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Placement des diplômés

De la place pour tous (suite)


Magazine Jobboom
Vol. 7 no. 9 octobre 2006


Agriculture : besoin de bras

Mécanique agricole, production porcine et production laitière sont également des domaines où les candidats sont très recherchés. «Tous nos élèves sont placés, se félicite Claude Cadieux, directeur du Centre de formation agricole de Mirabel, dans les Laurentides. Les agriculteurs ont besoin de main-d’œuvre extérieure parce qu’ils ont moins d’enfants pour prendre la relève, alors que les fermes sont plus grosses qu’avant. En outre, à l’heure de la mondialisation, ils veulent des employés bien formés pour que leur entreprise soit plus rentable et performante.» Sans compter que les aliments biologiques et les produits du terroir sont promis à une forte croissance.

Les jeunes, néanmoins, s’intéressent peu à ces carrières. «Ils voient encore les fermiers avec une fourche à la main et les deux pieds dans le fumier, alors qu’ils utilisent maintenant le GPS pour cartographier leurs champs et des robots pour traire leurs vaches! C’est vrai que les salaires ne sont pas très bons, ajoute le directeur, mais les employeurs s’ajustent peu à peu et développent une politique de ressources humaines.»

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Du côté de la boucherie de détail et de la cuisine d’établissement, le CFP Jonquière n’arrive pas à répondre à la demande. «L’agrotourisme se développe et les consommateurs prennent un virage santé dans leur alimentation; ils veulent savoir ce qu’ils mangent», explique Martin Bédard. La situation est la même au Bureau d’emploi en formation professionnelle de la Mauricie. Au CFP L’Envolée de Montmagny, on compte davantage de postes offerts que de sortants dans ces formations, ainsi qu’en service de la restauration. «De plus en plus de consommateurs souhaitent être conseillés lorsqu’ils achètent de la viande, ce qui entraîne une hausse dans l’embauche des bouchers», explique Johanne Simard, responsable du service de placement de l’établissement de la région Chaudière-Appalaches.

Feu vert en foresterie

Il y a également de belles possibilités d’emploi en foresterie, malgré la nouvelle réglementation provinciale restreignant les droits de coupe. «Cette gestion plus écologique créera au cours des prochaines années une centaine d’emplois en aménagement de la forêt et en travail sylvicole dans le Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie et sur la Côte-Nord», affirme Martine Carrée. Le Centre de formation et d’extension en foresterie de l’Est-du-Québec, à Causapscal, place d’ailleurs 100 % de ses élèves en aménagement de la forêt. «Ce n’est pas parce que des usines de pâtes et papiers ferment leurs portes, comme à New Richmond ou à Chandler, qu’il n’y a plus de travail en forêt!» explique Jean-Yves Lachance, conseiller pédagogique au Centre. Le Bas-Saint-Laurent est aussi à la recherche de spécialistes en classement des bois débités.

Du côté du CFP Vallée de la Gatineau, en Outaouais, le placement des diplômés en réparation d’armes à feu a presque doublé au cours des dernières années, passant de 35 %-40 % à 50 %-60 %. «Les grandes chaînes de sport engagent des armuriers afin de donner un meilleur service à leur clientèle. Le besoin a toujours existé, mais cette formation unique au Québec était peu connue», explique le directeur du CFP, Jean-Paul Gélinas.

On les veut!

Les hôpitaux et autres centres d’hébergement manquent toujours de main-d’œuvre. Au Centre de formation C.-E.-Pouliot, à Gaspé, au CFP l’Envol, à Carleton, au Centre Bernard-Gariépy et au Centre régional intégré de formation, tous les diplômés ou presque en assistance aux bénéficiaires en établissement de santé, ou en santé, assistance et soins infirmiers ont trouvé un emploi.

Des Cantons-de-l’Est à la région de Québec, on manque aussi de secrétaires. Au CFP Saint-Exupéry, à Sainte-Foy, «on avait trois offres d’emploi pour chaque diplômé en secrétariat juridique. Des employeurs de l’Outaouais étaient même prêts à leur faire visiter la région et à payer leur déménagement!» dit Lyne Michaud, conseillère en emploi. La raison de cette effervescence? Les entreprises planifieraient mieux leurs besoins de main-d’œuvre. «Plutôt que d’attendre que la personne parte à la retraite pour engager quelqu’un, l’employeur nous appelle tout de suite pour que le nouveau ait le temps d’apprivoiser le poste», explique la conseillère.

Au Centre administration, commerce et secrétariat de Gatineau, 95 % des diplômés en secrétariat trouvent un emploi. «Le recensement de Statistique Canada a permis de créer des postes. C’est aussi plus facile de se placer dans les ministères fédéraux depuis la simplification des procédures d’embauche en janvier», dit Carmen Fex, enseignante et responsable du service de placement.


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