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Zoom sur l'actualité - numéro du 15 avril au 15 mai 2006 Recherche et rédaction : Éric Grenier

Web Cam Académie
Oiseaux de malheur
Coupable!
De bonnes nouvelles!
À quelle heure on mange?
Chic choc

Web Cam Académie

Il y a désormais une façon beaucoup plus facile de lancer une carrière internationale de chanteuse, sans avoir à passer par l'Académie sous les crocs acérés de Mme Filiatrault ni subir les humiliations hebdomadaires des mises en danger.

Sandi Thom, une Londonienne de 24 ans rêvant d'être la nouvelle Janis Joplin, s'est vu offrir un généreux contrat de disques par la multinationale RCA/Sony BMG après avoir donné une série de concerts en direct sur le Web à partir de sa chambre à coucher.

Le premier récital du 24 février dernier n'avait attiré que 70 internautes, dont une bonne part de parents, d'amis et d'égarés de la Toile. Le 16 mars, soir de son dernier concert, plus de 70 000 mélomanes s'étaient branchés sur son site, cette fois-là délibérément, pour assister à la prestation.

Forte de ce succès, elle a reçu une multitude d'offres de contrat par autant de compagnies de disques. C'est finalement RCA/Sony BMG qui permettra à la jeune Britannique d'entamer une carrière professionnelle dans le merveilleux monde du show business!

Sources : CNN, 3 avril 2006.


Oiseaux de malheur

Les oiseaux voyagent, les banlieusards aussi. Mais en cas de pandémie de grippe aviaire, il serait beaucoup plus facile pour les autorités compétentes d'empêcher les déplacements de travailleurs de la banlieue que ceux des volatiles pour stopper la propagation de la maladie.

C'est ce que les gouvernements pourraient être tentés de faire en cas de pareille catastrophe, disent des chercheurs de l'Institut national de la santé publique des États-Unis dans un article publié par la revue Science. Déjà, les banlieusards seraient responsables en bonne partie de la transmission de l'influenza annuel d'hiver; en cas de pandémie de grippe aviaire, la propagation se ferait deux fois plus rapidement. "Il sera peut-être possible de ralentir la pandémie avec des restrictions sur les longs trajets maison-travail", explique l'un des coauteurs de l'article, Mark Miller, épidémiologiste.

Sources : La Presse, 4 avril 2006; Science, avril 2006.


Coupable!

C'est un sévère coup de règle que s'est fait infliger le gouvernement du Québec par le tribunal du Bureau international du Travail (BIT) dans le dossier des éducatrices de garderies en milieu familial. En décembre 2003, sous le bâillon parlementaire, le gouvernement de Jean Charest avait fait adopter les projets de lois 7 et 8 qui suspendaient le droit d'association et imposaient un statut de travailleur autonome aux femmes œuvrant dans les services de garde à domicile et dans les ressources intermédiaires de type familial.

Suivant une plainte déposée par les centrales syndicales en 2004, le BIT en vient à la conclusion que ces lois nient le droit à la syndicalisation de près de 25 000 travailleuses des services sociaux et de santé et des services de garde à l'enfance. Pour le BIT, "il s'agit dans les faits d'une annulation par voie législative d'accréditations existantes, ce qui est contraire aux principes de liberté syndicale [convenue par le Code du travail et la Charte des droits et libertés de la personne du Québec]". Au moment de son dévoilement, ce plan de "désyndicalisation" parrainé par le titulaire du ministère de la Famille de l'époque, Claude Béchard, avait été sérieusement varlopé par la presse. Il avait été notamment traité de paternaliste et d'abus de pouvoir par des éditorialistes.

Pour l'actuelle ministre responsable de la Famille, Carole Théberge, ce qui est fait est fait, et aucun retour en arrière n'est envisagé, puisque le gouvernement persiste à défendre ses deux lois qui font l'objet de contestations devant les tribunaux québécois, selon ce qu'a appris le Magazine Jobboom.


De bonnes nouvelles!

Votre Magazine Jobboom est le magazine à caractère économique le plus lu au Québec, devançant largement ses concurrents comme le journal Les Affaires, le magazine Affaires plus et la revue Commerce. Selon les données du sondage de lectorat de PMB, le BBM des publications, le Magazine Jobboom compte plus de 477 000 lecteurs. Comme le veut la formule pas très originale, mais ô combien sincère : 477 000 fois merci!

Nous sommes aussi fiers d'annoncer que le Magazine a obtenu deux nominations au concours Grands prix 2006 de Magazines du Québec dans les catégories "Éditorial, analyse, opinion, essai" (chroniques L'heure supplémentaire d'Éric Grenier) et "Photographie-reportage" (Marchands d'hier, de notre photographe Nathalie St-Pierre). Les gagnants seront connus à la fin mai. À go, on croise tous les doigts!


À quelle heure on mange?

C'est officiel, le 9 à 5 n'est plus la norme. Selon une étude de Statistique Canada rendue publique en avril dernier, seulement un travailleur canadien sur sept a bénéficié de façon générale d'un horaire régulier de travail entre 1997 et 2001. Pour les autres, l'instabilité des horaires a été croissante. Aussi, 52 % des travailleurs ont connu des hausses et des baisses de leur nombre d'heures travaillées d'une année à l'autre. D'après les auteurs de la recherche, les travailleurs dont l'horaire est instable subissent davantage de stress et se disent en moins bonne santé que ceux qui ont des heures de travail plus stables.


Chic choc

Des nouvelles chics et des nouvelles-chocs, choisies par l'équipe de rédaction. CHIC : Toutes nos félicitations à M. Arthur Winston. L'Américain a célébré son anniversaire en prenant sa retraite de la Los Angeles County Metropolitan Transportation Authority, l'équivalent de la Société de transport de Montréal dans la patrie du gouverneur Arnold. Jusque-là, pas de quoi en faire la personnalité du mois. Ce qui le rend si spécial, c'est que son dernier jour de travail coiffait une carrière de 76 ans (oui, oui, trois quarts de siècle!) alors qu'il atteignait l'âge respectable de 100 ans. Il était responsable de l'entretien des autobus. Il a débuté en 1930 à 41 cents l'heure, n'a pu devenir mécanicien comme il l'aurait souhaité - ce métier, au sein de l'entreprise, était réservé aux Blancs à l'époque - et n'a manqué qu'une seule journée de travail, soit le jour de l'enterrement de son épouse en 1988. En 1996, il a été élevé au rang d'"employé du siècle" par le président Clinton, et il attribue sa longévité professionnelle à la passion et à son amour des femmes. Un prochain porte-parole pour Viagra?

Sources : ABC News, 22 mars 2006.

CHOC : Le salaire moyen des travailleurs canadiens a augmenté de 3,1 % en 2005, indiquent les plus récentes données de Statistique Canada. C'est bien, mais la hausse est trois fois moins importante que celle dont bénéficient les joueurs de baseball des ligues majeures. Un lanceur de balle tout à fait ordinaire, donc bien moyen, qui ne sort du pit qu'une seule fois par semaine pour y effectuer une centaine de tirs et puis s'en retourne aux douches, gagne en moyenne 2,87 millions de dollars, en devises de l'oncle George, il va sans dire. L'homme à la seringue, Barry Bonds, dont le salaire est proportionnellement lié à ses performances qui sont proportionnellement liées à l'usage de substances qu'on ne retrouve généralement pas dans les Corn Flakes, empochait à lui seul plus de 20 millions de billets verts. Le bel exemple.

Sources : Statistique Canada; MLB.com.




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