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Le choix de carrière concerne d’abord le jeune qui exercera le métier plus tard. Mais les parents ont un rôle à jouer pour l’aider à trouver sa voie. L’orientation, ça commence à la maison!

À 23 ans, Jonathan Bellerose retourne au Collège François-Xavier-Garneau pour suivre un baccalauréat international (option langues), un programme préuniversitaire qui comprend notamment des activités communautaires et des cours de langues.
Son but? Apprendre plusieurs langues, dont le mandarin, pour enseigner l’anglais en Chine. Il songe aussi à poursuivre des études universitaires en relations internationales pour devenir ambassadeur.
«J’ai d’abord obtenu un diplôme d’études collégiales (DEC) en techniques de l’informatique parce que j’aimais les jeux vidéo et les ordinateurs, raconte-t-il. Je n’avais pas vécu assez d’expériences. Mes parents ne se sont pas trop impliqués, ils m’ont laissé prendre mes décisions. Finalement, je n’ai pas la patience de réparer les ordinateurs. Mais en participant notamment à trois projets communautaires de Katimavik à travers le Canada, j’ai découvert mon intérêt pour la politique, l’économie et les autres cultures ainsi que mon talent pour l’apprentissage des langues.» Jonathan a finalement trouvé sa voie, mais s’il avait été davantage accompagné, il aurait sans doute évité les détours.
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«Les parents doivent créer un climat de confiance pour que le jeune ait le goût de s’ouvrir», avance Mathieu Guénette, conseiller d’orientation à la Société Pierre Boucher, une firme spécialisée notamment en gestion de carrière. «Évoquez votre processus d’orientation. En vous écoutant, votre jeune risque de s’interroger sur son cheminement et de vous en parler.»
Aidez votre enfant à reconnaître ses aptitudes et ses champs d’intérêt. «Pour créer des occasions de les découvrir, on peut donner à son jeune des responsabilités comme construire en famille un cabanon, organiser une fête ou accompagner le petit frère dans ses devoirs», ajoute Martine Lemonde,directrice des services professionnels chez Brisson Legris Révélateurs de potentiels, une firme de consultants en évaluation et en gestion de carrière. Le but est de lui faire découvrir des goûts qu’on a remarqués dans sa personnalité et qu’il ignore peut-être, afin d’enrichir son exploration.
Si notre jeune ne s’intéresse qu’à une chose, il faut l’inviter à diversifier ses expériences afin qu’il apprenne à mieux se connaître, exhorte Claude Nadon, conseiller d’orientation à l’École secondaire Saint-Stanislas, à Saint-Jérôme. «Encouragez-le, par exemple, à choisir un job d’été différent, à visiter un centre des sciences ou à s’inscrire à des cours de premiers soins. Plus il expérimente, plus il se connaît et augmente ses chances de choisir un métier en lien avec ses préférences.»
Maude Forest, 16 ans, veut s’inscrire au DEC en soins infirmiers. «C’est une émission de télévision sur les métiers en santé qui m’a allumée, dit-elle. J’ai ensuite fait des recherches dans Internet et j’ai consulté un conseiller d’orientation pour en apprendre plus sur le secteur. Comme j’ai des tantes qui travaillent dans le domaine, je les ai questionnées pour valider mon intérêt pour le métier d’infirmière. Je suis empathique et j’aime aider les gens. Mes parents m’encouragent, car ils croient que j’ai les qualités nécessaires pour œuvrer en santé. Je m’attends à ce qu’ils m’appuient dans mes choix.»
Le soutien des parents est important. Ils doivent fournir un accompagnement à leur enfant, indique Isabelle Falardeau, conseillère d’orientation au Collège de Maisonneuve. «Un des parents peut organiser une rencontre avec un professionnel qui exerce le métier convoité pour mettre le jeune en contact avec le marché du travail.» Lyne Robitaille, mère de deux adolescentes, a joué ce rôle d’accompagnatrice. Sa fille de 19 ans étudie au DEC en sciences humaines. Elle souhaite être admise en techniques policières et s’intéresse aussi au baccalauréat en communication. La plus jeune, âgée de 17 ans, commence son DEC en gestion de commerce. «J’ai navigué sur Internet avec elles afin de trouver des renseignements sur les métiers qui les attiraient. J’ai discuté de l’information trouvée et je les ai accompagnées dans les journées d’information dans les cégeps.»