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Zoom sur l'actualité
numéro du 15 mars au 15 avril 2007

Recherche et rédaction : Éric Grenier,
avec la collaboration de Jean-Sébastien Marsan

Le cœur à dormir
Travail à haut risque
Ça fesse!
Traits de famille
Jobboomland
CHIC CHOC
Sur le jobboomBLOG


Le cœur à dormir

La sieste au boulot est bonne pour le cœur… des hommes! En effet, une petite période à l’horizontale à la mi-journée réduirait le risque de problèmes cardiaques mortels. C’est ce que révèle une étude conduite par des institutions médicales américaines et grecques dont les résultats ont été récemment publiés dans le magazine Archives of Internal Medicine.

Cette enquête, la plus vaste jamais réalisée pour étudier les effets de la sieste diurne, a nécessité la participation de 23 681 adultes grecs, qui ont été suivis en moyenne pendant six ans. Ceux qui font la sieste trois fois par semaine, pendant au moins une demi-heure, risquent trois fois moins de mourir d’une crise cardiaque. C’est chez les hommes que la sieste semble la plus profitable. Zzzzz….



Travail à haut risque

Des prostituées de la République dominicaine et d’autres pays des Antilles servent de cobayes pour un vaccin expérimental de Merck contre le virus du VIH. Si le vaccin fonctionne, elles pourraient ne pas être infectées. S'il ne fonctionne pas, elles pourraient être contaminées, comme celles qui recevront le placebo. Aussi, on n’a aucune idée des effets à long terme du vaccin sur la santé des femmes.

Les 3 000 prostituées ont été recrutées dans les bordels de huit pays des Antilles. Elles seront suivies pendant quatre ans, ont des injections et subiront des tests. En échange de leur participation, les prostituées ont des repas gratuits et 30 $ US pour le transport et pour chaque journée de travail perdue. Pour s’assurer de l’assiduité des participantes, Merck a cependant dû augmenter la mise en offrant aussi des cosmétiques. Leur «sacrifice» pourrait sauver des millions de vies, ce dont les prostituées semblent tout à fait conscientes. Selon les estimations, jusqu’à 12 % des prostituées dominicaines, par exemple, seraient porteuses du virus.



Ça fesse!

Selon Statistique Canada, un cas de violence sur cinq répertoriés au Canada en 2004 a eu lieu en milieu de travail, pour un total de 356 000! Les voies de fait représentaient 71 % de ces cas de violence. Les secteurs les plus à risque : l'assistance sociale, les établissements qui offrent des services de soins de santé comme les hôpitaux, l'hébergement, la restauration, le commerce de gros ou de détail de même que les services d'enseignement. Un tiers des cas de violence se sont produits dans les hôpitaux, cliniques médicales, CLSC, CHSLD ou résidences privées pour personnes en perte d’autonomie. Rien de surprenant : 27 % des cas impliquant des hommes victimes ont créé des blessures, comparativement à 17 % des histoires impliquant des femmes. Dans 37 % des cas, la police a été appelée à s’en mêler.



Traits de famille

C’est le paradoxe total : alors que les données indiquent que la semaine de travail moyenne diminue sans arrêt au pays, une étude de Statistique Canada affirme que le boulot gruge de plus en plus de temps à la famille. En 1986, les Canadiens passaient en moyenne 4,2 heures avec leur famille chaque jour, contre 3,4 heures en 2005 (39 minutes de moins chez la femme, et 45 minutes de moins chez l'homme).

Selon l’enquête, le travail a été le grand bénéficiaire du temps dont n’a pas profité la famille. De 1986 à 2005, le temps voué au travail rémunéré, au cours d'une journée type, incluant le lunch et les pauses, est passé de 506 minutes, ou 8,4 heures, à 536 minutes, ou 8,9 heures. La proportion de travailleurs qui consacrent de longues heures au travail rémunéré a aussi augmenté. Par exemple, en 1986, environ 17 % des travailleurs dédiaient 10 heures par jour ou plus à leur travail. En 2005, cette proportion était de 25 %.

Pourtant, une autre étude de l’agence fédérale publiée en juin 2005 estimait qu’entre 2000 et 2003, le nombre annuel moyen des heures travaillées a progressivement diminué de 70 heures, soit l'équivalent de deux semaines de travail ou de 1,4 heure par semaine.

Source : Enquête sociale générale sur l'emploi du temps des Canadiens, Statistique Canada.



