Trouvez un article

Rechercher


Zoom sur l'actualité - numéro du 15 octobre au 15 novembre 2006
Recherche et rédaction : Éric Grenier

Blondes et légales
En grève
Tourner avide
Une escapade
Chômage élevé
Stopper les machines!
CHIC CHOC
Sur le jobboomblog

Blondes et légales

L’inégalité dont souffrent les femmes sur le marché du travail prend parfois des aspects insoupçonnés : la ville de Volgograd, dans le sud de la Russie, a mis sur pied sa première brigade de policiers entièrement féminine. Elle aura la tâche de faire respecter le code de la route. Est-ce pour rendre la contravention plus séduisante aux yeux des automobilistes délinquants? Que non! En fait, le conseil municipal, à la lumière de certaines études qui démontrent que les femmes sont beaucoup moins enclines à flirter avec la corruption que les hommes, croit qu’une telle brigade réduira la corruption chez les agents affectés à la circulation routière, présente au point de représenter un véritable fléau dans les corps policiers russes. Le chef de police de Volgograd, Mikhail Tsukruk, soutient que les candidates n’ont pas à être grandes et blondes, mais qu’il préférerait quand même qu’elles soient ravissantes. «Laissez les gens les admirer!» a-t-il candidement affirmé à la chaîne britannique BBC.


En grève

L’année 2005 s’est révélée la plus active des 15 dernières en matière de conflits de travail au Canada. Les entreprises et les administrations publiques du pays ont enregistré l’an dernier le nombre le plus élevé de jours de travail perdus à la suite de grèves et de lock-out, selon une étude annuelle de Statistique Canada. Le Québec remporte la palme du plus grand nombre de conflits de travail au Canada, ce qui tranche avec les dernières années où la province figurait plutôt au palmarès des havres de paix en milieu de travail. Le bras de fer entre le gouvernement du Québec et ses employés n’est certainement pas étranger à cette remontée.

Dans l’ensemble du pays, 4,1 millions de jours de travail ont été perdus en raison de conflits de travail, soit près de deux fois et demie le nombre enregistré en 2003. C’est aussi le plus haut taux observé depuis 1990, l’année où près de 5,1 millions de jours de travail ont été perdus. Quelque 429 000 travailleurs ont été touchés par les 261 arrêts de travail déclenchés l’an dernier, ce qui représente 5 fois plus que l’effectif de 81 000 enregistré en 2003. Les grèves n’avaient pas touché autant de travailleurs depuis 1989.


Tourner avide

«Bon, y a pas le feu non plus, on vous vire pas comme un malpropre. Votre remplaçant n’arrive qu’à 14 h.» Voilà qui donne le ton d’une nouvelle émission de télévision française, Brother and Brother. À vrai dire, elle n’est pas tout à fait nouvelle, et ce n’est pas tout à fait une émission non plus. Il s’agit plutôt d’une série de clips de une à deux minutes qui font les délices des internautes depuis près de deux ans et qui viennent d’être promus au petit écran.

Savoureuse parodie de l’univers de l’entreprise où s’entrechoquent expressions creuses et cruelle cupidité, Brother and Brother est un modèle d’économie de moyens : quatre comédiens dans un local sombre, quelques meubles et un éclairage judicieux suffisent à nous plonger dans une ambiance à la fois étrangement familière et un brin surréaliste. Visionnez une partie des archives dans le site original, www.brotherandbrother.fr/, ou les nouveaux clips hebdomadaires dans le site de la chaîne Canal+ (www.canalplus.fr), dans la section «Vidéos, bandes annonces». Ou méditez simplement sur la mission de Brother and Brother : «Nous adressons les problématiques clients afin d’implémenter des dispositifs transversaux opérants et structurants et les aidons ainsi à développer leurs potentiels de valeur ajoutée.» Hum.
par Pierre Frisko


Une escapade

Une suggestion de carnet Web, celui du Journal de bord d’une camionneuse. En l’occurrence Sandra, une Bleuet qui parcourt les routes de l’Amérique à bord de Fuego, son nouvel étalon tout de rouge vêtu. Un récit de voyage intelligent, drôle, pertinent, très bien écrit et qui incite au rêve. Elle tire notamment de superbes portraits des paysages et lieux qu’elle côtoie.

«Je suis camionneuse. Le camion, c’est mon bureau, les routes de l’Amérique, mon territoire. Je travaille avec cinq millions de collègues qui sillonnent ces couloirs, le jour comme la nuit. Ma vie de tous les jours n’a rien d’ordinaire. Quand je me lève, je suis toujours ailleurs. Je me réveille dans une autre ville, un autre climat, un autre pays, un autre paysage. Mon bureau a une vue panoramique. Venez la contempler avec moi!» Irrésistible.
camionneuse.blogspot.com


Chômage élevé

Entraîneur-chef dans la Ligue nationale de hockey est peut-être le job le plus instable de la terre, après, bien sûr, celui d’animateur de bulletins de nouvelles à TQS… Depuis 11 ans, on a observé 148 congédiements dans la LNH. Pour la seule saison 2002-2003, un grand cru, 10 entraîneurs sur 30 ont perdu leur emploi, ce qui en fait un métier à haut risque.

La dernière saison en a mis huit autres au chômage, dont Claude Julien, du Canadien, qui s’est néanmoins retrouvé un boulot identique chez les Islanders de New York quelques mois plus tard. Et vous, simples amateurs, pouvez contribuer à l’accélération du roulement de personnel chez les coachs.

