Certains parcours attirent plus les foules que d’autres. Ainsi, à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), le cours sur la communication avec les médias en période de crise ou celui sur la communication et la promotion de la santé sont particulièrement populaires.
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Au Cégep Limoilou, à Québec, ce sont plutôt les formations sur le leadership efficace ou le logiciel AutoCAD qui font salle comble. Au Collège Ahuntsic, les attestations d’études collégiales (AEC) en construction et rénovation de bâtiments et en techniques juridiques remportent la palme. Au Cégep@distance, les techniques d’éducation à l’enfance font fureur, tandis que 60 % des élèves de la Téluq font des sciences de la gestion.
En formation continue, les cours ne sont pas toujours de type magistral. «Mes cours intègrent des lectures, des réflexions personnelles et énormément de travaux d’équipe», explique Caroline Miljours, chargée de cours à l’Université Laval. Celui qu’elle donne en gestion et développement des organisations mène à l’obtention d’un diplôme dans un microprogramme, un diplôme d’études supérieures spécialisées ou une maîtrise.
«Sauf pour certains métiers comme mécanicien d’ascenseur, les cours en construction sont surtout pratiques. On y apprend notamment à interpréter un plan, à poser des carreaux de céramique ou à assembler des pièces en matière composite», dit André Martin, porte-parole de la Commission de la construction du Québec.
Les AEC offertes dans le réseau collégial comprennent aussi des ateliers pratiques : ainsi, les élèves y dessinent un patron, conçoivent un site Internet ou encore, bâtissent le plancher et la charpente d’une pièce grandeur nature.
Le temps requis pour terminer une formation continue dépend de la complexité des cours et… de la persévérance de l’élève! Certaines formations de l’UQAM, par exemple, ne durent que quelques jours. C’est le cas des programmes sur le coaching ou l’intelligence émotionnelle. À l’inverse, venir à bout d’un baccalauréat exige plusieurs années. Et une AEC? «Un élève peut prendre de deux à huit ans pour la finir : tout dépend s’il prend un ou quatre cours par session», explique Roch Lalonde, conseiller pédagogique à la formation continue au Collège Ahuntsic.
Cependant, «on sent chez la plupart des élèves une urgence de terminer», note Marie-Christine Tremblay, directrice des études au Collège LaSalle. Au Cégep@distance, par exemple, «les élèves ont neuf mois pour faire chaque cours de leur programme. Or, ils mettent en moyenne cinq mois et demi pour y parvenir», dit Suzane Cormier, responsable des programmes et chef d’équipe.
En plus des heures passées en classe, il faut évidemment travailler à la maison : environ 30 minutes pour chaque heure de cours au collégial et 2 heures pour chacune passée à l’université! Heureusement qu’au bout, il y a la certitude d’être plus efficace dans son travail…