Formation de base

Prêt à quitter le nid familial?

Quitter sa famille pour aller étudier constitue une expérience enrichissante. Mais attention! L’éloignement ne convient pas à tous les étudiants. Il faut bien peser le pour et le contre avant de faire ses valises.

par Marthe Martel




Lorsque Charles Gagné a quitté la Gaspésie en août 2008 pour aller étudier en sciences humaines au Cégep Limoilou, à Québec, il était motivé par le désir d’effectuer des études supérieures, possiblement en journalisme. Il voulait également rejoindre sa sœur aînée et voler de ses propres ailes. «Pendant la première session, j’ai beaucoup fait le party», mentionne Charles. Cela lui a valu un échec dans sa matière préférée, Introduction à la vie politique. «J’avais oublié mes priorités», dit-il. Heureusement, par la suite, il s’est davantage concentré sur ses études.

Que puis-je y gagner ou y perdre?

Connaître une nouvelle culture, vivre une expérience à l’étranger, s’affranchir de ses parents, apprendre une langue seconde… les avantages à étudier à l’extérieur de sa région ou de son pays sont multiples.

Si un jeune part seulement parce que ses parents veulent qu’il apprenne l’anglais… l’expérience pourrait être compromise.

Par contre, il y a aussi des inconvénients : s’éloigner de ses amis, quitter son confort, s’endetter… Selon Diane Bastien, conseillère d’orientation chez Brisson Legris, révélateurs de potentiels, les études à l’extérieur comportent deux principaux écueils : une soudaine liberté qui, comme Charles l’a expérimentée, peut être ardue à gérer, et une difficulté d’adaptation. «Ce que j’ai trouvé le plus dur, les premiers temps, c’est de ne plus avoir de réseau social», confie le cégépien. Il lui a aussi été difficile de travailler tout en étudiant, pour subvenir à ses besoins.

Pour prendre la bonne décision et surmonter les embûches, il faut bien évaluer la situation et préparer son départ.

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Pourquoi je veux partir?

Déterminer ses objectifs est primordial pour la personne qui entrevoit des études loin de sa famille, indique Diane Bastien. L’étudiant doit aussi vérifier si son projet lui permettra d’atteindre les buts fixés. Ainsi, s’il souhaite entrer sur le marché du travail le plus tôt possible, il écartera un stage en pays étranger si, au final, cela le retarde.

L’étudiant doit aussi analyser ses motivations pour s’assurer qu’il part suivant sa propre volonté. Par exemple, un jeune peut décider d’aller étudier en Angleterre parce qu’il s’intéresse de façon marquée à ce pays et sa culture. Par contre, s’il part seulement parce que ses parents veulent qu’il apprenne l’anglais… l’expérience pourrait être compromise par manque de motivation.

Est-ce que j’en ai les moyens?

L’étudiant doit ensuite valider la faisabilité de son projet. Sur le plan scolaire, il vérifie s’il a les préalables exigés pour s’inscrire au programme qui l’intéresse, si son di­plôme obtenu à l’étranger sera reconnu ici, s’il devra effectuer les travaux scolaires dans une autre langue, etc.

Il doit aussi établir le coût de son projet sans rien négliger (frais de déménagement, transport, droits de scolarité, loyer, nourriture…), et calculer s’il aura les ressources nécessaires (prêts et bourses, revenus de travail, contribution des parents, économies) pour se payer l’aventure. Le coût des loyers est souvent plus élevé à Québec et à Montréal qu’en région. Il faut se renseigner sur le prix des logements dans la ville ou le pays qui nous intéresse pour établir un budget réaliste. «Les finances, c’est le facteur réalité. Quand ça accroche sur ce plan, il vaut mieux choisir un autre projet», dit Bernard Lachance, conseiller d’orientation dans un cabinet privé de Québec.


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Résultats



Québec

38,5 %


Situation de l'emploi :
Défavorable

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