Mot de la rédaction

Numéro du 15 avril au 15 mai 2008

Des gens d’actions

La dernière fois que j'ai voulu parler de la bourse avec une amie, elle m’a raconté qu'elle avait appris deux mots d’islandais. Et elle s'est enfuie. C'est pourtant un sujet important, la bourse. Sinon, on ne passerait pas un temps fou, chaque jour, à nous dire pourquoi elle monte, pourquoi elle descend, ou pourquoi elle ne fait ni l'un ni l'autre. On ne tartinerait pas des pages et des pages de cotations boursières dans des quotidiens qui manquent cruellement d'espace. Et les journaux télévisés ne seraient pas entrecoupés de jingles guillerets rien que pour nous donner le pouls des Dow Jones, TSX, Nasdaq et autres indices boursiers.

Mais ce n'est pas parce que l'on en parle tous les jours que le commun des mortels va soudainement s'y intéresser. Puisqu'il n'y joue pas, à la bourse, alors Wall Street peut bien s'emballer ou s'écrouler, ça le laisse froid. Mieux, ça ne le concerne pas.

Un peu comme le non-fumeur qui se fout carrément des extases ou des métastases du fumeur. Jusqu'à ce qu'il découvre les effets de la fumée secondaire!

C'est un peu ce qui est arrivé aux milliers d'employés, ex-employés et futurs ex-employés de Nortel, qui n'en finissent plus de payer pour l'effondrement de l'action de la compagnie, survenue en 2002. Ou à ceux d'Enron. Ils avaient beau ne jamais avoir touché à une action, leur vie a été soudainement bouleversée par la bourse. Et ce ne sont là que les cas les plus spectaculaires.

Aujourd'hui, compression de personnel, délocalisation, fermetures d'entreprises sont souvent considérées comme de banales stratégies pour redonner un peu de vigueur à une action à la baisse. Sans compter tous les nouveaux jouets dont se sont dotés les spéculateurs professionnels, des jouets d'une inventivité délirante qui leur permettent de continuer à faire de l'argent même quand tout le monde en perd. Certains les trouvent particulièrement futés. Peut-être. Mais les hyènes aussi sont futées.

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J'espère que vous savez apprécier le sens du timing. Non seulement nous présentons un dossier sur la bourse au moment précis où celle-ci a le hoquet, mais nous publions un texte sur l'achat d'une première maison en pleine crise des «subprime». D'accord, la crise de l'immobilier, pour l'instant, ne concerne que nos voisins américains.

Il n'est tout de même pas interdit de penser qu'elle pourrait se répercuter de notre côté de la frontière. Après tout, ça fait déjà une bonne dizaine d'années que l'immobilier a le vent dans les voiles. On pourrait s'imaginer qu'il est dû pour une petite correction à la baisse, de quoi ouvrir un peu le marché aux premiers acheteurs.



guide de survie

Quelle serait la pire gaffe lors d’un party de bureau?









Résultats



Québec

38,5 %


Situation de l'emploi :
Défavorable

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