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Faire des choix qui auront un impact sur notre vie professionnelle lorsqu’on est encore à l’école représente un beau défi. Pour guider les jeunes et leurs parents, des spécialistes répondent à trois questions fréquentes sur l’orientation scolaire.

Q › Que choisit-on en premier : une formation ou un métier?
R › Il arrive que des jeunes optent pour un programme qui leur semble attirant, mais sans se préoccuper des carrières qui y sont rattachées. Ils font fausse route. «Ils risquent d’étudier dans un domaine qui leur plaît, mais qui mène à un métier qui ne les intéresse pas», avertit Martine Lemonde, directrice des services professionnels chez Brisson Legris Révélateurs de potentiels. Ils peuvent aussi perdre leur motivation à suivre une formation sans savoir exactement à quelle carrière elle conduit.
«Il faut d’abord trouver un métier, explorer les rôles, les tâches et les milieux de travail qui y sont liés. Ce processus doit se faire en fonction de qui on est, de ce que l’on aime, de ce qui nous motive», indique Martine Lemonde. «Quand on part en voyage, on choisit d’abord sa destination avant de déterminer le moyen de transport à utiliser», illustre Marie-Claude Lévesque, conseillère d’orientation à l’école secondaire l’Académie les Estacades, à Trois-Rivières. La conseillère est d’accord pour dire qu’il faut d’abord choisir son métier avant d’opter pour une formation.
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Q › Si plusieurs écoles offrent le même programme, comment choisir où s’inscrire?
R › Martine Lemonde souligne que plusieurs se fondent sur le seul critère de la réputation de l’école. Or, même si cet élément entre en ligne de compte, ce n’est pas le plus important. «Il faut surtout s’assurer que l’établissement répond à nos besoins : aime-t-on l’ambiance et l’environnement? Devra-t-on déménager parce que l’école est située loin de chez nous? Les locaux et le matériel offerts sont-ils adéquats? Va-t-on y retrouver des amis?» Elle suggère de visiter les établissements qui nous intéressent, lors des journées portes ouvertes. On peut aussi s’informer auprès de connaissances qui y ont étudié, pour s’en faire une idée.
Selon les dernières statistiques de La Relance au secondaire en formation professionnelle du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, le salaire moyen des diplômés d’une attestation de spécialisation professionnelle (ASP) est légèrement supérieur à celui des titulaires du diplôme d’études professionnelles (DEP). Les particularités des programmes offerts sont aussi à considérer. Par exemple, certains établissements professionnels et techniques donnent la possibilité de suivre une formation en alternance travail-études, c’est-à-dire qui combine des stages en milieu de travail avec les cours théoriques. «Cette formule permet de se doter d’une expérience de travail recherchée par bien des employeurs», précise Marie-Claude Lévesque.