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Placement des diplômés
Formation universitaire

Choix multiple

Retraite. C’est le mot sur toutes les lèvres pour expliquer le grand nombre d’emplois offerts aux diplômés universitaires de 2008.

par Charles Messier


Magazine Jobboom
Vol. 9 no. 9
octobre 2008


En mai 2008, comme à chaque printemps, les Éditions Jobboom ont réalisé une enquête auprès des services de placement des universités québécoises ainsi que des universités de Moncton et d’Ottawa. Objectif : obtenir un portrait global du placement des diplômés qui quittaient les bancs de l’école pour entrer sur le marché du travail. La bonne nouvelle? Tous les responsables des services de placement s’entendent pour dire que les bacheliers sont dans une période faste qui durera au moins une dizaine d’années.

Du sang neuf!

«Le départ à la retraite de nombreux enseignants dans les commissions scolaires fait en sorte que les cinq à dix prochaines années seront encore bonnes dans ce domaine», dit Yan Martel, responsable du service d’aide à l’emploi de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR).

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À l’Université de Sherbrooke, le responsable du placement, Serge Gagné, rapporte que les finissants de 2008 – 168 en enseignement préscolaire et primaire, 80 en psychoéducation et 80 en adaptation scolaire – ont été sollicités plus qu’à l’habitude. Bien qu’il n’ait pas compilé les offres d’emploi, il affirme que la demande provient de partout au Québec.

La fonction publique est également avide de mettre la main sur des diplômés, surtout en sciences, en sciences de la santé, en génie, et en sciences politiques et économiques, selon le coordonnateur du service des relations avec les employeurs à l’Université d’Ottawa, David Rodas-Wright. «Présentement, dit-il, le gouvernement fédéral poursuit une stratégie de renouvellement de la fonction publique en recrutant des finissants et des stagiaires des universités canadiennes.»

Les occasions d’emploi abondent aussi dans le secteur de l’assurance (vie, auto, habitation), car les candidats sont peu nombreux, alors que les besoins de l’industrie grandissent. «Les 11 sièges sociaux d’assureurs de la région de Québec ont créé le Centre de développement en assurances et services financiers afin de mieux faire connaître l’industrie», note le directeur adjoint des services professionnels à l’Université Laval, André Raymond. Le secteur a besoin de diplômés en administration (comptabilité, finances et assurances, système d’information organisationnelle) et en sciences et génie (actuariat, informatique et génie logiciel).

Où sont les diplômés?

Les 10 diplômés au baccalauréat en informatique de 2008 à l’UQTR n’ont pu pourvoir les 87 offres d’emploi qui leur ont été présentées, expose Yan Martel. Même constat pour les étudiants du baccalauréat en technologies de l’information de HEC Montréal (programme qui mène au poste d’analyste des systèmes d’information, notamment), pour les bacheliers en sciences informatiques à l’Université Bishop’s et pour les bacheliers en informatique à l’Université de Sherbrooke. Les emplois dans le domaine du jeu vidéo seraient particulièrement abondants, selon Serge Gagné, compte tenu du développement tous azimuts de cette industrie au Québec.

Les employeurs doivent multiplier leurs démarches pour mettre la main sur des diplômés en informatique.

Selon le directeur par intérim du service de gestion de carrière à HEC Montréal, Christian Denis, les employeurs doivent multiplier leurs démarches pour mettre la main sur des diplômés en informatique. «Moins d’étudiants choisissent cette spécialisation depuis 2002, ce qui a créé une pénurie de diplômés. Cela risque de durer plusieurs années», dit-il.

Parmi les employeurs qui ont sollicité les étudiants en technologie de l’information de HEC Montréal, Christian Denis nomme Alogient, Accenture, CGI, le Canadien National, Bombardier, Hydro-Québec, les gouvernements du Québec et du Canada. Les 104 finissants ou diplômés des années 2007-2008 qui se sont inscrits au service de placement de HEC ont eu accès à pas moins de 438 offres d’emploi!


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Résultats



Québec

42,8 %


Situation de l’emploi :
Défavorable

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