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Placement des diplômés
Placement des diplômés universitaires

Si la tendance se maintient…

L’année 2006 est un bon cru pour les diplômés universitaires. Par rapport à 2005, le nombre d’offres d’emploi est resté stable ou a augmenté. Les bons filons sont nombreux, de la santé à la comptabilité en passant par le génie et certaines spécialisations de l’enseignement.

par Stéphanie Lalut


Magazine Jobboom
Vol. 7 no. 9 octobre 2006


«C’est une excellente année pour les offres d’emploi!» s’exclame Pierre Francq, directeur du service de placement et de gestion de carrière à HEC Montréal. Si la majorité des universités partagent ce sentiment optimiste, la plupart s’accordent toutefois à dire qu’il y a peu de changements par rapport à l’an dernier. Cette année encore, les domaines du génie et de la comptabilité sortent grands gagnants.

Simplement génial

Les diplômés en génie, quelle que soit leur spécialité, ont la cote! «Ils sont très populaires, et on a peu de sortants par rapport à la demande», confirme Anne Beaulieu, conseillère à la vie étudiante et au placement étudiant à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. Régis Beaulieu, du service aux étudiants de l’Université du Québec à Rimouski, abonde dans ce sens.

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À l’École Polytechnique, la directrice du service de placement, Maryse Deschênes, précise qu’en 2005 le taux de placement des sortants en génie, toutes disciplines confondues, était de 93 %, et on s’attend à des taux similaires pour 2006. Cette tendance favorable est aussi soulignée par Rachel Lemelin, conseillère en information professionnelle à l’Université du Québec à Trois-Rivières.

Serge Gagné, responsable du placement à l’Université de Sherbrooke, soutient que les diplômés en génie sont très recherchés, en particulier ceux en génie civil. «Ils font leurs études dans le cadre du régime coopératif, ce qui leur permet d’acquérir de l’expérience sur le terrain.» Leur diplôme en poche, l’intégration au marché du travail est donc facilitée.

«Le secteur du génie en aérospatiale a vraiment repris, remarque pour sa part Maryse Deschênes. Le génie logiciel se porte aussi très bien, de même que le génie civil», ajoute-t-elle. Le génie minier, boudé par les étudiants pendant plusieurs années, est en pleine ébullition. La reprise de l’exploration minière génère en effet de nouveaux besoins et il y a peu de diplômés au rendez-vous.

Jean Hepworth, coordonnatrice de stages à l’Université McGill, note également que le secteur du génie dans les technologies de l’information s’est redressé depuis que l’industrie informatique a repris de la vigueur. Même son de cloche du côté de Serge Gagné. «Cela signifie davantage d’offres d’emploi pour nos sortants en génie informatique», précise-t-il.

Toutefois, Mme Deschênes précise que l’on sent un ralentissement dans certains secteurs : ceux qui touchent l’industrie manufacturière des biens de consommation. «Cela a un impact auprès de nos diplômés en génie industriel et en génie mécanique, qui travaillent, par exemple, comme ingénieurs de production.»


La formation universitaire en chiffres

On constate en 2005 une légère baisse du taux d’emploi chez les diplômés de la formation universitaire, avec 68,1 % pour les titulaires d’un baccalauréat et 73,5 % pour les titulaires d’une maîtrise, selon les plus récentes données du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport du Québec, qui a vérifié la situation professionnelle de personnes ayant terminé leur formation en 2003. En 2001 et en 2003, les taux d’emploi étaient respectivement de 74,5 % et de 70,4 % au baccalauréat, et de 79,2 % et de 76,2 % à la maîtrise.

Cette baisse s’assortit d’une progression constante dans la proportion des personnes aux études : on retourne aux études ou on y reste plus longtemps. De 2001 à 2003, on a également constaté une hausse de 5 % du total des étudiants au baccalauréat, et de 3,7 % chez les étudiants à la maîtrise.

Par rapport à 2001, on note une constante : les secteurs où le taux d’emploi est le plus élevé demeurent l’éducation, l’administration, les sciences de la santé, ainsi que les sciences appliquées.

Le taux de chômage chez les diplômés a enregistré une légère hausse : pour les titulaires d’un baccalauréat, le taux de chômage est passé de 4,0 % en 2001 à 4,9 % en 2003 et se situait à 5,3 % en 2005. Pour les titulaires d’une maîtrise, le taux de chômage est passé de 3,7 % en 2001 à 4,6 % en 2003 et a atteint 5,7 % en 2005.

En ce qui concerne l’emploi relié au champ d’études, toutes catégories confondues, les diplômés exerçant un emploi à temps plein travaillaient à 88,2 % dans leur domaine après avoir terminé un baccalauréat, et à 89,9 % après avoir terminé une maîtrise. Ces données sont comparables aux résultats obtenus pour 2001 et 2003.

L’écart salarial entre hommes et femmes demeure : en 2005, les femmes titulaires d’un baccalauréat en emploi salarié à temps plein gagnaient seulement 87,3 % du salaire de leurs vis-à-vis masculins (723 $ par semaine comparativement à 828 $). (S. L.)

Source : La relance à l’université. Le placement des personnes diplômées en 2003 pendant la semaine du 16 au 22 janvier 2005. Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport du Québec. Pour consulter l’enquête : www.mels.gouv.qc.ca/Relance/Universite/RelUni05/RelUni05.htm


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Résultats



Québec

45,9 %


Situation de l’emploi :
Défavorable

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