Trouvez un article

Rechercher


Zoom sur l'actualité - numéro du 15 novembre 2006 au 15 janvier 2007
Recherche et rédaction : Éric Grenier

Des CV… anonymes!
Musée des horreurs
Baby-loosers
Temporaire à temps plein
La souris folle
Changements climatiques
CHIC CHOC

Des CV… anonymes!

Nom, prénom, sexe, âge, adresse, lieu de naissance… Autant d’informations qui ne figurent plus sur le CV de milliers de travailleurs en France. Depuis près d’un an, le groupe d’assurances français Axa masque ces renseignements personnels pour éviter la discrimination à l’embauche. L’entreprise a développé un système informatique pour rendre anonymes les CV qu’elle reçoit par Internet et pourrait en créer un nouveau pour ceux reçus par télécopieur et par la poste.

Dans l’Hexagone, le «CV anonyme» pourrait bien devenir la norme. En mars 2006, le Sénat français a promulgué la loi sur l’égalité des chances, une sorte de réponse aux émeutes des banlieues parisiennes de 2005. Cette loi contraint notamment les entreprises de 50 employés et plus à utiliser les CV anonymes. Les entreprises doivent masquer elles-mêmes les informations personnelles. Cette mesure suscite le scepticisme du patronat et des syndicats. Selon un récent sondage, 55 % des PME françaises ne veulent pas y avoir recours. Devant cette opposition, le gouvernement a décidé de suspendre cette obligation jusqu’en 2007.

Marie-Thérèse Chicha, professeure à l’École des relations industrielles de l’Université de Montréal, est elle aussi contre le CV anonyme. Cette spécialiste a été consultée par la commission Fauroux, qui a publié, en juillet 2005, un rapport sur la lutte contre les discriminations ethniques dans le domaine de l’emploi en France. «Les entreprises qui ne veulent pas embaucher de Noirs ou d’Arabes vont les discriminer lors de l’entrevue de sélection», croit-elle. Ils franchiront donc une étape pour être mieux rejetés par les employeurs racistes... De quoi ébranler, selon elle, la confiance personnelle des candidats. Et rien pour faciliter leur recherche d’emploi. (M.-È. C.)


Musée des horreurs

Les Équatoriens ont assurément le sens de l’autodérision. Sinon, comment expliquer l’ouverture, à Quito, d’un musée entièrement consacré à la corruption? Il faut dire qu’ils en connaissent un bout sur le sujet. Leur pays serait l’un des trois plus corrompus en Amérique, selon l’ONG Transparence-International.

Lorsque l’organisme leur demande à quel point leur pays est vendu, ils donnent une note de 4,9 sur 5. Mieux, ou pire, c’est selon : 27 % avouent sans détour avoir eu recours aux pots-de-vin dans l’année précédente. L’instigateur de ce musée, le médecin Ney Dolberg, évoque le devoir de mémoire pour justifier cet établissement, soulignant qu’au cours des dernières années, huit présidents de ce pays ont été accusés de corruption. Parions que la section la plus courue de ce musée, qui a ouvert ses portes en octobre dernier, sera celle de l’ignominie, où seront exposés les exploits des personnages les plus vils du moment. Il reste à espérer que le nouveau président, qui sera élu le 26 novembre, n’ait pas un faible pour les musées. (P. F.) Source : Courrier international.


Baby-loosers

Presque en même temps que paraissait notre grand dossier «Cassée!», qui traitait de la génération des travailleurs beaux, bons, pas chers, le magazine français Télérama publiait un article sur le même phénomène.

De l’autre côté de l’Atlantique, le constat est d’autant brutal. «Vous êtes les générations sacrifiées. Les baby-loosers de l’histoire. Pas seulement parce que vous avez découvert le sexe avec le sida, la famille avec la montée des divorces, le travail avec le chômage et la politique avec les affaires. Mais parce que pour la première fois de l’histoire contemporaine, votre situation économique et sociale est pire que celle de vos parents, les fameux baby-boomers […]», peut-on y lire.

Aux dernières nouvelles, les Québécois se demandaient si les jeunes sont trop paresseux, pas assez motivés ou toutes ces réponses. On sent des effluves de guerre de générations dans l’air… (P. F.)


Temporaire à temps plein

On a accusé des employeurs de faire preuve de mauvaise foi pour moins que ça. En France, où un contrat à durée déterminée (CDD) est synonyme d’emploi temporaire, une factrice de La Poste a cumulé un record de 574 CDD en 19 ans. Autrement dit, c’est comme si elle avait occupé, en moyenne, une trentaine d’emplois temporaires par an dans la même entreprise.

Puisque le 575e CDD n’est jamais venu et qu’elle a récemment été licenciée, Christiane Cros a porté sa cause devant la justice, qui a condamné La Poste à lui verser la somme de 60 317 euros (85 600 $CA). Au passage, les tribunaux ont transformé ses CDD en contrat à durée indéterminée, soit l’équivalent d’un emploi permanent. L’ironie, c’est qu’il a fallu qu’elle perde son emploi pour finalement en obtenir un! (P. F.)
Source : lexpress.fr.


