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«L’anxiété, l’indécision chronique de même que le manque de confiance en soi ou de motivation sont des motifs pour consulter un professionnel», expose Mathieu Guénette, conseiller d’orientation à la Société Pierre Boucher, une firme spécialisée notamment en gestion de carrière.
L’adolescent qui fait un choix impulsif ne s’appuyant pas sur des recherches solides ou sur ses aptitudes devrait consulter. Tout comme celui qui, influencé par ses amis, s’oriente en ne tenant pas compte de ses préférences. Les spécialistes interrogés encouragent également le jeune qui ne sait pas quoi faire ou qui hésite entre deux métiers opposés à rencontrer un conseiller d’orientation. Celui qui n’a qu’un plan à sens unique (études en économie à Harvard ou rien) ou qui opte pour le titre (médecin, avocat) sans se questionner sur son intérêt réel pour la profession devrait aussi consulter.
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Il existe toujours un écart entre la représentation qu’on se fait d’un métier et la réalité du marché du travail, dit René-André Hervieux, conseiller d’orientation à l’Université du Québec à Montréal. «Dans l’exercice de ses fonctions ou lors de stages d’études, il peut arriver qu’un jeune réalise que la profession choisie ne correspond pas à ses champs d’intérêt. Parfois, des étudiants en enseignement s’aperçoivent en stage qu’ils n’ont pas le goût de gérer une classe. Ils se réorientent.»
Mais se tromper a du bon : on apprend à se connaître et on acquiert une expérience de vie. Et mieux vaut se tromper tôt que tard dans notre carrière, disent les experts. «À 35-40 ans, une réorientation professionnelle demande plus d’énergie et de sous, rappelle M. Hervieux. La personne qui a une hypothèque et deux enfants doit sérieusement peser les pour et les contre d’un retour aux études!»
Critères de choix
Principaux critères à considérer dans une démarche d’orientation :
Intérêt pour le métier
«Il faut avoir de l’intérêt pour les tâches du métier, comme vendre et servir la clientèle pour un agent de voyages», indique Mathieu Guénette.
Valeurs
Nos valeurs doivent être en accord avec le métier, le secteur ou le type d’entreprise retenus. Par exemple, une personne qui ne valorise pas l’argent ne sera pas heureuse dans la finance et un aspirant avocat qui a le cœur trop sensible n’a pas intérêt à se spécialiser en droit criminel.
Choix polyvalent
«Optez pour un métier qui permet de gravir des échelons, d’accéder à diverses tâches et responsabilités ou à d’autres métiers apparentés», suggère M. Guénette. En misant sur la polyvalence, on s’assure d’avoir des portes de sortie si on a envie de changement. Par exemple, un assistant technique en pharmacie qui désire faire évoluer sa carrière pourra devenir chef d’équipe, ou encore aller travailler pour une compagnie pharmaceutique. En comparaison, un préposé aux bénéficiaires devra obtenir une autre formation s’il veut varier ses tâches ou prendre du grade.
Compétences
Il faut tenir compte de sa capacité à terminer la formation et à répondre aux préalables de l’admission. «Un élève sans aucune dextérité manuelle ne pourra passer les tests d’admission en dentisterie, observe Martine Lemonde. Mais il pourra se tourner vers d’autres professions liées à ses préférences en santé.»
Conditions de travail
Les horaires et les lieux de travail, la mobilité professionnelle, le salaire et les possibilités d’avancement sont aussi à considérer. «Un jeune attiré par la massothérapie peut rejeter ce choix parce que les emplois salariés dans le domaine sont rares et que le développement d’une clientèle l’angoisse», illustre Martine Lemonde.