


Au petit matin, c’est la ritournelle d’un oiseau qui nous éveille, alors qu’on louvoie dans l’ombre d’un rêve qui s’enfuit. On ouvre les yeux. Ça tire un peu dans le cou. On reprend contact avec la troisième dimension : la chambre à coucher, l’odeur des draps, l’oreiller trop mou qu’on se jure de remplacer depuis trois mois. La lumière vient, encore faible, poussant de ses petits bras le rideau. L’oiseau lance un air désordonné qui rappelle du jazz fusion. Aucune mélodie ne tient la route, malgré tout l’effort investi dans l’écoute. Son message restera un mystère. Mais malgré tout, on sait. Quelque chose de fondamental s’est passé durant la nuit : l’été est arrivé.
Les changements de saison portent en eux des empreintes indélébiles. Une première feuille rouge piétinée sur un trottoir, un flocon égaré sur son nez, une certaine lumière dans un ciel d’avril, un bombardement soudain de samares alors qu’étendu dans le parc, on peigne la girafe – une charmante expression qui signifie ne rien faire d’utile!
Ainsi, les saisons vont et viennent, un peu comme les gens entrent et sortent de nos vies. Des chemins se croisent et se décroisent, car nous sommes tous appelés, un jour ou l’autre, à revoir notre trajectoire. Notre emploi. Nos amis, nos amours. Nos petites habitudes chéries. Nos modus vivendi. Rien n’est statique, même si parfois on le croit. Car tous les changements s’amorcent discrètement. Sans trop qu’on s’en aperçoive, ils mûrissent, nous emportant déjà ailleurs. Puis un jour, ils viennent à point, se déploient et on comprend alors qu’une nouvelle réalité s’est déjà mise en place, qu’un temps est désormais révolu. Que de l’hiver nous sommes passés à l’été.
Dans cet ordre d’idées, j’aimerais annoncer des changements importants dans notre univers, notamment le départ de notre collègue Martine Roux, qui a travaillé à titre de rédactrice en chef adjointe au sein du Magazine pendant quatre ans. On lui doit de lumineuses idées d’articles et une rigueur irréprochable qui a contribué à forger la qualité de nos contenus. Martine entreprend une seconde carrière et signera désormais des articles à titre de collaboratrice dans nos pages.
Notre site Internet www.jobboom.com/magazine a aussi subi une métamorphose extrême. Un sérieux lifting, quelques implants ici et là, une toute nouvelle allure. Recousu de bout en bout, il est maintenant intégré dans un vaste site dédié à la carrière et la vie au travail carriere.jobboom.com. Vous y retrouverez tous les contenus du Magazine et bien plus. Notre collègue Éric Grenier, qui a des yeux tout le tour de la tête et la langue bien tournée, y servira aussi un succulent blogue sur le merveilleux monde du travail.
Que peu de temps suffit pour changer toutes choses!, écrivait Victor Hugo. Il avait bien raison.