La souris folle

Les virus informatiques ne sont pas toujours ceux que l’on croit. Les vrais, ceux qui nous mènent tous un jour ou l’autre à l’article d’une petite mort, se terrent sur les claviers et dos de souris d’ordinateur. Ils parasitent également le téléphone, le dictaphone, la caisse enregistreuse, bref, n’importe quel appareil de bureau. En ce début de haute saison grippale, la revue Direction informatique en appelle au sens civique des employés pour éviter la propagation des orthomyxovirus (le nom de jeune fille des virus de l’influenza). Il revient à chacun de nettoyer lui-même ses périphériques et de se laver les mains fréquemment.

Par ailleurs, les utilisateurs peuvent apporter leurs propres périphériques sur les lieux de travail, à la manière des chauffeurs d’autobus avec leur coussin lombaire personnel. «Sans tomber dans la paranoïa, la salubrité des composantes technologiques en temps de grippe et de rhume devrait être prise au sérieux, lit-on dans le magazine. Autrement, dans le pire des cas, il y a un risque de contribution à une pandémie.» Sainte Madeleine, priez pour nous, la grippe «sourissière» est à nos portes! (E. G.)


Changements climatiques

Trop chaud. Trop froid. Difficile de satisfaire tout le monde sur les lieux de travail. C’est peut-être pourquoi des employeurs font installer de faux thermostats dans les locaux de leur entreprise, donnant à leurs salariés l’impression (fausse) de maîtriser la température ambiante. Normand Bigras, président de la compagnie de ventilation CBS, à Laval, interrogé par le Magazine Jobboom, confirme qu’il installe parfois ce que l’on nomme, dans le jargon des électriciens, des dummies. «Nous ne le proposons pas directement, mais certains clients nous le demandent. Et ça m’est souvent arrivé d’enlever un thermostat d’un mur pour réaliser qu’il n’était connecté à rien!» explique l’entrepreneur. Les employés ainsi floués ont beau faire tourner la roulette, la température reste la même.

Mais M. Bigras se veut rassurant. Les propriétaires qui veulent à tout prix limiter les coûts d’électricité seraient assez rares. Sauf peut-être au gouvernement. «La plupart des thermostats dans les bureaux du gouvernement sont là pour l’apparence», affirme-t-il. Selon un fonctionnaire de la Société immobilière du Québec, qui préfère garder l’anonymat, seuls les concierges ont effectivement accès aux thermostats des immeubles gouvernementaux. Les thermostats sont verrouillés, et la température est maintenue à 22 °C. «À moins que quelqu’un se plaigne…»

«Les grands édifices ont des thermostats dans chaque bureau, mais leur installation coûte 2 000 $ par pièce. Un dummy ne coûte que 50 $...», poursuit Normand Bigras. Sans compter le yoyo des frais de chauffage et de climatisation, qui vient saler la facture. Ceci expliquant probablement cela… (J. L.)


CHIC CHOC

Des nouvelles chics et des nouvelles-chocs, choisies par l'équipe de rédaction

CHIC :Le bonheur est à nos portes! Selon une récente étude britannique qui a sondé 80 000 personnes aux quatre coins de la planète, les Canadiens forment la 10e nation la plus heureuse au monde! C’est loin devant les Américains, qui occupent le 23e rang, et les Britanniques, le 41e. Inédite, cette «carte du bonheur» recèle quelques surprises. D’abord, le Bhoutan, mystérieux petit pays de l’Himalaya, y occupe le 8e rang : une forte identité culturelle, de beaux paysages et peu de tourisme y adoucissent les rigueurs de la pauvreté. Aussi : le Brunei, cette micronation où le sultan offre à ses sujets emplettes et logements subventionnés, un système de santé universel et l’éducation gratuite jusqu’à l’université. Le pétrole, ça aide, mais il fallait quand même y penser… Le top 12 des pays heureux : Danemark, Suisse, Autriche, Islande, Bahamas, Finlande, Suède, Bhoutan, Brunei, Canada, Irlande, Luxembourg. Des 178 pays étudiés, le Zimbabwe et le Burundi occupent le fond du baril. (E. G.)
Source : BusinessWeek.

CHOC : La Cour du Québec a récemment tranché une affaire peu banale, en ordonnant à un ex-employé du Centre du camion Mabo de rembourser les droits d’une formation optionnelle suivie alors qu’il travaillait pour cette entreprise. Il faut savoir qu’en acceptant de suivre cette formation, l’employé s’était alors engagé à demeurer en poste pendant cinq ans. En cas de départ avant terme, il serait tenu de rembourser la totalité ou une partie des droits de cette formation. Selon Me Jean-Yves Brière de CCH, une firme spécialisée en information légale et fiscale, cette interprétation de la Loi sur les normes du travail pourrait être source d’abus. «Il faut admettre que lorsqu’un employeur finance une formation, il accepte de prendre le risque que son salarié quitte son service. Mais ne s’agit-il pas là d’un risque inhérent à la relation d’emploi? À l’inverse, reconnaîtrait-on au salarié le droit d’exiger que son employeur lui donne une garantie d’emploi pour un temps précis avant qu’il n’accepte de suivre une formation?» demande Me Brière, dans une note diffusée en septembre dernier par CCH. Poser la question, c’est y répondre. (E. G.)




guide de survie





Aimeriez-vous travailler moins?










Résultats