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Placement des diplômés
Formation ollégiale

Les DEC plus ultra

Plusieurs classes du collégial technique n’ont que 5, 10 ou 15 élèves. Avec d’aussi petites cohortes, les finissants ont le choix de l’employeur, voire de leurs conditions de travail.

par Anick Perreault-Labelle


Magazine Jobboom
Vol. 8 no. 9 oct 2007


Chaque printemps, l’équipe de Jobboom communique avec les services de placement des cégeps pour savoir quels diplômés sont les plus recherchés par les employeurs. Une tendance se dégage depuis quelques années : la demande de main-d’œuvre augmente, alors que plusieurs programmes manquent de finissants. L’année 2007 ne fait pas exception à cette règle, puisque les cégeps contactés n’ont que des bons taux de placement à rapporter, sauf pour certaines spécialisations en administration. Tour d’horizon des disciplines qui ont la cote.

À vos claviers!

Les diplômés en techniques de l’informatique, option informatique de gestion ou option gestion de réseaux informatiques, sont fort recherchés, en particulier dans les grandes villes, comme Québec, Saint-Hyacinthe, Gatineau et Montréal. «J’ai reçu 100 offres d’emploi en cinq mois pour mes 26 finissants!» dit Mélanie Gratton, responsable du Service de placement au Collège de Rosemont. Ces dernières années, les mises à pied dans l’industrie ont fait peur aux élèves et vidé les classes. Mais les développeurs de jeux électroniques et les banques, entre autres, relancent la demande de travailleurs qualifiés.

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Passionnés des machines recherchés

De la Montérégie à l’Abitibi-Témiscamingue, on cherche des diplômés en technologie de l’électronique industrielle. «En 2007, 10 % plus d’élèves devraient se placer par rapport à 2006, ou environ 80 % de notre quinzaine de finissants», explique Nathalie Masson, coordinatrice du Bureau de liaison avec l’entreprise au Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu. Ils trouvent des postes en particulier dans la fabrication de systèmes à commande électronique. Le Cégep de Valleyfield accueille une douzaine d’élèves par an dans l’option électrodynamique. «Plus de 90 % d’entre eux se placent depuis 2001, à cause de l’automatisation des procédés industriels», dit Luc Thifault, conseiller en formation. La demande est à l’avenant aux cégeps de l’Abitibi-Témiscamingue et Lévis-Lauzon.

La bonne chimie

Bon an mal an, le Cégep de Valleyfield distribue une dizaine de diplômes en techniques de laboratoire, option chimie analytique. L’établissement reçoit, depuis 2000, plus d’offres d’emploi qu’il n’a de finissants. La demande vient notamment des usines de pâtes et papiers, de l’agroalimentaire et des pharmaceutiques. «Cette technique a des conditions d’admission quasi identiques à celles du DEC général en sciences de la nature. Mais bien des jeunes choisissent cette seconde avenue, dans le but d’aller à l’université. Pourtant, il y a une forte demande de techniciens», dit Luc Thifault. Selon une enquête menée auprès des finissants de 2006 de ce cégep, on leur offre en moyenne 19,87 $ l’heure, à l’embauche. Pour un salarié qui travaille 35 heures par semaine, cela représente un salaire hebdomadaire de près de 700 $, soit plus que les 574 $ qu’obtiennent, en moyenne, les diplômés du collégial technique, tous programmes et tous cégeps confondus.

Une autre branche de la chimie fait courir les employeurs : les techniques de procédés chimiques. «J’ai une douzaine de finissants cette année, mais 69 offres d’emploi, dit Maryse Lemay, responsable du Service de placement au Collège de Maisonneuve. Je manque d’élèves! L’horaire du métier leur déplaît peut-être : il consiste souvent en deux journées de 12 heures, suivies d’un congé de trois jours. Mais le salaire est de 20 $ l’heure, minimum.» La situation du placement est semblable au Cégep Lévis-Lauzon.

De la place pour les créateurs

À l’École de joaillerie de Québec, 70 % des finissants trouvent un emploi. «Ce sont surtout les bijouteries qui embauchent, de même que les lunetteries, pour la soudure des montures. En dentisterie, on recrute aussi des finissants pour le moulage de dentiers», explique Joanne Harvey, directrice adjointe. D’autres diplômés choisissent le travail autonome. «Ils exposent dans les salons ou vendent leurs bijoux dans les boutiques», ajoute- t-elle.

Ils iront loin

Au Cégep de Drummondville, les six diplômés de 2007 en techniques de la logistique du transport ne chercheront pas un poste longtemps. «Il y a beaucoup de compagnies de transport routier sur notre territoire», explique Anny Martin, conseillère en emploi. L’attestation d’études collégiales en gestion du transport routier a par contre été suspendue par manque d’élèves. «Ce programme reste mal connu des jeunes, et les travailleurs du secteur qui aimeraient le suivre ont des horaires variables où il est difficile de caser des cours à dates fixes», dit Anny Martin.


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