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Zoom sur l'actualité
numéro du 15 avril au 15 mai 2007

Recherche et rédaction : Éric Grenier

Trappe à souris
Arroseur arrosé
Pas de jobs?
Jeu difficile
Un homme, une femme
CHIC CHOC
Sur le jobboomBLOG


Trappe à souris

Aux États-Unis, au Connecticut, une institutrice du primaire a été jugée coupable en janvier dernier d'avoir présenté des images pornographiques à ses élèves. Elle risque 40 ans de prison! La vilaine… Seulement voilà, l’ordinateur de la classe était infecté par plusieurs logiciels publicitaires (adwares), et les images indécentes provenaient ainsi de fenêtres sur lesquelles l’enseignante n'avait aucun contrôle. Ces logiciels se seraient installés à son insu sur le disque dur de l’ordinateur lors d’une visite dans un site de coiffure.

Quand elle tentait de fermer une fenêtre, d’autres apparaissaient, avec toujours plus d’images XXX. L’institutrice aurait immédiatement signalé l’incident aux autorités de l’école et aurait empêché les enfants d’accéder à l’ordinateur.

Mais pour le jury appelé à trancher la cause, rien n’y fait : il a déclaré Julie Amero coupable. Elle n’avait qu’à fermer l’ordinateur! Cependant, le dépôt de la sentence prévu pour la fin mars a été reporté à une date indéfinie. Un nouvel avocat étudie le dossier et espère faire renverser cette décision. La contre-expertise de la défense a démontré que la machine n’était pas protégée contre les logiciels espions (spywares) et l’analyse du disque dur a révélé que le système était abondamment infecté par plusieurs logiciels publicitaires à caractère pornographique.

Depuis la fin du procès, une vague de sympathie provenant des Américains et d’internautes de partout dans le monde déferle sur Julie Amero, mariée et mère de deux enfants.



Arroseur arrosé

Les pompiers volontaires de la petite ville de Point Leamington (600 habitants), à Terre-Neuve, éteignaient des feux… et servaient de la bière! En effet, la caserne a servi de bar clandestin pendant plus de 30 ans, jusqu’à ce que le maire décrète l’an dernier que ce n’était plus convenable. Il a fait notamment confisquer l’alcool. Une décision qui a mis le feu aux poudres. Le chef des pompiers a démissionné, suivi de 15 des 17 pompiers volontaires, qui arguaient du manque de respect de la part de la Ville. Plus de 300 citoyens ont signé une pétition réclamant la réintégration des pompiers et la démission du maire et de tout le conseil municipal! Selon le chef des pompiers, la fermeture du bar clandestin, une tradition du village, n’est qu’une autre manche dans la lutte qui oppose les pompiers et la municipalité, au sujet du montant des allocations versées aux combattants des incendies. Il faut bien arroser ça!



Pas de jobs?

La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) estime que 32 000 postes à temps plein et à temps partiel sont demeurés non pourvus pendant 4 mois ou plus au Québec, en 2006. De façon générale, une entreprise sur quatre avait au moins un poste inoccupé pendant une longue période l’année dernière.

D’après son étude annuelle Du travail à revendre, le taux de postes vacants à long terme continue de croître au sein des PME québécoises. «Si l’inquiétude autour du problème de la pénurie de main-d’œuvre est extrêmement grande depuis quelques années, elle a atteint un taux record en 2006 dans plusieurs provinces», affirme Corinne Pohlmann, directrice des affaires nationales de la FCEI. Mais ces postes ne conviennent pas à tous : un sur deux exige au moins un diplôme collégial, sinon universitaire. Aussi, ce qui n’est pas révélé, c’est le nombre d’emplois à temps plein comparativement à ceux à temps partiel. De plus, ce sont les plus petites entreprises (moins de 20 employés) qui éprouvent le plus de difficulté à recruter. Or, il est bien connu que les petites entreprises paient généralement moins que les grandes. Et attirent donc moins…



Jeu difficile

Avec l’implantation cette année d’un autre géant du jeu vidéo à Montréal, Eidos Interactive, les concepteurs de talents risquent la rupture de stock! Cette entreprise du Royaume-Uni, qui a conçu la série Tomb Raider mettant en vedette la plantureuse archéologue Lara Croft, prévoit embaucher 110 personnes d'ici la fin de l’année, puis ensuite agrandir ses studios afin qu’ils comptent 350 employés d'ici la fin de 2009.

Eidos se joint ainsi à trois autres grands studios de développeurs dans la ville – Ubisoft, Electronic Arts et Artificial Mind and Movement –, de sorte que la demande pour les concepteurs talentueux pourrait surpasser l’offre. Selon Sun Media, l’industrie montréalaise craint la pénurie. «Nous avons d’excellentes écoles de programmation, affirme le directeur général d'Eidos Montréal, Stéphane D’Astous. Mais ce qui est plus difficile à trouver, ce sont les concepteurs de jeux et les concepteurs de niveaux. Il n’y a pas beaucoup d’écoles en Amérique du Nord qui offrent des programmes pour ces personnes.»

