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Placement des diplômés

Les DEC plus ultra (suite)


Magazine Jobboom
Vol. 8 no. 9 oct 2007


Santé et services sociaux : toujours en forme

Du côté des services sociaux, le placement des diplômés en techniques d’intervention en délinquance du Cégep de Maisonneuve a fait un bond de plus de 10 % depuis 2005, atteignant 85 % en 2006. Au Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue, la quarantaine de finissants en techniques d’éducation spécialisée devraient tous trouver un emploi en 2007, prévoit l’agente de promotion Pauline Bonami, en se basant sur le taux de placement des dernières années. «Le gouvernement investit davantage dans l’éducation spécialisée», rappelle-t-elle.

Dans le Bas-Saint-Laurent, le Cégep de Rimouski a reçu cette année trop d’offres pour ses 12 finissants en techniques de diététique. «C’est la première fois en trois ans que je vois des postes à temps plein qui sont reliés à la formation. Selon moi, le placement va continuer à s’améliorer parce que la bonne nutrition va rester à la mode», dit Roland Laflamme, coordonnateur du Service de placement.

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Le secteur de la santé continue aussi d’embaucher. Les finissants en techniques d’inhalothérapie et en techniques d’hygiène dentaire sont particulièrement recherchés. On le remarque notamment aux cégeps de Saint-Hyacinthe et de Chicoutimi. Au Saguenay, on forme une vingtaine de nouveaux inhalothérapeutes par an. Tous devraient se placer en 2007, et pour les deux ou trois années suivantes, prévoit Johnny Gauthier, responsable du Service de placement au Cégep de Chicoutimi. «Les cas d’asthme augmentent, tandis que les besoins en anesthésie [où les inhalothérapeutes sont aussi recherchés] restent importants, dit-il. Quant à notre vingtaine de finissants en hygiène dentaire, au-delà de 90 % trouvent une place dès la fin de leurs études, et ce, depuis au moins quatre ans. Les demandes arrivent de partout : du Saguenay, de Rimouski, de la Côte-Nord, de Québec ou de l’Abitibi.»

Enfin, il va sans dire que ceux qui terminent en soins infirmiers n’ont pas de mal à entrer sur le marché du travail. On les recherche un peu partout, de l’Abitibi-Témiscamingue à Chicoutimi en passant par Drummondville et Montréal.

L’appel de la nature

Au Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue, les huit élèves qui ont terminé en technologie minérale en 2007 se sont pratiquement tous placés avant même d’avoir obtenu leur diplôme, dit Pauline Bonami. «Plusieurs anciennes mines ont été rouvertes et de nouveaux gisements ont été découverts», explique-t-elle. En minéralurgie, les huit finissants au Cégep de Thetford, en Chaudière-Appalaches, ont reçu une trentaine d’offres de stage! «Ces stages se transforment habituellement en emploi, mais ils se trouvent à l’extérieur de la région : dans le Nunavut ou à Fermont en exploration minière, par exemple», précise Michel Sansoucy, responsable de l’alternance travail-études.

En Montérégie, ce sont les diplômés en gestion et exploitation d’entreprise agricole qu’on s’arrache. «Les fermes sont plus grosses et les exploitants ont besoin de travailleurs capables de gérer les ressources humaines et les finances. Or, notre dizaine de finissants ont presque tous une ferme familiale qui les attend», explique Nathalie Masson, du Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu. Du côté des techniques d’aménagement cynégétique et halieutique, dit Francine Duval, conseillère en emploi au Cégep de Baie-Comeau, quelque 80 % des 32 élèves devraient trouver un emploi. «Les autres préfèrent continuer à l’université. Je manque donc de finissants ici aussi. Les jeunes croient peut-être qu’ils travailleront seulement l’été, en chasse et pêche. Il y a pourtant de l’emploi à l’année, notamment pour développer l’offre récréo-touristique et faire des inventaires fauniques.»

Bureautique : choisir la bonne option

Le Collège O’Sullivan de Québec offre le DEC Techniques de bureautique, option coordination du travail de bureau. Ses dix finissants annuels se placent presque tous depuis 2005. «Québec est une ville de services et il y a donc beaucoup de place dans le travail de bureau, surtout au privé», explique Manon Bouchard, coordinatrice aux stages et placement.

Les élèves en techniques de bureautique qui choisissent l’option micro-édition et hypermédia ont plus de mal à dénicher un travail lié à leurs compétences. C’est du moins le constat fait aux cégeps de Chicoutimi ou de Maisonneuve. «Les employeurs les embauchent comme secrétaires parce qu’ils ne savent pas qu’ils peuvent faire des pages Web et de la mise en pages», explique Maryse Lemay. À Chicoutimi, ce DEC a même été suspendu. «L’AEC en bureautique bilingue est beaucoup plus populaire auprès des employeurs et des jeunes, parce que c’est un programme plus court et que l’anglais est nécessaire à l’heure de la mondialisation», dit Johnny Gauthier. Pourtant, le Collège Bart de Québec rapporte que ses diplômés en micro-édition et hypermédia se placent tous.


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