Placement des diplômés

Choix multiple (suite)


Magazine Jobboom
Vol. 9 no. 9
octobre 2008


L’administration, une valeur sûre

Toujours à HEC Montréal, les bacheliers en administration spécialisés en comptabilité (environ 230 finissants en avril 2008), en technologie de l’information (environ 30) et en gestion des opérations et de la logistique (environ 55) seront particulièrement choyés, d’après Christian Denis. «[À observer les offres d’emploi reçues,] la région de Montréal est un environnement propice pour les diplômés issus de ces spécialisations, dit-il, mais les demandes viennent également d’ailleurs au Québec. Les perspectives semblent excellentes pour les prochaines années», selon les sons de cloche que le directeur par intérim a obtenus des employeurs.

Les 120 finissants en génie logiciel et en génie des technologies de l’information ont eu le choix parmi 520 offres d’emploi, tandis qu’en génie mécanique, cette proportion était de 133 finissants pour 470 offres.

Ingénieurs recherchés

À l’École de technologie supérieure (ÉTS), à Montréal, aucun des 700 diplô­més de mai 2008 ne devrait avoir de mal à décrocher un emploi. Avant même d’avoir obtenu leur diplôme, 50 % d’entre eux avaient déjà un travail, affirme le directeur du service de l’enseignement coopératif, Pierre Rivet. Trois branches du génie sont particulièrement recherchées. On a reçu, pour les 78 finissants du baccalauréat en génie de la construction, 308 offres d’emploi. «Un record!» dit Pierre Rivet. Les 120 finissants en génie logiciel et en génie des technologies de l’information ont eu le choix parmi 520 offres d’emploi, tandis qu’en génie mécanique, cette proportion était de 133 finissants pour 470 offres.

À l’ombre de la Chine

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Dans tous les établissements qui offrent des programmes de génie, on rapporte que la concurrence de la Chine dans le secteur manufacturier a un impact positif pour les diplômés, et surtout en génie mécanique. Pour concurrencer les pays émergents, les entreprises d’ici embauchent des ingénieurs aptes à améliorer les processus de production et les rendre plus rentables.

La preuve : les 91 finissants en génie de la production automatisée de 2008 à l’ÉTS ont pu choisir parmi 420 offres d’emploi. Inutile de compter les propositions du côté du génie des opérations et de la logistique, puisque les 12 diplômés ont tous été embauchés par l’employeur chez qui ils ont fait leur stage.

«Le secteur manufacturier traditionnel (meuble, vêtement) connaît encore des pertes d’emplois, ajoute Maryse Deschênes, directrice du Service des stages et du placement à l’École Polytechnique, mais la situation s’améliore. Nos ingénieurs in­dustriels aident les entreprises à augmenter leur productivité.»

Cette concurrence ne semble pas concerner les finissants des domaines de l’administration, selon Christian Denis, de HEC Montréal. «Parmi ceux qui se dirigent vers le secteur manufacturier, on trouve les diplômés en gestion des opérations et de la production (logistique), explique-t-il. Leur taux de placement est toujours très élevé, de l’ordre de 96 %.»

À l’université du Québec à Chicoutimi, ce sont les étudiants en littérature et en linguistique qui ont du mal à trouver un emploi dans leur domaine.

Tourner au vert

Le virage vert amorcé par de nombreuses entreprises fait en sorte que l’on s’arrache les diplômés des programmes universitaires liés à l’environnement. Par exemple, les titulaires du diplôme d’études supérieures spécialisées en écoconseil de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) ont un taux de placement de 100 % depuis trois ans. À l’Université de Sherbrooke, les 9 bacheliers en biologie de 2007 ont eu le choix parmi 286 offres d’emploi! La même année, les 15 sortants en écologie ont reçu 301 offres. Le responsable du placement de l’établissement, Serge Gagné, croit que le scénario sera le même pour les diplômés de 2008 qui n’ont même pas pu répondre à toutes les offres de stage.

On note aussi d’excellents taux de placement au Département des sciences de la Terre et de l’atmosphère, à l’Université du Québec à Montréal. Son directeur, Alfred Jaouich, remarque que les salaires offerts aux diplômés dépassent parfois les 100 000 $, un signe qu’il n’y a pas beaucoup de candidats pour pourvoir les postes disponibles.


guide de survie

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Résultats



Québec

38,5 %


Situation de l'emploi :
Défavorable

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