Pause toujours
numéro de mai 2010

Recherche et rédaction : Maxime Johnson

Visiter des maisons de riches
À la défense des émoticônes
Livre // g’palémo
La sauce piquante du mois
Des applications intelligentes pour téléphone intelligent
Des chansons à télécharger
Farniente


Week-end

Visiter des maisons de riches

La défunte émission La vie des gens riches et célèbres a fait rêver les Québécois pendant des années en ouvrant les portes des demeures extravagantes des hommes d’affaires, artistes et autres héritiers fortunés. Ce week-end, renouez avec ce petit plaisir coupable et visitez des maisons de millionnaires à vendre.

Avant toute chose, inventez-vous une histoire crédible avec votre copain/copine pour expliquer aux agents immobiliers pourquoi vous visitez des propriétés de plusieurs millions de dollars parés de vêtements H&M à 9,99 $.

Ceux dont les talents de comédien laissent à désirer peuvent recourir à la bonne vieille histoire du décès d’un oncle richissime et lointain. Les plus aventureux oseront expliquer leurs jeans troués et leurs manières peu raffinées en se disant membres d’un groupe rock. En cas d’agent immobilier mélomane, dites que vous êtes big au Japon.

Déterminez ensuite votre itinéraire. Plusieurs sites Web peuvent faciliter votre recherche. Realtor.ca, par exemple, compile les propriétés en tous genres annoncées dans différents sites. Mais pour la crème de la crème, regardez plutôt du côté de www.luxuryrealestate.com, qui recense plusieurs centaines de résidences d’une valeur de plus d’un million de dollars au Québec.

Sur place, prenez soin de rester de glace devant la somptuosité des résidences. Les vrais riches ne s’émerveillent pas devant une machine à espresso.

Pour pimenter un peu la journée, n’hésitez pas à jouer le jeu à fond. Le plus sérieusement du monde, lancez des phrases à votre partenaire comme :
> «Le plafond est un peu bas pour notre Rodin, non?»
> «On ne fera pas nos difficiles, de toute façon, ce n’est qu’une résidence secondaire…»
> «Il faudra élargir ce corridor, des fois qu’on se croiserait en Segway…»

Quand vous aurez atteint votre dose de spas, de piscines intérieures et de chandeliers en cristal, remerciez l’agent immobilier et rentrez à la maison. Si la modestie de votre demeure vous attriste, méditez sur tous les beaux moments que vous avez vécus en ses murs. Après tout, l’important ce n’est pas la taille d’une maison, mais bien comment on y vit. Courez quand même au dépanneur acheter un 6/49. Ça serait vraiment beau, un Rodin dans le salon…


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Envers et contre tous

À la défense des émoticônes

Les adolescents et les éducatrices en garderies les utilisent à souhait dans toutes leurs communications. Mais dans le reste de la population, particulièrement dans un contexte professionnel, les émoticônes sont moins largement adoptées.

Quelle erreur. Les bonnes raisons de parsemer les écrits de ces nouvelles expressions graphicolittéraires sont nombreuses. Sauf, évidemment, pour l’émoticône de vampire ( :-E ), dont on n’est pas sûr de saisir l’utilité.

Rapides et simples, ces courtes combinaisons de caractères permettent de transmettre une information comparable à une expression faciale ou au ton de la voix. Du coup, la pensée et l’intention de l’auteur s’en trouvent clarifiés. Trois petites frappes ( :-P ) et tout le monde a compris la présence d’une blague. Exit les malentendus lourds de conséquences et les lectures à répétition d’un même courriel pour démêler le premier du second degré.

Aussi, en cette ère mondialisée d’échanges planétaires et de clavardage sur Chatroulette.com, les émoticônes ont l’avantage d’aplanir les barrières linguistiques. :-( est instantanément compréhensible, même dans un anglais approximatif.

Ceux qui ont de la difficulté à se défaire de l’impression que parsemer ses textes de «bonshommes-sourires» manque de sérieux sont sûrement les mêmes rabat-joie qui n’ont pas cru en Guy Laliberté à l’époque où il était encore un simple clown en échasses. Tant pis pour eux. Aujourd’hui c’est ce même clown qui sauve la planète avec sa mission poético-sociale dans l’espace. Il y a de quoi être fier :-P


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Voyage, voyage

Livre // g’palémo
(Hachette, 2009, 130 pages)

À prononcer «j’ai pas les mots», ce petit guide comprend des centaines de pictogrammes à montrer du doigt pour se faire comprendre dans un pays dont on ne parle pas la langue (montrer un dessin de poulet est beaucoup moins gênant qu’en imiter un). Très complet, notamment sur le plan de la nourriture, de l’hébergement et des activités touristiques.


