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Plusieurs secteurs d’emploi affichent une vigoureuse activité en 2007. L’informatique prend encore de la force, alors que les offres se multiplient en sciences, en santé et en administration. Certaines spécialités en éducation offrent aussi de bonnes possibilités. Tour d’horizon du placement à l’université.

Les universités du Québec voient passer, depuis quelques années, beaucoup d’offres d’emploi pour leurs diplômés. Et ça continue. «À moins d’événements imprévus, je m’attends à ce que la demande de diplômés croisse d’environ 10 % l’an prochain», estime Gregg Blachford, directeur du Service de placement et carrières de l’Université McGill. L’ensemble des experts consultés est d’avis que la croissance se poursuivra encore au cours des cinq prochaines années, car le vieillissement de la population continue d’entraîner des départs à la retraite qu’il faut bien remplacer.
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Depuis environ deux ans, les cohortes de nouveaux informaticiens et spécialistes en logiciel ne suffisent pas à la demande. À McGill, on remarque même une demande accrue du côté du génie logiciel, ainsi que dans de nouvelles disciplines comme la bio-informatique. Selon David Rodas-Wright, coordonnateur des relations avec les employeurs au sein du Service des carrières de l’Université d’Ottawa, le marché subit encore le contrecoup de la baisse des inscriptions du début des années 2000, lorsque l’industrie des technologies de l’information a vécu une période difficile.
Plusieurs observateurs partagent ce diagnostic et affirment avoir constaté une réelle augmentation des offres en informatique, au point que nombre d’entre elles sont restées sans réponse. C’est notamment l’opinion de Yan Martel, conseiller en information professionnelle au Service d’aide à l’emploi de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), et de Julie Bonenfant, conseillère en stages et aide à l’emploi à l’Université du Québec à Rimouski.
«Les sciences de l’information, dont la bibliothéconomie, font aussi l’objet d’une forte demande», ajoute Gregg Blachford.
Même son de cloche à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), où le conseiller en emploi Michel Bergeron indique qu’il y a quelques années à peine, il y avait trop de diplômés en génie civil, alors que maintenant, il n’y en a pas assez. À Sherbrooke, tous les indicateurs sont au vert en ingénierie, dont le génie aéronautique qui est en hausse. À l’UQTR, 200 stages ont été offerts en 2007 aux 103 étudiants de troisième et quatrième année en génie, toutes disciplines confondues.
Le secteur public demeure une filière naturelle pour plusieurs disciplines comme l’économie, la psychologie, les sciences politiques et la géographie. «Certaines disciplines, comme la psychologie, connaissent une bonne demande dans les secteurs de l’éducation et des services sociaux», explique Michel Bergeron.