

Dans l’ensemble du pays, 4,1 millions de jours de travail ont été perdus en raison de conflits de travail, soit près de deux fois et demie le nombre enregistré en 2003. C’est aussi le plus haut taux observé depuis 1990, l’année où près de 5,1 millions de jours de travail ont été perdus. Quelque 429 000 travailleurs ont été touchés par les 261 arrêts de travail déclenchés l’an dernier, ce qui représente 5 fois plus que l’effectif de 81 000 enregistré en 2003. Les grèves n’avaient pas touché autant de travailleurs depuis 1989.
Savoureuse parodie de l’univers de l’entreprise où s’entrechoquent expressions creuses et cruelle cupidité, Brother and Brother est un modèle d’économie de moyens : quatre comédiens dans un local sombre, quelques meubles et un éclairage judicieux suffisent à nous plonger dans une ambiance à la fois étrangement familière et un brin surréaliste. Visionnez une partie des archives dans le site original,
www.brotherandbrother.fr/, ou les nouveaux clips hebdomadaires dans le site de la chaîne Canal+ (www.canalplus.fr), dans la section «Vidéos, bandes annonces». Ou méditez simplement sur la mission de Brother and Brother : «Nous adressons les problématiques clients afin d’implémenter des dispositifs transversaux opérants et structurants et les aidons ainsi à développer leurs potentiels de valeur ajoutée.» Hum.
par Pierre Frisko
«Je suis camionneuse. Le camion, c’est mon bureau, les routes de l’Amérique, mon territoire. Je travaille avec cinq millions de collègues qui sillonnent ces couloirs, le jour comme la nuit. Ma vie de tous les jours n’a rien d’ordinaire. Quand je me lève, je suis toujours ailleurs. Je me réveille dans une autre ville, un autre climat, un autre pays, un autre paysage. Mon bureau a une vue panoramique. Venez la contempler avec moi!» Irrésistible.
camionneuse.blogspot.com
La dernière saison en a mis huit autres au chômage, dont Claude Julien, du Canadien, qui s’est néanmoins retrouvé un boulot identique chez les Islanders de New York quelques mois plus tard. Et vous, simples amateurs, pouvez contribuer à l’accélération du roulement de personnel chez les coachs.
Grâce au Net, vous pouvez acheter, à partir de 50 $ jusqu’à plus de 250 $, un nom de domaine comme www.congedierguycarbonneau.com (un exemple au hasard), et lancer une vaste offensive populaire visant la destitution dudit coach. Le phénomène s’étend à un point tel qu’aux États-Unis des spécialistes en communication suggèrent fortement aux entraîneurs d’équipes sportives de «sécuriser» leur nom en achetant ces noms de domaine qui les concernent.
Lancée en 2003 aux États-Unis et ensuite au Canada, cette journée vise à vous accorder un moment de répit de manière à reprendre votre souffle. L’organisme du même nom vous incite donc à prendre une journée de congé et à faire la grasse matinée. On propose aussi de débrancher la télé pour la journée, de planter un arbre, de regarder les dernières feuilles tomber, de faire une promenade à pied, de planifier un repas en famille ou d’enlever une activité dans l’horaire surchargé de vos enfants. Bref, ce qui vous passera par la tête.
Le thème de cette année : À table tous! (Let’s get back to the table!) Prendre le temps de rester à table : celle de la salle à manger, bien sûr, mais aussi à la table à cartes ou à la table de pique-nique. Une manière de favoriser le contact humain, avec sa famille, ses amis et ses concitoyens. Un moment de communication privilégié souvent sacrifié sous prétexte de manquer de temps.
L’initiative a vu le jour au Michigan où la gouverneure, Jennifer M. Granholm, a non seulement encouragé tous les citoyens à participer aux événements et à discuter de l’épineux problème du manque de temps, mais a aussi officiellement proclamé la journée du 24 octobre Take Back Your Time Day. Cette date n’est pas innocente : elle tombe exactement neuf semaines avant la fin de l’année. Elle a été choisie pour souligner que les Américains travaillent en moyenne 9 semaines de plus (soit 350 heures) que les Européens, et n’ont que 2 maigres semaines de vacances, contre 5 ou 6 pour l’Européen moyen.
CHIC :V’là une bonne idée : faire travailler les Bleuets dans les usines de leur région afin de pallier la pénurie de main-d’œuvre qui sévit en Alberta! Elle vient du cerveau du maire de Calgary, Dave Bronconnier. Le mois dernier, il a fait une proposition originale à Jean-Pierre Blackburn, ministre responsable de l’Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec : que les entreprises industrielles du Saguenay–Lac-Saint-Jean fabriquent des équipements dont l’Alberta a grand besoin pour satisfaire sa forte croissance économique et atténuer son manque de travailleurs.
CHOC : Dans une réclame publicitaire télévisée, Wal-Mart, la multinationale des bas prix, nous présente fièrement son programme d’achats au Québec. «Nous injectons plus d’un milliard de dollars chaque année dans l’économie québécoise», dit en substance la voix hors champ dans le message. Va falloir en soustraire un peu, de ce montant. C’est que Wal-Mart exige de CSBS, une entreprise de Magog spécialisée dans la confection de literie, une réduction de 10 % de ses prix de gros. En conséquence, CSBS a été obligée de demander à ses employés de réduire leur salaire de 25 % afin de répondre à la nouvelle exigence du détaillant. Lors d’un vote qui s’est tenu en septembre dernier, 94 % des employés ont refusé. La perte du contrat d’approvisionnement chez Wal-Mart pourrait signifier la fermeture pure et simple de l’usine.
Le sujet de notre grand dossier Cassée! : la génération des beaux, bons, pas chers, a fait l’objet d’âpres débats dans notre blogosphère. Après avoir invité les internautes à réagir sur les conditions de travail des jeunes, nous avons constaté avec une certaine stupeur que le débat s’était transformé en duel entre générations. Les boomers d’un côté, les X et les Y de l’autre. Voici quelques extraits de cette discussion explosive que nous vous invitons à lire.
Éric Grenier
www.jobboomblog.com/jeunes_et_cheaps
www.jobboomblog.com/conflit_de_generations
Les générations avant moi ont été gâtées et je suis en «tabarnouche» de voir que
c'est nous qui payons!
— Andrée-Anne Handfield
Les vieux semblent vouloir garder leurs acquis et les jeunes veulent faire ce que les vieux ont fait il y a 30 ans, mais sans s'impliquer activement.
— Robert Dufort
C'est grâce aux baby-boomers si le niveau de vie est ce qu'il est aujourd'hui. Nous méritons une retraite dorée après avoir offert à nos enfants une solide éducation.
— Norbert Gagne
À ceux qui critiquent les baby-boomers, soyez prudents. […] Vous tenez pour acquis que le poste vous revient de droit. Un bout de papier sur le mur mais aucune expérience, le nombril encore vert et on pense aux billets verts.
— Roger Lemieux
J'ai 28 ans et j'en ai plus qu'assez de me faire planter par les baby-boomers. […] Leur mentalité typique : je pense à mon cul et je me fous des jeunes.
— Luc Bérubé