Grâce au Net, vous pouvez acheter, à partir de 50 $ jusqu’à plus de 250 $, un nom de domaine comme www.congedierguycarbonneau.com (un exemple au hasard), et lancer une vaste offensive populaire visant la destitution dudit coach. Le phénomène s’étend à un point tel qu’aux États-Unis des spécialistes en communication suggèrent fortement aux entraîneurs d’équipes sportives de «sécuriser» leur nom en achetant ces noms de domaine qui les concernent.


Stopper les machines!

Le 24 octobre prochain, mettez les freins : c’est le Take Back Your Time Day, un jour de grâce où on invite les Nord-Américains à réduire leur rythme de vie effréné et à prendre du bon temps.

Lancée en 2003 aux États-Unis et ensuite au Canada, cette journée vise à vous accorder un moment de répit de manière à reprendre votre souffle. L’organisme du même nom vous incite donc à prendre une journée de congé et à faire la grasse matinée. On propose aussi de débrancher la télé pour la journée, de planter un arbre, de regarder les dernières feuilles tomber, de faire une promenade à pied, de planifier un repas en famille ou d’enlever une activité dans l’horaire surchargé de vos enfants. Bref, ce qui vous passera par la tête.

Le thème de cette année : À table tous! (Let’s get back to the table!) Prendre le temps de rester à table : celle de la salle à manger, bien sûr, mais aussi à la table à cartes ou à la table de pique-nique. Une manière de favoriser le contact humain, avec sa famille, ses amis et ses concitoyens. Un moment de communication privilégié souvent sacrifié sous prétexte de manquer de temps.

L’initiative a vu le jour au Michigan où la gouverneure, Jennifer M. Granholm, a non seulement encouragé tous les citoyens à participer aux événements et à discuter de l’épineux problème du manque de temps, mais a aussi officiellement proclamé la journée du 24 octobre Take Back Your Time Day. Cette date n’est pas innocente : elle tombe exactement neuf semaines avant la fin de l’année. Elle a été choisie pour souligner que les Américains travaillent en moyenne 9 semaines de plus (soit 350 heures) que les Européens, et n’ont que 2 maigres semaines de vacances, contre 5 ou 6 pour l’Européen moyen.

www.timeday.org


CHIC CHOC

Des nouvelles chics et des nouvelles-chocs, choisies par l'équipe de rédaction

CHIC :V’là une bonne idée : faire travailler les Bleuets dans les usines de leur région afin de pallier la pénurie de main-d’œuvre qui sévit en Alberta! Elle vient du cerveau du maire de Calgary, Dave Bronconnier. Le mois dernier, il a fait une proposition originale à Jean-Pierre Blackburn, ministre responsable de l’Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec : que les entreprises industrielles du Saguenay–Lac-Saint-Jean fabriquent des équipements dont l’Alberta a grand besoin pour satisfaire sa forte croissance économique et atténuer son manque de travailleurs.

CHOC : Dans une réclame publicitaire télévisée, Wal-Mart, la multinationale des bas prix, nous présente fièrement son programme d’achats au Québec. «Nous injectons plus d’un milliard de dollars chaque année dans l’économie québécoise», dit en substance la voix hors champ dans le message. Va falloir en soustraire un peu, de ce montant. C’est que Wal-Mart exige de CSBS, une entreprise de Magog spécialisée dans la confection de literie, une réduction de 10 % de ses prix de gros. En conséquence, CSBS a été obligée de demander à ses employés de réduire leur salaire de 25 % afin de répondre à la nouvelle exigence du détaillant. Lors d’un vote qui s’est tenu en septembre dernier, 94 % des employés ont refusé. La perte du contrat d’approvisionnement chez Wal-Mart pourrait signifier la fermeture pure et simple de l’usine.


Sur le jobboomblog

  www.jobboomblog.com

Le sujet de notre grand dossier Cassée! : la génération des beaux, bons, pas chers, a fait l’objet d’âpres débats dans notre blogosphère. Après avoir invité les internautes à réagir sur les conditions de travail des jeunes, nous avons constaté avec une certaine stupeur que le débat s’était transformé en duel entre générations. Les boomers d’un côté, les X et les Y de l’autre. Voici quelques extraits de cette discussion explosive que nous vous invitons à lire.

Éric Grenier

www.jobboomblog.com/jeunes_et_cheaps
www.jobboomblog.com/conflit_de_generations

Les générations avant moi ont été gâtées et je suis en «tabarnouche» de voir que c'est nous qui payons!
— Andrée-Anne Handfield

Les vieux semblent vouloir garder leurs acquis et les jeunes veulent faire ce que les vieux ont fait il y a 30 ans, mais sans s'impliquer activement.
— Robert Dufort

C'est grâce aux baby-boomers si le niveau de vie est ce qu'il est aujourd'hui. Nous méritons une retraite dorée après avoir offert à nos enfants une solide éducation.
— Norbert Gagne

À ceux qui critiquent les baby-boomers, soyez prudents. […] Vous tenez pour acquis que le poste vous revient de droit. Un bout de papier sur le mur mais aucune expérience, le nombril encore vert et on pense aux billets verts.
— Roger Lemieux

J'ai 28 ans et j'en ai plus qu'assez de me faire planter par les baby-boomers. […] Leur mentalité typique : je pense à mon cul et je me fous des jeunes.
— Luc Bérubé




guide de survie





Iriez-vous vivre en région éloignée si l’on vous y offrait un meilleur poste?








Résultats