

La honte vous ronge après que vous avez brisé une lampe du bureau ou poqué un camion de la compagnie? Imaginez si vos décisions avaient fait perdre six milliards de dollars à votre employeur… en une semaine! C’est ce qui est arrivé l’automne dernier au courtier albertain Brian Hunter, âgé de 32 ans.
Ses mauvaises décisions concernant des transactions sur les cours du gaz naturel ont mené son employeur, Amaranth Advisors, à la faillite. Pourtant, les deux années précédentes, il avait fait gagner des milliards de dollars à cette entreprise. Il est ainsi devenu le «héros déchu de l’année» dans la communauté des courtiers en valeurs mobilières.
À l’opposé, John Arnold, à Houston, lui aussi spécialisé dans la spéculation gazière, a été consacré «héros de l’année» par le magazine Trader Daily, pour avoir engrangé de faramineux revenus d’emploi : un «combo» salaire et commissions totalisant deux milliards de dollars, juste pour l’année 2006, le tout en argent sonnant!
Une nouvelle norme en matière de santé et mieux-être au travail verra le jour en décembre prochain. Les employeurs québécois qui répondront aux meilleures pratiques en ce domaine pourront s’afficher «Entreprise en santé». Créée par le Groupe de promotion pour la prévention en santé (GP2S) et pilotée par le Bureau de normalisation du Québec (BNQ), cette norme serait une première mondiale, selon les deux organismes.
Un programme de certification permettra aux entreprises de toutes tailles d’implanter de façon progressive des programmes de prévention, de promotion et de pratiques favorables à la santé des travailleurs, sur une base solide, durable et rentable.
Il s’agit, par exemple, de menus de cafétéria mieux équilibrés, d’encouragements financiers pour les employés désireux de suivre un entraînement physique régulier et de programmes d’accompagnement pour cesser de fumer.
«Les coûts de la “non-santé” accaparent de 15 % à 20 % de la masse salariale des entreprises, 40 % du budget du Québec et 10 % de notre PIB, dit Roger Bertrand, président du conseil d’administration du GP2S. C’est considérable. C’est un immense filon de productivité pour l’ensemble de la société québécoise.»
Une proportion de 24 % des gens fument, 60 % ont un excès de poids, 75 % ne font pas d’exercice et 80 % s’alimentent mal. Selon GP2S, le milieu de travail offre un environnement idéal pour promouvoir de meilleures habitudes de vie.
Il n’y a pas qu’au Québec que les demandes d’accommodements raisonnables font des vagues. À l’aéroport de Minneapolis-St. Paul, au Minnesota, les chauffeurs de taxi musulmans aimeraient bien avoir le droit de refuser les clients qui transportent de l’alcool. La raison invoquée par les chauffeurs : selon l’Islam, ils n’ont pas le droit de véhiculer des passagers en possession de bouteilles d'alcool.
Jusqu’à 70 % des chauffeurs de taxi qui desservent cet aéroport sont musulmans. Depuis 2002, plus de 5 000 courses auraient été ainsi refusées à des clients. C'est pour cette raison que l’administration aéroportuaire a fait une croix sur l’accommodement raisonnable qui avait cours : les chauffeurs qui déclinaient une course n’avaient qu’à retourner à la fin de la file de voitures. Mais depuis le 11 mai dernier, ceux qui se livrent à une telle pratique subissent le châtiment ultime : la suspension de leur permis de taxi pendant 30 jours lorsqu’il s’agit d’une première offense, et jusqu’à deux ans en cas de récidive.
Après la grippe aviaire et le SRAS, un nouveau mal sème la terreur : la Calgaria! Il se manifeste par des pertes d'équilibre, des troubles de la vue et des crises d'anxiété. En outre, les personnes atteintes affectionnent les bouchons de circulation, adorent les bungalows insignifiants de plus de 350 000 $ et développent une admiration pour les Flames de Calgary, éliminés au premier tour des séries éliminatoires de la LNH en 2007.
C’est le gouvernement de la Nouvelle-Écosse qui a mis au jour ce nouveau mal du siècle qui touche les Néo-Écossais partis profiter du boum économique albertain : près de 8 000 personnes ont quitté la province maritime en 2006 afin d’aller humer l’odeur du pétrole.
La province compte bien convaincre ses expatriés de rentrer au bercail. Pour ce faire, le gouvernement a inventé la Calgaria et a lancé dans Internet une campagne publicitaire pour le moins éclatée. Le site www.calgaria.ca, en ligne depuis mars dernier, a reçu la visite de plus de 40 000 personnes. Durant la période de diffusion de la campagne dans Internet, les visiteurs pouvaient entre autres prendre connaissance d’un traitement (fictif) contre la Calgaria et découvrir les occasions de carrière en Nouvelle-Écosse, aussi intéressantes qu’en Alberta, les Flames en moins…
(Source : La Presse, 20 avril 2007.)
