


On dit qu’il n’y a que les fous qui ne changent pas d’idée. C’est un lieu commun que j’aime particulièrement. Il conforte ma petite girouette intérieure, qui s’intéresse aux quatre vents. Ainsi, je me sens toujours à l’aise de retourner ma veste, de filer sur l’envers des coutures, de revenir sur mes décisions, d’en prendre de meilleures. Ou malheureusement, parfois des pires. Dans ce cas, pourquoi avoir changé d’idée? Simplement parce que le changement, c’est diablement tentant.
Tout comme se changer les idées, d’ailleurs. Allez hop! Un coup de balai, dehors les pantoufles, de l’air frais, s’il vous plaît. Et à nous ce bel inconnu! Mais pourquoi est-il si attirant, puisqu’il deviendra inexorablement stagnant et peut-être plus ennuyeux que le présent? À changer pour changer, gagne-t-on vraiment au change?
C’est avec ces épineuses questions que nous jonglons dans ce numéro. Notre conclusion : le changement est un charmant tyran. Dans la vie, il est difficile de le combattre et d’y résister, car on a tendance à craquer pour la nouveauté. Parallèlement, notre corps, lui, cherche à rester bien peinard parce que le changement, c’est stressant!
Au travail, on subit le changement très souvent. Mais le remettre en question, c’est s’attirer des bosses de la part des patrons. Doit-on pour autant s’en remettre aux joies du statu quo et de l’inertie? Non plus.
Alors quoi? Alors c’est pas simple, l’évolution, pardi!
À preuve, nous sommes les premiers à être un peu mêlés. Ironiquement, c’est dans une toute nouvelle grille graphique que nous osons faire le procès du changement! Mais là, que voulez-vous, il était trop tard pour changer d’idée...