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La sauce piquante du mois

Cholula

Beaucoup de gens l’ignorent, mais la populaire sauce Tabasco vient des États-Unis et non de l’Amérique du Sud. Pour un peu plus d’authenticité (et surtout, de saveur), la sauce mexicaine Cholula est tout indiquée. À 3 600 sur l’échelle de Scoville, qui indique la force des piments, elle ne brûlera aucune papille gustative (le piment Bhut Jolokia, le plus fort au monde, atteint plus d’un million sur l’échelle), mais les estomacs sensibles préféreront quand même y aller avec modération. À acheter dans certaines épiceries ou en ligne au www.cholula.com.


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Bonne app!

Des applications intelligentes pour téléphone intelligent

Runstar
Plateforme : Android // Prix : Gratuit

Une des plus jolies applications Android. Elle indique aux joggeurs leur vitesse et la distance parcourue depuis le début de leur entraî­nement. Elle permet également de contrôler sa musique et de revoir son parcours sur une carte (à condition d’avoir une connexion Internet sur le téléphone). Une version payante devrait voir le jour cette année, mais la gratuite suffit pour la plupart des coureurs.


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À la pièce

Des chansons à télécharger en toute légalité chez votre disquaire virtuel préféré.

«Walls»
tirée de l’album Work,
de Shout Out Louds
Merge Records, 2010
À écouter…
si on aime la musique pop et IKEA.
Piano et batterie sont à l’honneur dans cette chanson rythmée, mais tout de même minimaliste, de ce quintette suédois. Certainement une des meilleures pièces du groupe. Surtout vers la fin, alors que la voix du chanteur Adam Olenius s’intensifie pour le plus grand plaisir de ses amateurs. À télécharger gratuitement.

«Parasites»
tirée de l’album Requiem pour les sourds,
de Vulgaires Machins
Indica, 2010
À écouter…
si on aimait «Puits sans fond».
Le groupe punk rock québécois sort ses canons et tire à bout portant sur l’industrie du disque, la commercialisation de la culture et le capitalisme en général. Impossible d’écouter cette chanson sans sauter sur place, le bras en l’air, et chanter en chœur «nous sommes des parasites, nous sommes des putes, nous ne sommes qu’un prétexte pour vous faire avaler de la pub».


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Farniente


DVD : Merlin : Coffret de la saison 1
Warner // 43,99 $

Cette série anglaise, produite par la BBC, raconte les aventures du célèbre magicien Merlin alors qu’il est encore adolescent. L’ancêtre d’Harry Potter doit protéger le royaume de Camelot et le prince Arthur (pas encore devenu roi) en évitant d’avoir recours à la magie, interdite à l’époque. Une série qui vise les jeunes, mais qui devrait plaire à tout amateur de contes fantas­tiques et de damoiselles en détresse.

Gadget : EeePC 1001P
Asus // 319,99 $

La compagnie Asus, responsable en grande partie du succès des ordinateurs de type miniportable (netbooks), revient en force. Son EeePC 1001P, un miniportable peu puissant comme le genre l’oblige (processeur Atom N450, 1 Go de mémoire vive, disque dur de 160 Go), est néanmoins doté d’un grand clavier QWERTY, d’une impressionnante autonomie de 11 heures, de toute la connectivité nécessaire, le tout au prix très abordable de 320 $. Le meilleur rapport qualité-prix pour ce genre d’appareil sur le marché présentement.

Livre :
The Zombie Combat Manual (Roger Ma)
Berkley, 2010, 320 pages

L’excellent Guide de survie en territoire zombie de Max Brooks (Calmann-Lévy, 2009) a beaucoup fait parler grâce à ses conseils généraux en cas d’invasion de zombies (oui, c’est tout à fait sérieux). Ce nouvel ouvrage se concentre plutôt sur l’élément le plus important pour survivre si La nuit des morts vivants devient réalité : comment combattre un zombie! Au menu, des techniques d’autodéfense en cas de bataille à mains nues et des conseils pour transformer un objet de tous les jours en arme salvatrice. On n’est jamais trop prudent.


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guide de survie

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