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Placement des diplômés

À la pelletée! (suite)


Magazine Jobboom
Vol. 7 no. 9 octobre 2006


Victimes de préjugés

D’autres programmes ont du mal à séduire les élèves parce que le secteur auquel ils se rapportent a eu mauvaise presse au cours des dernières années. C’est le cas notamment de l’ébénisterie. «On pense que toute la production de meubles est partie en Chine, dit Lise Geoffroy. C’est vrai pour le bas de gamme fabriqué en série, mais pour les meubles de qualité, on ne chôme pas! Jusqu’à présent, j’ai reçu 177 offres d’emploi provenant de partout au Québec, soit 3 fois plus que de diplômés…»

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Au Cégep de Chicoutimi, le programme de technologie forestière a été écorché par le rapport Coulombe et le documentaire L’erreur boréale, de Richard Desjardins. Les inscriptions ont chuté de moitié. «La population pense qu’il n’y a plus de travail dans le domaine forestier en raison de la surexploitation, explique Johnny Gauthier. Pourtant, on a besoin de techniciens pour réaménager, reboiser et protéger le territoire.»

Le programme de technologie minérale peine également à recruter des employés à cause des fermetures de mines dans le passé. «Les jeunes ont peut-être eu des pères qui ont perdu leur travail. Cette perspective les effraie. Il est vrai que ce domaine est cyclique, mais en ce moment, l’exploration est en effervescence et c’est très payant», affirme Valérie Bernier, du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue. Quant à l’avenir, la conseillère au service de placement et des stages ne s’inquiète pas outre mesure : «Je crois qu’au cours des 10 prochaines années, les emplois vont arriver sur un plateau d’argent pour les diplômés.»


La formation collégiale en chiffres

Le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport du Québec (MELS) vérifie chaque année la situation professionnelle de personnes ayant terminé un DEC l’année précédente. La version 2005 de La relance au collégial en formation technique présente la situation en mars 2005 des diplômés de l’année scolaire 2003-2004. Il s’agit des données les plus récentes publiées par le MELS. Elles constituent le complément le plus exhaustif à notre enquête maison, menée en juin 2006.

Bonne nouvelle pour les titulaires d’un DEC de la formation technique qui travaillent à temps plein : leur salaire moyen grimpe constamment. De 2000 à 2005, il est passé de 496 $ à 556 $ par semaine. L’écart entre la rémunération des hommes et des femmes a aussi baissé à 8,3 % en 2005, comparativement à 18,6 % en 2000.

Les diplômés qui travaillent à temps plein disent occuper un emploi relié à leur formation dans une proportion de 82,2 %.

Chez les diplômés en emploi, 85 % affirment occuper un poste à temps plein, soit au-delà de 30 heures par semaine.

Le taux de chômage des titulaires d’un DEC de la formation technique était de 5,5 % en 2005. Stable, ce taux varie entre 5,4 % et 6,0 % depuis 2000. C’est nettement en dessous du taux de chômage observé en mars 2005 pour l’ensemble de la population active québécoise (8,8 %).

La proportion des personnes qui poursuivent des études après l’obtention d’un DEC de la formation technique est passée de 19,6 % à 27,9 % depuis l’an 2000.

Parmi les diplômés interrogés en 2005, 33,7 % étaient des hommes et 24,3 % étaient des femmes. (M.-H. P.)

Source : La relance au collégial en formation technique. Le placement au 31 mars 2005 des personnes diplômées en 2003-2004. Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, 2005. Pour consulter l’enquête : www.mels.gouv.qc.ca/Relance/Collegial/RelCol05/FaitsSaillants_Col2005.pdf.


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