L’arrivée d’Eidos à Montréal survient tout juste après qu’Ubisoft Montréal eut dévoilé un ambitieux projet d’expansion de 451 millions de dollars échelonné sur 6 ans. En vertu de ce plan, les effectifs québécois d’Ubisoft passeront de 1 600 à 3 000 d’ici la fin de 2013.



Un homme, une femme

Un boss ou… une bosse? Pour une forte majorité de travailleurs masculins, la première option est sans équivoque. Selon une enquête menée par la société de consultation en ressources humaines Development Dimensions International, 76 % des hommes et 52 % des femmes préfèrent être dirigés par un homme plutôt que par une femme. Pourtant, selon la psychologue Alice Eagly de l’Université Northwestern de Chicago, qui a étudié les différences dans le leadership des deux sexes, les femmes qui ont des postes de gestion seraient légèrement plus efficaces que les hommes. Elles sont davantage portées à être des «leaders de transformation», ce qui signifie qu’elles essaient d’inspirer les travailleurs et de développer leur créativité et leurs forces.

Les femmes comptent pour 46,6 % de la main-d’œuvre au Canada, mais seulement 3,8 % d'entre elles occupent un poste de chef de la direction dans les 500 plus grandes entreprises canadiennes.
Source : Canal Argent.



CHIC CHOC

Des nouvelles chics et des nouvelles-chocs, choisies par l'équipe de rédaction

CHIC : Un salaire minimum à plus de 10 $ l’heure au pays? C’est ce que propose le commissaire Harry Arthurs, chargé de faire des recommandations pour la modernisation des normes du travail fédérales. Il suggère que le salaire minimum pour les travailleurs œuvrant dans des entreprises de compétence législative fédérale atteigne l'indice du seuil de faible revenu. Au Québec, pour une semaine de travail de 40 heures, il serait ainsi de 10 $ l’heure, dans son rapport remis en octobre dernier au nouveau gouvernement conservateur. Plus d'un million de salariés canadiens travaillent dans des entreprises de compétence législative fédérale. Ceux des banques, du transport aérien, des aéroports et des ports, notamment, sont directement touchés par ce rapport.

CHOC : Les employés de bureau sont plus susceptibles de souffrir de thrombose, aussi appelée «syndrome de la classe économique», que les passagers des avions, qui lui ont donné cette appellation. Les travaux de chercheurs néo-zélandais démontrent en effet que le tiers des malades hospitalisés pour une thrombose sont des employés de bureau, comparé à un voyageur sur cinq. C’est que ces travailleurs sont assis durant des heures, donc beaucoup plus longtemps immobiles que les passagers. Des employés victimes de thrombose passent jusqu'à 14 heures par jour assis devant un ordinateur. Une solution : sortir à l’extérieur toutes les deux heures pour en griller une… ce qui est difficile à faire dans un avion!



Sur le jobboomBLOG

www.jobboomblog.com

Le fossé d’incompréhension entre Montréal et les régions, entre les urbains et les ruraux, qui est apparu pendant la dernière cabale électorale, s’est également illustré dans le Jobboomblog.

Lançant un cri du cœur aux principaux chefs de parti à propos du peu d’intérêt qu’ils semblaient manifester à l’égard de l’économie de sa région, l’internaute gaspésien Tommy Ferlatte nous a envoyé une lettre, que nous avons publiée sur le Jobboomblog. En gros, M. Ferlatte, producteur dans les nouveaux médias, déplorait que la création d’emplois, un sujet chaud en Gaspésie, ne soit pas au menu de cette campagne électorale. «Je conviens que la santé et l'éducation sont des sujets importants, mais sans emploi, l'être humain ne peut se développer. Comment tuer une population? C'est de la payer à ne rien faire... La Gaspésie est la deuxième région au Canada ayant le pire taux de chômage. Ajoutez à cela un taux d'aide sociale quasi identique...», écrivait-il.

Il n’en fallait pas plus pour allumer l’incendie : «Et pourquoi vous entêtez-vous à rester là-bas s’il n'y a pas d'emplois?», demandait Alexandre Cassiani. «Belle réponse de Montréalais, ça!», a répondu Ronald Gosselin. Jean Narrache aussi avait fleuré le Montréalais en Alexandre : «Alex : Tu es Montréalais, toi? Si tout le monde pensait comme ça, Montréal aurait 7 millions d'habitants. Les gens restent là-bas parce que c'est LEUR région, la région de leurs ancêtres, de leurs parents, de leurs amis, c'est leur vie.»

«C'est bien beau tout ça, mais ce n'est pas ce qui met du pain sur la table, leur a rétorqué C. Cobra. Mes ancêtres, comme pour beaucoup de Québécois, viennent d'un peu partout dans la province. Ils déménageaient aux endroits où ils pouvaient gagner leur vie.»

par Éric Grenier



guide de survie





Si vous gaffiez devant vos collègues et patrons, comment réagiriez-vous?








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