Placement des diplômés

Trois régions épargnées par la crise (suite)


Magazine Jobboom
Vol. 10 no. 1
janvier 2009

Pôle Nord

L’emploi se porte bien dans la région de Laval, en particulier dans le secteur des services. Si l’industrie pharmaceutique et des sciences de la vie est vigoureuse, le secteur manufacturier, quant à lui, devra faire preuve de créativité pour conserver sa stabilité.

Avec un bas taux de natalité de 10,9 par 1 000 habitants (comparable au reste de la province) et une espérance de vie moyenne de plus en plus longue (80,5 ans, par rapport à 79,4 pour le Québec), un vieillissement important de la population est attendu à Laval, tout comme dans l’ensemble du Québec.

Pub.

«En raison de cette baisse anticipée de population en âge de travailler, des difficultés de recrutement de main-d’œuvre qualifiée pourraient survenir dans les prochaines années, dans certaines industries spécialisées», juge l’économiste de Service Canada, Manon Jeanneau.

Selon elle, pour répondre aux besoins des entreprises locales, la région devra continuer à attirer de nouveaux travailleurs sur son territoire. La situation géographique de Laval, la proximité de Montréal et la présence de réseaux routiers importants constituent des atouts pour y parvenir, car cela lui donne accès à un vaste bassin de travailleurs.

Par exemple, il faudra trouver de la main-d’œuvre pour faire tourner le secteur de l’industrie de la construction. «Des investissements importants dans les domaines commercial, industriel et institutionnel vont assurer leur croissance», estime Manon Jeanneau. Elle mentionne, par exemple, les projets d’aménagement d’espaces commerciaux et de copropriétés autour des trois stations de métro lavalloises, ainsi que la construction d’infrastructures pour le nouveau campus de l’Université de Montréal et de HEC Montréal près de la station Montmorency.

Défis à relever
Dans la région, les services affichent une belle vigueur et ont engendré à eux seuls plus de 90 % des emplois au cours des dix dernières années. Pour la période 2008-2012, on estime que ce sont eux également qui connaîtront le meilleur taux de croissance de l’emploi, avec 1,8 %. La plus belle progression se fera dans les sous-secteurs du commerce, des services professionnels, scientifiques et techniques, des services aux entreprises et des soins de santé et assistance sociale.

Pour sa part, l’industrie manufacturière, qui occupe 15 % des travailleurs lavallois, conservera une certaine stabilité d’ici à 2010, selon Mme Jeanneau. Le sous-secteur de la fabrication (matériel de transport, produits métalliques, machines, aliments et boissons) est celui qui est le plus prometteur.

Jacques Chapdelaine, économiste à Emploi-Québec, souligne : «L’emploi devrait demeurer relativement stable dans le secteur manufacturier, mais pourrait reculer si la situation économique aux États-Unis se dégrade encore davantage.»

Pour affronter la concurrence étrangère grandissante, les entreprises n’auront d’autre choix que de faire preuve de créativité. «Afin de tirer leur épingle du jeu et de conserver leur part de marché, elles devront constamment innover dans la recherche et le développement de produits, et s’efforcer d’intégrer de nouvelles technologies pour améliorer leur productivité», conseille Manon Jeanneau.

De son côté, l’industrie pharmaceutique et des sciences de la vie «constitue un facteur majeur de développement sur le territoire», poursuit-elle. Des organismes tels que la Cité de la biotech, le Centre québécois d’innovation en biotechnologie, l’INRS-Institut Armand-Frappier ainsi que la présence de compagnies pharmaceutiques importantes font de Laval un pôle technologique reconnu dans ce domaine.


guide de survie

Quelle serait la pire gaffe lors d’un party de bureau?









Résultats



Québec

38,5 %


Situation de l'emploi :
Défavorable

NOS AIGUILLEURS