

Un repas sur trois est pris au travail. Il y a fort à parier que de nombreuses portions de malbouffe sont consommées au boulot. Les entreprises ont donc tout intérêt à s’intéresser à l’alimentation de leurs employés. C’est ce qu’est venu dire le journaliste français William Reymond, auteur du livre-choc TOXIC portant sur la malbouffe nord-américaine, au Groupe de promotion pour la prévention en santé (GP2S) lors de son assemblée générale tenue à Montréal, en mai dernier. GP2S est un organisme sans but lucratif qui regroupe une centaine d’entreprises et dont la mission est d’inciter les employeurs québécois à intégrer la santé globale de leurs employés dans leurs modes de gestion.
Diabète, embonpoint, hypertension, absentéisme, perte de productivité, coûts médicaux et sociaux : le prix à payer pour la mauvaise alimentation est considérable et il ne cesse d’augmenter, a fait valoir William Reymond. «La multinationale Nestlé a prouvé que lorsque les employés sont incités à manger santé, le climat de travail s’en trouve amélioré; de plus, les travailleurs poursuivent ces bonnes habitudes à la maison parce qu’ils en ressentent les bénéfices», a souligné M. Reymond. Selon lui, on ne peut plus attendre que les gouvernements réagissent contre la mauvaise alimentation; la mobilisation doit venir des entreprises, notamment.
Il n’y a pas pire tyran pour soi que soi-même. C’est un peu la conclusion que tire une chercheuse de Statistique Canada qui a étudié le cas des gens qui se disent «bourreaux de travail», ou workaholics. Selon l’étude Tendances sociales canadiennes, fondée sur les données de l’Enquête sociale générale de 2005, 31 % des Canadiens actifs de 19 à 64 ans se disent bourreaux de travail. Près de 40 % d’entre eux s’activent plus de 50 heures par semaine. Près de 7 sur 10 regrettent de ne pas passer suffisamment de temps avec leur famille, contre 45 % chez les autres travailleurs. Leur sommeil est moins paisible et leur santé, moins bonne, déclarent-ils.
Et se démener de la sorte n’apporte pas davantage de bonheur. Ces bourreaux n’éprouvent pas plus de plaisir dans leur travail que les autres. Sur une échelle de 10, les deux groupes ont indiqué une satisfaction moyenne de 7,4. Ces données, croyez-vous, concernent seulement les jeunes professionnels ambitieux? Pas sûr… Leslie-Anne Keown, l’auteure de l’étude, souligne que l’image typique du workaholic – celle d’un «professionnel de prestige» — est erronée. «Ils ne sont pas plus susceptibles que les autres d’être jeunes et très scolarisés, de vivre en ville ou de gagner un revenu élevé», a-t-elle conclu. Il n’y a aucune différence significative entre les personnes se disant des bourreaux de travail et les autres travailleurs en ce qui concerne le revenu personnel, la scolarité, l’état matrimonial, la structure du ménage ou le lieu de résidence.
Toutefois, les bourreaux de travail sont plus sujets à occuper des postes de gestion et moins susceptibles d’exercer une profession libérale. Les professionnels considèrent peut-être que les longues heures de travail vont de pair avec le métier qu’ils exercent. Tandis que les gestionnaires sentiraient que les longues heures de travail leur sont imposées.
Afin de remonter le moral des troupes, souder l’esprit d’équipe et permettre aux travailleurs de laisser libre cours à leur imagination au profit de l’entreprise, de nombreux employeurs font appel à des formations de toutes sortes qui frisent parfois l’ésotérisme. D’autres leur font vivre des épreuves physiques troublantes ou engagent à prix cosmique un quelconque motivateur dont la qualité d’intervention n’est pas garantie.
Or, pour deux troupes de théâtre torontoises, tous les objectifs de ces formations peuvent être atteints de manière plus terre à terre : par le rire! À la demande d’entreprises, Monkey Toast et le Bad Dog Theatre exercent les employés à des séances d’impro animées par des comédiens et humoristes professionnels où le rire est garanti. Des soupers «meurtre et mystère» et autres ateliers basés sur le vaudeville, l’humour et le travail sont aussi offerts aux employés en mal d’inspiration. Ils permettraient notamment d’améliorer les compétences en animation et en gestion d’équipes. Par exemple, l’incapacité d’être à l’écoute des autres ressort rapidement lors d’une joute d’impro. Ou encore, la timidité de certaines personnes se travaille lorsqu’elles interviennent devant «public».
La recette fonctionne, selon les employeurs et les salariés qui l’ont expérimentée. Ayant des clients comme Bell et CIBC, notamment, le chiffre d’affaires issu des activités en entreprise du Bad Dog Theatre a triplé en 10 ans. Ce n’est donc pas une joke!
