
Dans le Bas-Saint-Laurent, le Cégep de Rimouski a reçu cette année trop d’offres pour ses 12 finissants en techniques de diététique. «C’est la première fois en trois ans que je vois des postes à temps plein qui sont reliés à la formation. Selon moi, le placement va continuer à s’améliorer parce que la bonne nutrition va rester à la mode», dit Roland Laflamme, coordonnateur du Service de placement.
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Le secteur de la santé continue aussi d’embaucher. Les finissants en techniques d’inhalothérapie et en techniques d’hygiène dentaire sont particulièrement recherchés. On le remarque notamment aux cégeps de Saint-Hyacinthe et de Chicoutimi. Au Saguenay, on forme une vingtaine de nouveaux inhalothérapeutes par an. Tous devraient se placer en 2007, et pour les deux ou trois années suivantes, prévoit Johnny Gauthier, responsable du Service de placement au Cégep de Chicoutimi. «Les cas d’asthme augmentent, tandis que les besoins en anesthésie [où les inhalothérapeutes sont aussi recherchés] restent importants, dit-il. Quant à notre vingtaine de finissants en hygiène dentaire, au-delà de 90 % trouvent une place dès la fin de leurs études, et ce, depuis au moins quatre ans. Les demandes arrivent de partout : du Saguenay, de Rimouski, de la Côte-Nord, de Québec ou de l’Abitibi.»
Enfin, il va sans dire que ceux qui terminent en soins infirmiers n’ont pas de mal à entrer sur le marché du travail. On les recherche un peu partout, de l’Abitibi-Témiscamingue à Chicoutimi en passant par Drummondville et Montréal.
En Montérégie, ce sont les diplômés en gestion et exploitation d’entreprise agricole qu’on s’arrache. «Les fermes sont plus grosses et les exploitants ont besoin de travailleurs capables de gérer les ressources humaines et les finances. Or, notre dizaine de finissants ont presque tous une ferme familiale qui les attend», explique Nathalie Masson, du Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu. Du côté des techniques d’aménagement cynégétique et halieutique, dit Francine Duval, conseillère en emploi au Cégep de Baie-Comeau, quelque 80 % des 32 élèves devraient trouver un emploi. «Les autres préfèrent continuer à l’université. Je manque donc de finissants ici aussi. Les jeunes croient peut-être qu’ils travailleront seulement l’été, en chasse et pêche. Il y a pourtant de l’emploi à l’année, notamment pour développer l’offre récréo-touristique et faire des inventaires fauniques.»
Les élèves en techniques de bureautique qui choisissent l’option micro-édition et hypermédia ont plus de mal à dénicher un travail lié à leurs compétences. C’est du moins le constat fait aux cégeps de Chicoutimi ou de Maisonneuve. «Les employeurs les embauchent comme secrétaires parce qu’ils ne savent pas qu’ils peuvent faire des pages Web et de la mise en pages», explique Maryse Lemay. À Chicoutimi, ce DEC a même été suspendu. «L’AEC en bureautique bilingue est beaucoup plus populaire auprès des employeurs et des jeunes, parce que c’est un programme plus court et que l’anglais est nécessaire à l’heure de la mondialisation», dit Johnny Gauthier. Pourtant, le Collège Bart de Québec rapporte que ses diplômés en micro-édition et hypermédia se placent tous.