

Car c’est tout le contraire qui se produit : les entreprises sous contrôle étranger seraient le principal facteur à l’origine de la croissance du nombre de sièges sociaux au Canada et de l’emploi dans les sièges sociaux. Entre 1999 et 2005, elles ont créé plus de 12 000 emplois dans leurs sièges sociaux canadiens. Les entreprises 100 % sirop d’érable n’en ont créé que 6 000.
Par ailleurs, la position de Montréal comme centre économique d’importance au Canada se fragilise sans cesse. Ainsi, de 1999 à 2005, le nombre d’emplois dans les sièges sociaux montréalais est demeuré stable à plus ou moins 36 000. Pendant ce temps à Toronto, il a crû de 19 %, atteignant près de 60 000 emplois. Et le nombre de personnes œuvrant dans les sièges sociaux à Calgary a augmenté d’un formidable 64 % durant la même période. À ce rythme, Calgary pourrait faire passer Montréal au troisième rang des places d’affaires du Canada en moins d’une décennie.
Interrogée par le quotidien local Le Droit, Denyse Côté, professeure de sociologie à l'Université du Québec en Outaouais, croit que les données sont faussées par le fait que les femmes sont plus nombreuses que les hommes à cumuler plusieurs emplois. Cependant, rien n’indique que les femmes de la région soient davantage appelées à cumuler les emplois que celles des autres régions, où les données continuent à maintenir les hommes en tête de peloton.
Il a analysé 301 plaintes reçues entre 2003 et 2005 : il en a conclu à un manque de réceptivité de la part de certains recruteurs au moment de leur rencontre avec des candidats; à des retards excessifs à l’égard du processus de recrutement, surtout en ce qui concerne l’évaluation médicale et l’enquête de sécurité; et à une application non uniforme des mesures incitatives ou des primes offertes aux recrues éventuelles.
L’ombudsman se préoccupe particulièrement du nombre de candidats qui abandonnent le processus en raison d’un problème ou d’un retard survenu au cours du recrutement. Il déplore que les Forces armées canadiennes perdent du personnel prometteur et de qualité. C’est bien beau les nouveaux bateaux, encore faut-il qu’il y ait quelqu’un à bord!
En 1992, 47 % des Montréalais prenaient une heure et plus par jour pour se déplacer. Aujourd’hui, c’est 60 %. Dans l'ensemble du Québec, plus d’un travailleur sur quatre voyage une heure et demie et plus par jour, contre seulement un sur sept il y a une quinzaine d’années. Doit-on blâmer la congestion routière? Oui, dit Statistique Canada, mais de manière générale, il est encore moins rapide de se déplacer en transport en commun que seul dans son char sur le boulevard Métropolitain…
Dans une offre d’emploi, Directories.com, petite société de services Internet de Dublin, a interdit aux fumeurs de poser leur candidature. «Si les gens fument à leur pause-café et reprennent le travail en puant la cigarette, dans un petit bureau, cela deviendra insupportable pour les autres. Si ces gens ignorent tant d'avertissements, c’est qu’ils n’ont pas le niveau d’intelligence requis pour travailler à mes côtés. Fumer est une idiotie», a expliqué le patron Philip Tobin, au quotidien français Le Monde. Et il n’est pas seul à penser ainsi. Depuis décembre 2005, l’Organisation mondiale de la santé refuse d’embaucher des fumeurs à son siège de Genève, en Suisse. Toutefois, certains pays comme la France et la Belgique interdisent ce genre de discrimination nouvelle, basée sur les mœurs individuelles.
Source : Le Monde, 7 août 2006
CHIC : Martin Rondeau, l’un des protagonistes de notre dossier «Job Story, les péripéties de deux chercheurs d’emploi» (vol. 7, n° 5, 15 mai 2006), a finalement obtenu le poste de ses rêves en juillet dernier : coordonnateur de la santé-sécurité chez un fabricant d'additifs pour l’industrie pétrolière. Il s’agit d’un emploi temporaire jusqu’à l’automne 2007 (un remplacement de congé de maternité), mais Martin se dit heureux de démarrer sa nouvelle carrière avec un emploi intimement lié à sa formation. Rappelons que le Magazine Jobboom a suivi à la trace les démarches de ce chercheur d'emploi pendant près d’un an. En parallèle, nous avions demandé à des spécialistes de la recherche d’emploi de commenter ses démarches, jugées parfois déficientes. Même s’il n’était pas d’accord avec toutes les observations dont il a été l’objet, Martin dit avoir tiré quelques leçons de ces remarques. «Mais une chose que je ne regrette pas, c’est d’avoir acheté mon chalet pendant que je cherchais un emploi!» maintient-il. Alors l’équipe du Magazine lui souhaite bonne continuation dans ses projets, tant professionnels que… oisifs! par Jean-Sébastien Marsan
CHOC : Ce sont des partisans démocrates qui ont d’abord ébruité l’affaire, après la divulgation de la liste de paie de la Maison-Blanche : le président George W. Bush compte parmi son personnel politique un directeur des leçons apprises… payé 106 641 $ US par année. Ce qui a semblé à plusieurs comme une farce est bel et bien vrai. Stuart Baker, le directeur en question, est responsable de l’étude des dérapages de l’administration fédérale. Comme la gestion de la catastrophe humanitaire provoquée par l’ouragan Katrina en août 2005. Ce qui a fait dire à un membre du Parti démocrate lors d’une intervention à la Chambre des représentants que les contribuables pourraient épargner ces 106 000 $ si la Maison-Blanche avait déjà appris quelques leçons de base… comme, quand le service national de météorologie annonce qu’un ouragan de catégorie 5 s’apprête à frapper la Nouvelle-Orléans, c’est qu’un ouragan de catégorie 5 s’apprête à frapper la Nouvelle-Orléans…