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Qu’on parle de secrétariat, de production laitière, de cuisine ou d’aménagement paysager, le travail ne manque pas pour les diplômés en formation professionnelle. bilan de la cuvée 2008.

L’enquête 2008 des Éditions Jobboom révèle que pour les diplômés en formation professionnelle, il y a de l’emploi, même dans les secteurs en difficulté!
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Faute d’inscriptions suffisantes, le Centre ne peut offrir les DEP Abattage manuel et débardage forestier et Travail sylvicole depuis au moins quatre ans. «Les élèves délaissent ces programmes, notamment parce qu’ils mènent à des emplois qui exigent souvent de partir sur un chantier pendant une semaine complète», dit René Roy.
À cause de la fermeture d’usines dans la région, les élèves délaissent aussi le DEP Pâtes et papiers – Opérations offert au Centre l’Envol, en Abitibi-Témiscamingue, juge Janine Piché, conseillère pédagogique à la Commission scolaire du Lac-Témiscamingue. Au moment de l’entrevue, deux personnes seulement s’étaient inscrites pour 2009. Les dirigeants du Centre songeaient donc – officieusement, tout au moins – à fermer le programme, a dit Janine Piché.
Par ailleurs, depuis trois ans, environ 16 000 élèves du secondaire ont visité plus de 260 entreprises dans le cadre du programme Portes ouvertes, coordonné par MEQ. «Ces employeurs n’essaieraient pas d’intéresser les jeunes à leur industrie s’ils n’avaient pas besoin de travailleurs», souligne Jean-Luc Trahan.
En revanche, les diplômés en formation professionnelle doivent souvent être mobiles pour trouver un emploi. Ainsi, au Centre d’éducation aux adultes et de formation professionnelle C.-E.-Pouliot, à Gaspé, les neuf finissants du DEP Techniques d’usinage de 2008 ont déniché un poste, mais à l’extérieur de la région. «Ils n’ont pas le choix : la Gaspésie a perdu ses derniers moulins à scie», dit Ghislain Bergeron, chef de groupe du programme. Toutefois, les diplômés de ce DEP bénéficient de belles ouvertures dans d’autres domaines que la foresterie (aérospatiale, matériel de transport, ateliers d’usinage, etc.).
Même constat pour les huit finissants du DEP Électromécanique de systèmes automatisés. «Ils se placent tous, mais dans les grands centres comme Montréal ou Québec», regrette Richard Laflamme, responsable-formateur du DEP au Centre C.-E.-Pouliot. Selon lui, le manque d’emplois dans la région a contribué à réduire de moitié le nombre d’inscriptions depuis 2000. En effet, peu de jeunes – et c’est compréhensible – ont envie d’aller travailler loin des leurs.
Au Centre de formation professionnelle de Jonquière, le placement est un peu difficile pour ce DEP : environ 70 % des quelque 60 finissants ont trouvé un poste en 2007, surtout en Montérégie. Au moment de l’entrevue, l’agent de liaison Martin Bédard s’attendait à une situation équivalente en 2008. Il s’agit d’une hausse, puisque le taux de placement avoisinait plutôt 60 % il y a quelques années. Mais attention, si le taux de placement augmente, c’est notamment parce que «le nombre d’inscriptions a chuté de 100 à 60 ces dernières années.»
Le secteur des ressources naturelles absorbe une bonne partie des diplômés de certaines formations professionnelles traditionnellement associées au secteur manufacturier. Par exemple, environ 90 % des 34 finissants de 2008 du DEP Mécanique industrielle de construction et d’entretien du Centre Harricana ont déniché un poste, dont plusieurs dans des compagnies minières. «Elles les embauchent pour mettre en place les équipements nécessaires aux futures exploitations minières, comme les convoyeurs», dit René Roy.
Au CFP Jonquière, en 2007, 90 % des quelque 60 finissants de ce même DEP ont trouvé un poste, dit Martin Bédard. «Malgré les difficultés des entreprises forestières, certains s’y font embaucher pour entretenir l’équipement», dit-il, en prévoyant un taux de placement équivalent pour 2008. Toujours en 2007, 88 % de la vingtaine de finissants du DEP Opération d’équipements de production se sont placés, surtout dans l’industrie des mines et de la métallurgie.