Trouver un article
Votre ado dormirait avec son archet ou passerait sa vie entière dans un dojo… Une concentration en sport ou en art, l’option idéale pour lui?

Avant d’inscrire votre jeune à un programme du genre, une réflexion s’impose, avertit Chantal Longpré, présidente de la Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement. «Il faut avant tout vous demander si votre enfant sera capable de suivre le rythme des cours accélérés ou enrichis et, surtout, s’il a envie de consacrer de longues heures à sa discipline.»
En effet, ces programmes chargés peuvent motiver certains jeunes… et en décourager d’autres. N’y inscrivez pas votre jeune seulement parce que vous croyez que cela l’aidera à réussir dans la vie, conseille Érick Beaulieu, conseiller d’orientation en cabinet privé et à l’Université de Montréal. Pas question non plus de mettre tous vos enfants dans le même programme, juste pour qu’ils soient ensemble. «Il faut que le goût de s’investir vienne du jeune et non des parents, puisque c’est lui qui devra mettre les efforts pour tout concilier», dit Chantal Longpré.
| Pub. |
Avoir de la facilité à l’école est un atout pour réussir, puisque la barre est haute. Par exemple, dans plusieurs programmes de Sport-études, les cours sont concentrés le matin. «Les élèves doivent se libérer trois heures par jour pour s’entraîner. Ils doivent donc être extrêmement bien organisés pour arriver à concilier la pratique de leur sport et leurs études», soutient Denis Lessard, directeur des services pédagogiques au Séminaire Saint-François, à Québec. Être performant sur les bancs de l’école comme dans sa discipline, travailler rapidement, être automne et mûr constituent aussi des atouts pour réussir en Sport-études comme dans toute autre concentration.
Pour vous aider à choisir le bon programme pour votre enfant, la plupart des écoles offrent des séances d’information sur les concentrations ainsi que sur les exigences, les coûts, les critères d’admission, etc., qui s’y rattachent. Une étape importante pour éviter les déceptions. «Le bénévolat fait partie intégrante du programme international. Si un jeune déteste cela, il est mieux de chercher une concentration qui lui conviendra davantage», soutient Sylvie Durocher, responsable du programme de l’éducation internationale et des élèves de quatrième et cinquième secondaire à l’école Joseph-François-Perrault, à Montréal.