Trouver un article
Les parents doivent aussi s’assurer du bien-fondé des renseignements qu’ils transmettent à leur ado. Le système scolaire, les formations et les conditions d’admission évoluent sans cesse, tout comme le monde du travail. «Des parents suggèrent à leur enfant voulant devenir avocat d’ajouter des cours de mathématiques à sa formation collégiale, alors que ce n’est pas un préalable pour l’université, illustre Isabelle Falardeau. Si ses cours de maths font baisser sa moyenne générale, il fait un mauvais calcul, car la cote R est importante pour entrer en droit, un programme contingenté.»
Les préjugés sont aussi à éviter, insiste Martine Lemonde. «Tu es bon à l’école, fais ta médecine. Tu n’iras nulle part sans diplôme universitaire ou sans mathématiques au collégial, etc.» À son avis, c’est l’intérêt pour les tâches liées à un métier qui guide le choix de carrière, pas le bulletin scolaire. Pour réussir sa vie, l’université et les programmes enrichis avec mathématiques ne sont pas des passages obligés.
| Pub. |
Si le choix de votre enfant vous inquiète ou vous semble farfelu, ne le jugez pas. «Comprenez plutôt les arguments qui se cachent derrière sa décision, propose Isabelle Falardeau. Amenez-le à approfondir sa réflexion.»
Demandez-lui ce qu’il connaît du métier (tâches, rôle, conditions de travail, etc.), où il a puisé l’information, pourquoi il veut exercer ce métier, quel programme de formation il doit suivre, la durée des études, les conditions d’admission, et ainsi de suite.
«Il est préférable de laisser son jeune vivre à fond une passion, croit Mathieu Guénette. S’il trippe sur la musique et veut être DJ, il vaut mieux qu’il expérimente et tire ses propres conclusions. Respectez son choix et laissez la porte ouverte à une réorientation ultérieure.» Si vous vous êtes assuré qu’il avait tous les outils nécessaires pour s’orienter, encouragez votre enfant à choisir pour lui-même.
«Malgré ses préférences, le parent doit éviter d’imposer des choix de carrière pour réaliser un rêve professionnel inassouvi», expose Martine Lemonde. «L’enfant n’est surtout pas un clone de ses parents, conclut Claude Nadon. C’est un être différent à découvrir.»