, comme chaque printemps, les services de placement de toutes les universités du Québec, ainsi que de celles de Moncton et d’Ottawa. Parmi les diplômés le plus souvent nommés, notons ceux des baccalauréats en informatique, en génie informatique, en génie logiciel et en génie des technologies de l’information. «Nous n’avons pas assez de diplômés pour répondre à la demande. Comme l’informatique est un secteur de technologie de pointe, et qu’aujourd’hui tout passe par là, la demande sera encore grandissante dans les prochaines années», observe le responsable du Service d’aide à l’emploi de l’Université du Québec à Trois- Rivières (UQTR), Yan Martel. D’ailleurs, à l’UQTR, les 9 diplômés du bacca­lauréat en informatique ont pu choisir parmi 51 offres d’emploi.

La crise financière a tout de même eu un impact sur l’emploi en technologies de l’information et des communications, puisque plusieurs universités ont cons­taté une diminution de la demande de diplômés dans ce secteur. L’Université d’Ottawa, par exemple, a reçu cette année environ six offres pour chacun de ses bacheliers du printemps 2009 en informatique et en génie logiciel. En 2008, la demande s’élevait plutôt à une quinzaine d’offres par étudiant. Comme quoi la baisse, bien qu’importante, est loin d’anéantir les perspectives d’emploi des finissants.

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Retour à l’école

Les diplômés en enseignement au primaire et au secondaire n’ont eu aucun mal à se placer en 2009. «Les commissions scolaires sont constamment à la recherche d’enseignants», affirme Serge Gagné, responsable du secteur placement de l’Université de Sherbrooke. D’ailleurs, au printemps 2009, les 158 diplômés en enseignement pré­scolaire et primaire de cet établissement n’ont pu répondre aux 359 offres à temps partiel et à temps complet reçues. Serge Gagné croit que les départs à la retraite, les congés de maternité et de maladie expliquent cette forte demande de diplômés. Il faut toutefois noter que la demande actuelle risque tout de même de diminuer au cours des prochaines années, puisque l’effectif du préscolaire, du primaire et du secondaire aura diminué de 20 % à la fin de la période 2000-2015.

Le manque d’enseignants se fait particulièrement sentir au secondaire, dans des spécialités comme les mathématiques, les sciences et technologies, notamment l’informatique, selon le directeur adjoint des services professionnels de l’Université Laval, André Raymond. «Cette pénurie peut se justifier par le fait que les baccalauréats en enseignement des mathématiques et en enseignement des sciences et des technologies sont plus exigeants que les autres baccalauréats en enseignement», André M. Raymond.

À l’Université du Québec à Chicoutimi, où les étudiants en éducation font de l’aide aux devoirs auprès d’élèves du secondaire, c’est pour les travaux de sciences que les jeunes réclament le plus souvent du soutien. Selon Michel Bergeron, les difficultés que les élèves éprouvent au secondaire les poussent peut-être moins à choisir une carrière d’enseignant dans ce domaine.

La crise financière pousse les entreprises à traquer le gaspillage et à resserrer les cordons de la bourse. Pour y arriver, elles font appel aux comptables, qui sont bien outillés pour donner des conseils dans le domaine.

Des emplois géniaux!

La demande de diplômés en ingénierie est encore très forte cette année. C’est particulièrement vrai pour ceux issus du programme de génie civil. Le bon placement des diplômés de cette discipline «devrait se maintenir à long terme à cause des retards en matière de renouvellement des infrastructures au Québec», dit le coordonnateur du service de placement de l’Université Concordia, André Gagnon.

À l’École de technologie supérieure (ÉTS), le placement des diplômés de plusieurs disciplines du génie semble excellent. En génie de la construction, par exemple, des 50 diplômés du printemps 2009, 40 avaient déjà une promesse d’embauche avant la fin de leur formation. Les 10 autres finissants ont pu choisir parmi 82 offres d’emploi. En génie logiciel, 28 des 47 diplômés d’avril 2009 ont rapidement trouvé du travail. Les 19 diplômés qui n’avaient pas encore de boulot en mai ont pu se partager 84 offres. Le nombre d’offres reçues en génie électrique, mécanique et en génie de la production automatisée dépassait également le nombre de diplômés de ces programmes.


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Résultats



Québec

38,5 %


Situation de l'emploi :
Défavorable

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