
Même situation à HEC Montréal : «Depuis 2004, nous sommes passés de 2 500 offres d’emploi par année à environ 4 500 aujourd’hui pour nos 700 à 800 finissants, toutes spécialisations confondues», ajoute Pierre Francq, le directeur du Service de gestion de carrière de HEC Montréal.
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Les banques, les compagnies d’assurance et les cabinets de comptabilité sont très présents auprès des services universitaires de placement et d’aide à l’emploi, car ils ont compris qu’il est risqué d’attendre que les meilleurs étudiants aient leur diplôme en poche pour les pressentir. «En 2006, 76 % de nos finissants ont accepté une offre d’emploi avant la fin de leurs études», mentionne Pierre Francq. La formation en mathématiques ouvre aussi bien des portes en finance. «Les compagnies d’assurance sollicitent très tôt les étudiants en actuariat et en statistique», avance Nancy Moscato, conseillère en emploi au Centre de soutien aux études et de développement de carrière de l’Université de Montréal.
Les étudiants en comptabilité, en finance et en gestion connaissent souvent mieux le marché du travail que ceux d’autres facultés, car leurs études et leurs stages les préparent à occuper des postes bien concrets en entreprise. C’est notamment le cas à l’Université de Sherbooke. «Le système d’alternance travail-études facilite beaucoup l’insertion de nos diplômés en administration. Mais c’est aussi vrai en sciences et en génie», affirme Serge Gagné, responsable du placement au Service des stages et du placement.
Quels types d’emplois sont offerts? «Dans le milieu bancaire, la porte d’entrée la plus fréquente est le poste de représentant au service à la clientèle, explique Isabelle Poupart. Mais les responsabilités s’accroissent rapidement. Devenir directeur de comptes est généralement la deuxième étape.» Selon Michel Bergeron, de l’UQAC, les 700 offres d’emploi reçues en 2007 pour l’ensemble des disciplines de l’Université représentent une augmentation d’environ 14 % par rapport à l’année précédente. «C’est en comptabilité et en administration que la demande est toujours la plus forte, ajoute-t-il. Nos 125 diplômés de ces disciplines sont très courtisés.»
À HEC Montréal, on constate par ailleurs que la demande est très forte pour les postes de gestionnaires reliés aux technologies de l’information, comme ceux d’analystes et de conseillers SAP (Systems, Applications & Protocols).
Bien que le marché affiche une excellente santé, les diplômés doivent aussi apprendre à composer avec des contrats de travail à durée déterminée. «Sans pouvoir donner de chiffres, on peut dire que cette façon de faire est de plus en plus répandue, car les employeurs désirent ainsi évaluer la relève sur leur propre terrain et remplacer progressivement les départs à la retraite, explique Yan Martel. Ces contrats temporaires se transforment bien souvent en postes permanents lorsque l’expérience se révèle positive et que des postes se libèrent.»
Enfin, un mot sur le bilinguisme, véritable clé pour réussir dans le monde des affaires. «Le fait que presque tous nos étudiants soient bilingues représente un grand avantage chez les employeurs», insiste Julie Vaillancourt, conseillère d’orientation au Centre d’emploi et de gestion de carrière de l’Université Bishop’s. Même remarque du côté de l’Université de Moncton, où la faculté des sciences de l’administration est la plus importante du campus. «Le gouvernement fédéral, par exemple, recrtute beaucoup», précise Daniel Grant.