En franchissant pour la première fois les portes de l’auberge Le Baluchon située à Saint-Paulin, en Mauricie, Éric Janvier n’aurait jamais cru devenir un jour chef cuisinier. «À cette époque, je voulais étudier en électronique», se souvient-il. Embauché initialement comme plongeur, il a goûté rapidement au métier en remplaçant l’aide-cuisinier. C’est là que le déclic s’est fait. «Mon patron m’a encouragé à obtenir un diplôme d’études professionnelles en cuisine d’établissement et m’a offert un poste à la fin de mes études.» Employé de l’auberge depuis 15 ans, Éric ne regrette pas d’avoir mis les bouchées doubles pendant plusieurs mois, conciliant travail et études. «Aujourd’hui, mes compétences sont transférables partout», se réjouit-il.
Passeport pour l’emploi
Pour Hortence Mogué, la formation continue a été un véritable passeport vers le marché du travail québécois. Cette Camerounaise a œuvré comme infirmière pendant neuf ans sur le continent africain. Inscrite au programme d’intégration à la profession infirmière au Québec du Cégep du Vieux-Montréal, elle a pu se familiariser avec le système de santé québécois. Ces études intensives lui ont permis de réussir cette année ses examens de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec. «Dès le lendemain, j’ai commencé à travailler à l’hôpital Jean-Talon, à deux pas de chez moi!» rapporte-t-elle.
Changer de voie
La formation continue peut également ouvrir de nouveaux horizons. Ce fut le cas pour Claudia Darveau, ex-employée d’une usine de textile. «Avec la concurrence de plus en plus grande des pays émergents, je ne voyais pas d’avenir dans ce secteur», explique-t-elle. Une conseillère du Centre local d’emploi lui a suggéré de se tourner vers le milieu financier, domaine où la demande est forte dans sa région. Dès qu’elle s’est inscrite à l’AEC en comptabilité offerte par Cégep@distance, elle a décroché un boulot à la Caisse Desjardins près de chez elle, à Asbestos. Même s’il lui reste encore deux cours à terminer pour obtenir son diplôme, Claudia songe déjà à poursuivre ses études au certificat en planification financière offert par Téluq. «D’ici quelques années, la Caisse où je travaille n’aura plus qu’une seule conseillère en finances personnelles à cause des départs à la retraite, précise-t-elle. Mon employeur a besoin de relève!»