Un thanatologue ne fait qu’embaumer des corps.
Dans les sociétés multiculturelles d’aujourd’hui, le thanatologue doit aussi proposer des rituels funéraires alternatifs. «Même en Abitibi, on retrouve des bouddhistes qui veulent célébrer la mort d’un défunt selon leurs traditions. Donc, un thanatologue moderne connaît les différentes symboliques mortuaires et peut offrir des funérailles signifiantes en toutes circonstances», soutient David Émond, responsable de la coordination départementale au Collège de Rosemont.
C’est un métier d’hommes.
«Aujourd’hui, 80 % de nos étudiants sont des filles», affirme M. Émond. D’ailleurs, dans le métier, les femmes manifesteraient plus spontanément de l’empathie, ce qui améliorait la qualité des services rendus aux endeuillés.
Ils sont tous riches!
«Un thanatologue salarié gagne entre 15 et 20 $ de l’heure. Les propriétaires de salon, eux, peuvent faire beaucoup d’argent, mais les professionnels ne sont pas nécessairement tous propriétaires de leur entreprise», nuance-t-il.
Un thanatologue est nécessairement déprimé.
Dans l’imagerie populaire, un embaumeur est un vieux monsieur au dos vouté qui vit en ermite. «Nous sommes toujours en contact avec des gens qui vivent une épreuve traumatisante. Cependant, nous demeurons tout de même très optimistes. L’humour nous procure un meilleur équilibre émotif», conclut M. Émond.