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Formation continue

Les petites vites (suite)


Magazine Jobboom
Vol. 7 no. 6
juin-juillet 2006


TÉMOIGNAGES

Nicole Rainville
Diplômée du Centre de formation professionnelle en électrolyse et esthétique
REVIREMENT RAPIDE

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Quand elle a atteint la cinquantaine, Nicole Rainville a décidé de fermer sa garderie à domicile après 23 ans de services. Mais, confrontée au départ de son conjoint peu après, elle a dû se réorienter rapidement afin de trouver du travail. «C’est là que j’ai décidé de poursuivre un vieux rêve : étudier l’esthétique», dit la Montérégienne, qui a inauguré sa clinique de soins personnels ce printemps.

Pour y parvenir, elle a déboursé 3 000 $ pour suivre un programme de près de 500 heures en électrolyse au Centre de formation professionnelle d’électrolyse et d’esthétique, à Longueuil; puis, environ 6 000 $ pour 500 heures en formations connexes, au Centre et ailleurs, sur la pose d’ongles et l’épilation au laser, entre autres. Un diplôme d’études professionnelles (DEP) de 1 350 heures dans un établissement public aurait coûté moins cher, concède-t-elle. «Mais les cours auraient duré plus longtemps, et j’aurais reçu moins d’encadrement parce qu’il y aurait eu au moins 10 ou 12 élèves par groupe. Au Centre, on n’est jamais plus que cinq dans une classe.» Et la qualité de l’enseignement qu’on y donne est indubitable, selon Nicole. «En électrolyse, j’ai eu accès à autant de théorie que de pratique. C’était très complet, surtout en ce qui concerne l’hygiène.» Le seul inconvénient? «Les cours sont intensifs et sont conçus pour des personnes qui apprennent vite!» prévient la toute nouvelle propriétaire de salon.

C’est l’Association des électrolystes du Québec qui lui a recommandé le Centre. Et elle a consulté une professionnelle du domaine avant d’étudier la pose d’ongles à l’école Star Bédard de Drummondville. «C’est important de bien se renseigner avant de choisir», conclut Nicole.


Guillaume Clément
Diplômé en gestion de réseau du Collège Multihexa
COUP SÛR

Guillaume Clément adore l’informatique. Et il a toujours su qu’il voulait se lancer en affaires. À la fin des années 1990, après l’obtention d’un diplôme d’études collégiales (DEC) en sciences administratives, il pense donc s’inscrire à un baccalauréat en informatique. Lui qui créait déjà des sites lors des premiers balbutiements d’Internet voulait approfondir ses connaissances en gestion et sécurité des réseaux. «Mais à l’université, on enseignait plutôt le génie informatique, qui porte davantage sur la programmation et les mathématiques de haut niveau», dit le jeune homme. À l’époque, ce travailleur qui a aujourd’hui 28 ans paie donc 15 000 $ pour une formation d’un an sur la gestion de réseau au Collège Multihexa, dans la région de Québec.

Pourquoi ne pas avoir choisi un deuxième DEC, en informatique cette fois? «La formation à Multihexa était moins longue, les cours me semblaient plus pertinents qu’au cégep, et j’aimais le fait que le collège soit bien connu dans la région et soit spécialisé en informatique, répond Guillaume. Par contre, il faut être sûr de son choix : une année au cégep coûte pas mal moins cher si l’on se rend compte au bout d’un an qu’on n’est pas dans notre domaine!» Et pour tirer le maximum de ces cours intensifs, on doit se donner à fond. «Il faut lire sur le sujet et s’exercer chez soi en créant des réseaux», souligne le jeune entrepreneur.

Guillaume ne regrette pas son investissement. «Multihexa a consolidé mes connaissances et a propulsé ma carrière», résume-t-il. Après avoir enseigné à… Multihexa, l’informaticien a travaillé quelques années en gestion de réseaux avant de lancer sa propre entreprise l’automne dernier.


Jason John Leeming
Diplômé en pratique de massage suédois cinétique de l’Institut Kiné-Concept
TOUCHER AU BUT

L’année dernière, Jason John Leeming a décidé d’investir 3 600 $ dans une formation de 400 heures à l’Institut Kiné-Concept pour devenir massopraticien. Il ne regrette pas son choix, mais est loin d’avoir agi sur un coup de tête!

D’abord, c’est un massothérapeute qui lui a suggéré cette école. «J’ai aussi demandé à un deuxième établissement d’enseignement de m’envoyer de la documentation, que j’ai regardée, mais je me sentais moins attiré par son approche, un peu ésotérique : je préférais celle de Kiné-Concept, plus concrète», dit Jason John. Il aimait bien le fait, aussi, que l’école ait été le fournisseur officiel de services de massothérapie lors des XIe Championnats du monde de la Fédération internationale de natation, en 2005, à Montréal. Mais c’est sa visite à Kiné-Concept qui l’a réellement convaincu. «J’y ai passé deux heures, et une conseillère a bien répondu à toutes mes questions.»

Il voit ces techniques de massage comme une corde de plus à son arc professionnel. «Je suis déjà professeur d’arts martiaux, mais je ne pourrais pas faire ça toute ma vie parce que c’est très exigeant physiquement», dit le jeune homme qui est aussi… entraîneur en musculation.

Il cherchait une formation en lien avec ses champs d’intérêt. Un baccalauréat en kinésiologie le tentait, mais la durée – trois ans – et les horaires peu flexibles l’ont découragé. À l’Institut Kiné-Concept, au contraire, les cours se donnent une fin de semaine sur deux ou quelques soirs par semaine. Idéal pour quelqu’un qui a déjà deux emplois!

(A. P.-L.)


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