Jobboomland

Quel est le meilleur endroit pour donner des cours de choix de carrière aux enfants? Disneyland! Ou presque… Une firme mexicaine vient d’ériger à Tokyo un troisième parc d’attractions dont le thème est l’orientation de carrière. Kidzania réunit sous le même toit 60 espaces commandités par des entreprises qui reproduisent la réalité de différents emplois. Dans une ville fictive de 1,5 hectare, au moyen de divers jeux de rôle éducatifs, les enfants peuvent explorer au fil d’une même journée les métiers de pompier, animateur radio, chocolatier, scientifique, pompiste, etc. Les jeunes n’ont qu’à circuler dans les quartiers de la ville, qui présente par exemple un aéroport, un parc industriel, des rues marchandes, un quartier des spectacles et des secteurs résidentiels.

Un échec assuré? À sa première année d’activité en 1999, la succursale de Mexico a accueilli 760 000 visiteurs! Depuis, elle a reçu plus de cinq millions de personnes. On trouve également des Kidzania à Monterrey (Mexique) et maintenant Tokyo. Selon l’entreprise, d’autres Kidzania devraient ouvrir dans le monde au cours des prochaines années. Une idée pour le Stade olympique?



CHIC CHOC

Des nouvelles chics et des nouvelles-chocs, choisies par l'équipe de rédaction

CHIC : La plus ancienne université américaine, fondée en 1636, a récemment nommé une femme à sa présidence. Une première dans l'histoire de l'établissement! L'historienne Drew Gilpin Faust prendra ses fonctions à la tête de l’Université Harvard le 1er juillet 2007. Elle succède à l'économiste Lawrence Summers, qui s'est couvert de ridicule en 2005 en avançant que les femmes avaient peut-être moins d’aptitudes naturelles pour les mathématiques et la science que les hommes... (J.-S. M.)

CHOC : Le sang coule sur les chantiers de construction au Québec. Selon une recherche de la FTQ-Construction dans les archives de la CSST, 573 travailleurs ont trouvé la mort sur les chantiers québécois au cours des 24 dernières années. Et plus les années passent, plus le bilan s’alourdit : 25 décès en moyenne annuellement au cours des 24 dernières années, 31 au cours des 10 dernières, et 38 au cours des 5 dernières. Total entre 2001 et 2006 : 190 morts. Pour la même période, 44 soldats canadiens ont été tués en Afghanistan.



Sur le jobboomBLOG

www.jobboomblog.com

par Éric Grenier

LE sujet de l’hiver 2007 sur le Jobboomblog? Non, ce n’est pas les accommodements raisonnables. C’est le sort de l’abattoir Olymel à Vallée-Jonction, en Beauce. Une épopée qui a été suivie en direct, ou presque, par les visiteurs du blogue, jusqu’au dénouement ultime, le 12 février.

En un mois environ, le suivi de la saga de ces 1 100 travailleurs sur la corde raide a attiré pas moins de 310 commentaires! Un record absolu. Trois types d’observations ont dominé.

En voici des exemples :

Les ratoureuses
Je crois qu’ils devraient accepter l’offre pour conserver les emplois et commencer à chercher un job ailleurs. Les coupes représentent peut-être 30 $ nets par semaine, ce qui est assez facile à récupérer ailleurs dans un budget. Je comprends l’amertume des travailleurs, mais il faut parfois savoir être plus intelligent que le patron…
— Jocelyn Ouellet

Les solidaires
Olymel va fermer comme à Saint-Simon, et dans un an, va réengager à moindre salaire, puisque la loi l’autorise. Avez-vous idée de ce que c’est travailler chez Olymel? Croyez-vous vraiment que des travailleurs qui sont dans les viscères à longueur de journée méritent le salaire minimum? Je leur lève mon chapeau et les remercie de faire ce que je n’aurais pas le cœur de faire... On ne parle pas de fonctionnaires pousseux de crayons, ici!
— Pascale Dalcourt

Les émules de Lucien
J’espère que ça va fonctionner. Mais on ne peut qu’en vouloir au syndicat. Il a failli faire perdre 1 000 emplois directs et sûrement beaucoup d'autres. C’est du monde qui a une famille à nourrir et une hypothèque à payer. Il ne reste qu’à espérer que le syndicat suggère à ses membres d'accepter enfin l’offre.
— Olivier Gagnon



guide de survie





Si vous gaffiez devant vos collègues et patrons, comment réagiriez-vous?








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