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Au Québec, la plupart des secteurs d’emploi commencent à anticiper des problèmes de recrutement. Les départs à la retraite des baby-boomers se font déjà sentir et le manque de relève préoccupe les industries qui se disputent les travailleurs qualifiés. L’attrait de la main-d’œuvre est devenu une priorité. Voici trois secteurs qui courtisent les travailleurs.

L’industrie de l’énergie fournit du travail à plus de 48 000 personnes au Québec. Hydro-Québec et ses 23 500 employés représentent près de la moitié de ce total. Les autres grands employeurs du secteur sont la distribution des produits pétroliers (18 951 emplois), le raffinage du pétrole (4 689 postes) et la distribution du gaz naturel (environ 1 300 emplois).
De grands projets
La stratégie énergétique du gouvernement
du Québec, qui vise le développement de nouvelles sources d’énergie
renouvelables, devrait créer d’ici à 2015 quelque 100 000 emplois. Le gouvernement et Hydro-Québec ont d’ailleurs annoncé des investissements de 5,5 milliards de dollars entre 2010 et 2015 pour la réalisation de 15 parcs éoliens à travers la province. Ces projets devraient créer de 25 000 à 30 000 emplois.
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Parmi les autres grandes annonces faites par Hydro-Québec en 2008, mentionnons la réfection de la centrale nucléaire de Gentilly-2, située à Bécancour, dont les travaux génèrent quelque 800 emplois. Ce chantier s’ajoute à ceux amorcés en 2007, comme la construction des centrales hydroélectriques de l’Eastmain-1-A et de la Sarcelle, ainsi que les ouvrages nécessaires à la dérivation des eaux de la rivière Rupert à des fins de production hydroélectrique. Au cours des cinq prochaines années, cette dernière réalisation devrait fournir du travail à 27 000 personnes.
Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement a aussi donné le feu vert en 2007 au projet de terminal méthanier Rabaska, à Lévis, qui devrait permettre aux divers fournisseurs de générer 2 440 emplois directs et 2 555 emplois indirects jusqu’en 2010.
Relève recherchée
Entre 2008 et 2016, la société d’État, dont 37 % de l’effectif est âgé de
50 ans et plus, compte remplacer environ
7 000 personnes, fait savoir Lucie Gagnon,
porte-parole d’Hydro-Québec.
Du côté de Gaz Métro, la moyenne d’âge des travailleurs est de 44 ans. «D’ici à 2012, 24 % de nos employés seront admissibles à la retraite, affirme Audrey Giguère, porte-parole de l’entreprise. Au cours des prochaines années, nous aurons besoin de main-d’œuvre dans tous les secteurs, comme l’ingénierie, la comptabilité, mais aussi pour notre réseau gazier [plombiers, réparateurs d’appareils fonctionnant au gaz naturel, etc.].»