Il semble que Silicon Valley n’ait pas fini de réinventer le travail. Le site de location de vidéos en ligne Netflix a une politique peu commune envers certains employés : prenez autant de jours de vacances que vous voulez! En effet, l’entreprise américaine préfère juger un employé à ses résultats plutôt que de l’enchaîner à son bureau inutilement. D’ailleurs, le patron de Netflix, Reed Hastings, affirmait récemment que les limites de vacances et le temps de présence obligatoire sont des «reliques de l’ère industrielle». Les employés de Netflix ne se gênent donc pas pour s’absenter trois, quatre, voire cinq semaines par année.
Ce type de politiques laxistes risque de se multiplier avec l’arrivée d’une génération de travailleurs plus indépendante que par le passé. Malgré cela, le cas de Netflix semble unique. L’entreprise génère près de un milliard de dollars US en ventes annuellement et la généreuse politique de vacances ne s’applique qu’aux quelque 300 salariés d’échelons supérieurs. Ceux-ci sont les programmeurs, comptables et cadres de la compagnie qui travaillent à des projets définis. Les quelque 1 000 autres employés qui œuvrent dans les centres d’appels et de distribution doivent se contenter de deux semaines de vacances en été.
(P. B.)
Le Magazine Jobboom a raflé un total de six nominations aux deux concours visant à récompenser la qualité des contenus des magazines québécois et canadiens.
Aux Grands Prix des Magazines du Québec, notre enquête Villes en péril (mars 2006) est mise en nomination dans la catégorie «Reportage». Notre journaliste permanente Marie-Hélène Proulx est aussi l’une des trois finalistes pour le prix Jean-Paré, une haute distinction remise au meilleur journaliste magazine au Québec en 2006.
Au concours Prix du magazine canadien, nos grands reportages Brûlés, les durs lendemains du burnout (août 2006) et Villes en péril (mars 2006), signés Marie-Hélène Proulx, sont sélectionnés dans la catégorie «Journalisme d’enquête». Dans «Journalisme de service, finances et économie» se trouve le dossier Cassée! – La génération des beaux, bons, pas chers, toujours de Marie-Hélène Proulx. Et finalement, la catégorie «Paroles et images» présente notre dossier visuel Un job écœurant! (juin 2006) signé Corinne Fréchette-Lessard, Patrice Bériault et Mélanie Dubuc.
En attendant la remise officielle des prix, nous remercions nos 470 000 lecteurs et félicitons tous ceux qui contribuent à faire du Magazine Jobboom l’une des publications les plus lues au Canada.
La rédaction
CHIC : La papetière Louisiana-Pacific Canada vendra le bois inutilisé de son usine de Saint-Michel-des-Saints pour verser un «salaire» à ses travailleurs temporairement mis à pied depuis la fermeture de l’usine en août 2006. L’employeur pourrait ainsi garder ses salariés «en emploi» jusqu’à ce que le marché du bois d’œuvre permette la relance des activités de l’établissement, espérée pour l’été 2008.
CHOC : On a beau retourner la chose d’un bord comme de l’autre, rien n’y fait : les femmes gagnent toujours un salaire moins élevé que les hommes. Une étude de l’American Association of University Women Educational Foundation révèle que, tout juste un an après avoir terminé leurs études, hommes et femmes diplômés d’une même discipline et travaillant dans le même secteur reçoivent des salaires inégaux. Les filles gagnent en moyenne 81 % du salaire moyen des gars. Même dans les milieux traditionnellement masculins, comme l’ingénierie, les femmes sont moins payées. Les chercheurs ont tenu compte de tous les facteurs d’influence possibles, y compris le nombre d’heures travaillées – statistiquement, les femmes travaillent moins parce qu’elles ont davantage la responsabilité des enfants –, mais le constat reste le même : elles gagnent toujours moins, et ce, même si elles réussissent mieux à l’université!
par Éric Grenier
L’auteur et chroniqueur du magazine Fortune, Stanley Bing, a publié récemment dans un livre une liste des 100 meilleurs jobs de bullshiteux! Il en a décrit 50 dans le site de ce magazine, le 26 avril dernier. On retrouve notamment directeur du marketing, météorologue à la télé, consultant en feng shui, témoin expert et blogueur (ben coudon!).
Nous avons demandé à nos internautes quelles seraient les omissions de Bing. Voici le résultat de leurs observations.
Jean Narrache
Attaché de presse politique : comment ne rien dire avec le plus de mots possible; technicien en informatique : comment tout dire avec le moins de mots possible et en utilisant seulement des acronymes (Segfaults du SMB du NAS en NFS). «We DON’T speak humain! It's a prehistoric language.»
Gilles Tremblay
Planificateur financier : comment gagner sa vie en risquant l’argent des autres. S’il était si bon (planificateur) que ça, il n’aurait pas besoin de travailler!
Guy Paterson
Curé! Le job par excellence parce que t'as pas besoin de prouver ce que tu dis...
Jonathan Vincent
Patineur artistique, et je vais citer un monologue de Martin Petit : «Le seul sport où un gars tombe, se relève avec le sourire, continue sa routine et essaie de nous faire croire qu’il n’est rien arrivé. On le sait que t'as le goût de brailler.»