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Placement des diplômés
Formation universitaire

Par la grande porte

Plusieurs secteurs d’emploi affichent une vigoureuse activité en 2007. L’informatique prend encore de la force, alors que les offres se multiplient en sciences, en santé et en administration. Certaines spécialités en éducation offrent aussi de bonnes possibilités. Tour d’horizon du placement à l’université.

par Charles Allain


Magazine Jobboom
Vol. 8 no. 9 oct 2007


Les universités du Québec voient passer, depuis quelques années, beaucoup d’offres d’emploi pour leurs diplômés. Et ça continue. «À moins d’événements imprévus, je m’attends à ce que la demande de diplômés croisse d’environ 10 % l’an prochain», estime Gregg Blachford, directeur du Service de placement et carrières de l’Université McGill. L’ensemble des experts consultés est d’avis que la croissance se poursuivra encore au cours des cinq prochaines années, car le vieillissement de la population continue d’entraîner des départs à la retraite qu’il faut bien remplacer.

Un vent de changement

L’environnement et le développement durable font plus que jamais partie des préoccupations des Québécois. Ce mouvement commence à se concrétiser par l’offre de nouveaux postes en analyse climatique, par exemple. «La biologie, la foresterie et la géomatique sont des disciplines où la demande est soutenue», déclare Richard Buteau, directeur du Service de placement de l’Université Laval.

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Depuis environ deux ans, les cohortes de nouveaux informaticiens et spécialistes en logiciel ne suffisent pas à la demande. À McGill, on remarque même une demande accrue du côté du génie logiciel, ainsi que dans de nouvelles disciplines comme la bio-informatique. Selon David Rodas-Wright, coordonnateur des relations avec les employeurs au sein du Service des carrières de l’Université d’Ottawa, le marché subit encore le contrecoup de la baisse des inscriptions du début des années 2000, lorsque l’industrie des technologies de l’information a vécu une période difficile.

Plusieurs observateurs partagent ce diagnostic et affirment avoir constaté une réelle augmentation des offres en informatique, au point que nombre d’entre elles sont restées sans réponse. C’est notamment l’opinion de Yan Martel, conseiller en information professionnelle au Service d’aide à l’emploi de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), et de Julie Bonenfant, conseillère en stages et aide à l’emploi à l’Université du Québec à Rimouski.

«Les sciences de l’information, dont la bibliothéconomie, font aussi l’objet d’une forte demande», ajoute Gregg Blachford.

Cerveaux recherchés

Les disciplines du génie bénéficient souvent d’un bon taux de placement. Et 2007 ne fait pas exception à cette règle. Sauf peut-être en génie électrique et chimique, des spécialités un peu moins recherchées en raison notamment du ralentissement que connaît le secteur manufacturier. «La demande d’ingénieurs civils est actuellement à son sommet et notre soixantaine de diplômés dans ce programme devrait trouver aisément un emploi», commente Maryse Deschênes, directrice du Service des stages et du placement à l’École Polytechnique.

Le secteur public demeure une filière naturelle pour plusieurs disciplines comme l’économie, la psychologie, les sciences politiques et la géographie.

Même son de cloche à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), où le conseiller en emploi Michel Bergeron indique qu’il y a quelques années à peine, il y avait trop de diplômés en génie civil, alors que maintenant, il n’y en a pas assez. À Sherbrooke, tous les indicateurs sont au vert en ingénierie, dont le génie aéronautique qui est en hausse. À l’UQTR, 200 stages ont été offerts en 2007 aux 103 étudiants de troisième et quatrième année en génie, toutes disciplines confondues.

Sciences humaines : un petit effort

Plusieurs spécialistes universitaires dans le domaine de l’aide à l’emploi conviennent que les diplômés en sciences humaines et en arts doivent chercher plus que les autres pour dénicher un emploi. «En arts visuels et de la scène, par exemple, le réseautage est très important et les offres sont rarement affichées. Plusieurs deviennent travailleurs autonomes et créent leur propre emploi», avance Mickaël Lévêque, technicien en information au sein des services à la vie étudiante de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

Le secteur public demeure une filière naturelle pour plusieurs disciplines comme l’économie, la psychologie, les sciences politiques et la géographie. «Certaines disciplines, comme la psychologie, connaissent une bonne demande dans les secteurs de l’éducation et des services sociaux», explique Michel Bergeron.


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