
Les jeunes, néanmoins, s’intéressent peu à ces carrières. «Ils voient encore les fermiers avec une fourche à la main et les deux pieds dans le fumier, alors qu’ils utilisent maintenant le GPS pour cartographier leurs champs et des robots pour traire leurs vaches! C’est vrai que les salaires ne sont pas très bons, ajoute le directeur, mais les employeurs s’ajustent peu à peu et développent une politique de ressources humaines.»
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Du côté de la boucherie de détail et de la cuisine d’établissement, le CFP Jonquière n’arrive pas à répondre à la demande. «L’agrotourisme se développe et les consommateurs prennent un virage santé dans leur alimentation; ils veulent savoir ce qu’ils mangent», explique Martin Bédard. La situation est la même au Bureau d’emploi en formation professionnelle de la Mauricie. Au CFP L’Envolée de Montmagny, on compte davantage de postes offerts que de sortants dans ces formations, ainsi qu’en service de la restauration. «De plus en plus de consommateurs souhaitent être conseillés lorsqu’ils achètent de la viande, ce qui entraîne une hausse dans l’embauche des bouchers», explique Johanne Simard, responsable du service de placement de l’établissement de la région Chaudière-Appalaches.
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Du côté du CFP Vallée de la Gatineau, en Outaouais, le placement des diplômés en réparation d’armes à feu a presque doublé au cours des dernières années, passant de 35 %-40 % à 50 %-60 %. «Les grandes chaînes de sport engagent des armuriers afin de donner un meilleur service à leur clientèle. Le besoin a toujours existé, mais cette formation unique au Québec était peu connue», explique le directeur du CFP, Jean-Paul Gélinas.
Des Cantons-de-l’Est à la région de Québec, on manque aussi de secrétaires. Au CFP Saint-Exupéry, à Sainte-Foy, «on avait trois offres d’emploi pour chaque diplômé en secrétariat juridique. Des employeurs de l’Outaouais étaient même prêts à leur faire visiter la région et à payer leur déménagement!» dit Lyne Michaud, conseillère en emploi. La raison de cette effervescence? Les entreprises planifieraient mieux leurs besoins de main-d’œuvre. «Plutôt que d’attendre que la personne parte à la retraite pour engager quelqu’un, l’employeur nous appelle tout de suite pour que le nouveau ait le temps d’apprivoiser le poste», explique la conseillère.
Au Centre administration, commerce et secrétariat de Gatineau, 95 % des diplômés en secrétariat trouvent un emploi. «Le recensement de Statistique Canada a permis de créer des postes. C’est aussi plus facile de se placer dans les ministères fédéraux depuis la simplification des procédures d’embauche en janvier», dit Carmen Fex, enseignante et responsable du service de placement.