

Dans l’Hexagone, le «CV anonyme» pourrait bien devenir la norme. En mars 2006, le Sénat français a promulgué la loi sur l’égalité des chances, une sorte de réponse aux émeutes des banlieues parisiennes de 2005. Cette loi contraint notamment les entreprises de 50 employés et plus à utiliser les CV anonymes. Les entreprises doivent masquer elles-mêmes les informations personnelles. Cette mesure suscite le scepticisme du patronat et des syndicats. Selon un récent sondage, 55 % des PME françaises ne veulent pas y avoir recours. Devant cette opposition, le gouvernement a décidé de suspendre cette obligation jusqu’en 2007.
Marie-Thérèse Chicha, professeure à l’École des relations industrielles de l’Université de Montréal, est elle aussi contre le CV anonyme. Cette spécialiste a été consultée par la commission Fauroux, qui a publié, en juillet 2005, un rapport sur la lutte contre les discriminations ethniques dans le domaine de l’emploi en France. «Les entreprises qui ne veulent pas embaucher de Noirs ou d’Arabes vont les discriminer lors de l’entrevue de sélection», croit-elle. Ils franchiront donc une étape pour être mieux rejetés par les employeurs racistes... De quoi ébranler, selon elle, la confiance personnelle des candidats. Et rien pour faciliter leur recherche d’emploi. (M.-È. C.)
Lorsque l’organisme leur demande à quel point leur pays est vendu, ils donnent une note de 4,9 sur 5. Mieux, ou pire, c’est selon : 27 % avouent sans détour avoir eu recours aux pots-de-vin dans l’année précédente. L’instigateur de ce musée, le médecin Ney Dolberg, évoque le devoir de mémoire pour justifier cet établissement, soulignant qu’au cours des dernières années, huit présidents de ce pays ont été accusés de corruption. Parions que la section la plus courue de ce musée, qui a ouvert ses portes en octobre dernier, sera celle de l’ignominie, où seront exposés les exploits des personnages les plus vils du moment. Il reste à espérer que le nouveau président, qui sera élu le 26 novembre, n’ait pas un faible pour les musées. (P. F.) Source : Courrier international.
De l’autre côté de l’Atlantique, le constat est d’autant brutal. «Vous êtes les générations sacrifiées. Les baby-loosers de l’histoire. Pas seulement parce que vous avez découvert le sexe avec le sida, la famille avec la montée des divorces, le travail avec le chômage et la politique avec les affaires. Mais parce que pour la première fois de l’histoire contemporaine, votre situation économique et sociale est pire que celle de vos parents, les fameux baby-boomers […]», peut-on y lire.
Aux dernières nouvelles, les Québécois se demandaient si les jeunes sont trop paresseux, pas assez motivés ou toutes ces réponses. On sent des effluves de guerre de générations dans l’air… (P. F.)
Puisque le 575e CDD n’est jamais venu et qu’elle a récemment été licenciée, Christiane Cros a porté sa cause devant la justice, qui a condamné La Poste à lui verser la somme de 60 317 euros (85 600 $CA). Au passage, les tribunaux ont transformé ses CDD en contrat à durée indéterminée, soit l’équivalent d’un emploi permanent. L’ironie, c’est qu’il a fallu qu’elle perde son emploi pour finalement en obtenir un! (P. F.)
Source : lexpress.fr.
Par ailleurs, les utilisateurs peuvent apporter leurs propres périphériques sur les lieux de travail, à la manière des chauffeurs d’autobus avec leur coussin lombaire personnel. «Sans tomber dans la paranoïa, la salubrité des composantes technologiques en temps de grippe et de rhume devrait être prise au sérieux, lit-on dans le magazine. Autrement, dans le pire des cas, il y a un risque de contribution à une pandémie.» Sainte Madeleine, priez pour nous, la grippe «sourissière» est à nos portes! (E. G.)
Mais M. Bigras se veut rassurant. Les propriétaires qui veulent à tout prix limiter les coûts d’électricité seraient assez rares. Sauf peut-être au gouvernement. «La plupart des thermostats dans les bureaux du gouvernement sont là pour l’apparence», affirme-t-il. Selon un fonctionnaire de la Société immobilière du Québec, qui préfère garder l’anonymat, seuls les concierges ont effectivement accès aux thermostats des immeubles gouvernementaux. Les thermostats sont verrouillés, et la température est maintenue à 22 °C. «À moins que quelqu’un se plaigne…»
«Les grands édifices ont des thermostats dans chaque bureau, mais leur installation coûte 2 000 $ par pièce. Un dummy ne coûte que 50 $...», poursuit Normand Bigras. Sans compter le yoyo des frais de chauffage et de climatisation, qui vient saler la facture. Ceci expliquant probablement cela… (J. L.)
CHIC :Le bonheur est à nos portes! Selon une récente étude britannique qui a sondé 80 000 personnes aux quatre coins de la planète, les Canadiens forment la 10e nation la plus heureuse au monde! C’est loin devant les Américains, qui occupent le 23e rang, et les Britanniques, le 41e. Inédite, cette «carte du bonheur» recèle quelques surprises. D’abord, le Bhoutan, mystérieux petit pays de l’Himalaya, y occupe le 8e rang : une forte identité culturelle, de beaux paysages et peu de tourisme y adoucissent les rigueurs de la pauvreté. Aussi : le Brunei, cette micronation où le sultan offre à ses sujets emplettes et logements subventionnés, un système de santé universel et l’éducation gratuite jusqu’à l’université. Le pétrole, ça aide, mais il fallait quand même y penser… Le top 12 des pays heureux : Danemark, Suisse, Autriche, Islande, Bahamas, Finlande, Suède, Bhoutan, Brunei, Canada, Irlande, Luxembourg. Des 178 pays étudiés, le Zimbabwe et le Burundi occupent le fond du baril. (E. G.)
Source : BusinessWeek.
CHOC : La Cour du Québec a récemment tranché une affaire peu banale, en ordonnant à un ex-employé du Centre du camion Mabo de rembourser les droits d’une formation optionnelle suivie alors qu’il travaillait pour cette entreprise. Il faut savoir qu’en acceptant de suivre cette formation, l’employé s’était alors engagé à demeurer en poste pendant cinq ans. En cas de départ avant terme, il serait tenu de rembourser la totalité ou une partie des droits de cette formation. Selon Me Jean-Yves Brière de CCH, une firme spécialisée en information légale et fiscale, cette interprétation de la Loi sur les normes du travail pourrait être source d’abus. «Il faut admettre que lorsqu’un employeur finance une formation, il accepte de prendre le risque que son salarié quitte son service. Mais ne s’agit-il pas là d’un risque inhérent à la relation d’emploi? À l’inverse, reconnaîtrait-on au salarié le droit d’exiger que son employeur lui donne une garantie d’emploi pour un temps précis avant qu’il n’accepte de suivre une formation?» demande Me Brière, dans une note diffusée en septembre dernier par CCH. Poser la question, c’est y répondre. (E. G.)