Source : Sélection du Reader’s Digest, mai 2007.
Si le bien-être de votre prochain vous préoccupe plus que vos finances personnelles, il y a de bonnes chances que l’économie sociale ait un emploi pour vous.
Le Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’économie sociale et de l’action communautaire a récemment mis en ligne un inventaire des métiers et professions. Une recherche par mot clé dans les appellations d’emplois, par champ de compétence ou par sous-secteur d’activité permet de consulter descriptions de tâches, foires aux questions, documents de référence, témoignages de travailleurs du milieu communautaire et coopératif, etc.
On peut notamment y découvrir les métiers d’analyste financier, de conseiller en développement coopératif et de travailleur de rue. Cependant, il est pertinent de savoir que près de 80 % des travailleurs œuvrant dans ce secteur gagnent moins de 20 $ de l’heure.
Le Magazine Jobboom et sa journaliste permanente Marie-Hélène Proulx ont remporté les honneurs lors de la remise annuelle des Grands Prix 2007 de l’Association des éditeurs de magazines du Québec, le 9 mai dernier. Marie-Hélène a en effet mérité le prix Jean-Paré, la plus prestigieuse récompense annuelle dans le domaine du magazine au Québec.
Elle a été primée pour ses reportages Dieu à l’ouvrage, (février 2006), sur le vécu de la spiritualité en milieu de travail; Villes en péril, (mars 2006), sur une liste exclusive de villes québécoises menacées d’être rayées de la carte si leur principal employeur industriel fermait ses portes; La famille tuée dans l’œuf, (mai 2006), sur le nombre élevé d’avortements chez les Québécoises et les effets de la carrière sur la décision d’enfanter ou non; et Brûlés, (septembre 2006), sur les préjugés et les préjudices dont sont victimes les travailleurs qui ont vécu un burnout.
Pour l’équipe du Magazine, il s’agit d’une belle reconnaissance de nos efforts pour vous informer avec un maximum de rigueur et de plaisir.
CHIC : Après les fictifs Willi Waller et Body Toner Platinum Edition des Têtes à Claques, voici le très réel Walk & Work 2007! C’est la sérieuse et réputée clinique Mayo, au Minnesota, qui a mis au point cette station de travail formée d’un bureau vertical adapté à un tapis roulant. On peut ainsi travailler au bureau tout en effectuant de l’exercice physique! Les chercheurs ont expérimenté l’appareil avec des personnes obèses. Elles ont dépensé plus de calories avec le walk-and-work qu’en position assise... Sans blague? Les fruits de cette étude ont été publiés dans la plus récente livraison du British Journal of Sports Medecine. Le prix de l’appareil est de 1 600 $ US.
CHOC : Il y a deux infirmières. Une avec la formation collégiale de base dans ce domaine, une autre avec une formation universitaire plus poussée. Laquelle est la mieux rémunérée? La première! C’est ce qui a provoqué la colère des infirmières bachelières (cliniciennes) à la suite du règlement de l’équité salariale, entré en vigueur en avril. Depuis, les infirmières titulaires d’un diplôme universitaire gagnent moins que leurs collègues titulaires d’un diplôme d’études collégiales. Une infirmière bachelière gagne 19,33 $ l’heure au premier échelon, contre 20,28 $ pour une infirmière technicienne. Elles gagnent autant que leurs collègues après avoir cumulé trois ans d’ancienneté. Des infirmières cliniciennes ont lancé en mai dernier une pétition pour forcer le gouvernement à corriger cette situation, qu’elles jugent aberrante.
par Éric Grenier
La grève de courte durée des employés d’entretien de la Société de transport de Montréal (STM) en mai dernier a mis le feu au Jobboomblog! Les commentaires, plus d’une centaine, très largement défavorables à l’endroit des grévistes, ont été parsemés de témoignages d’employés de la STM. Voici un extrait juteux d’un commentaire dont l’auteur, on le comprendra, demeurera anonyme.
«En plus des avantages sociaux, il faut regarder les congés dits “sociaux”, les congés de maladie, les vêtements fournis, les primes de nuit, etc. À l’entretien, ce sont les gestionnaires qui doivent s’assurer que les heures sont travaillées. Lorsqu’un gestionnaire veut gérer, une pétition est signée par les gens de l’entretien pour sortir ledit gestionnaire... faute de quoi les autobus ne sortent plus. En fin de compte, c’est le gestionnaire qui se fait déplacer ou renvoyer. (…) Chaque fois, on perd de la crédibilité et de la dignité, car les employés savent très bien que, finalement, ils vont toujours gagner! C’est donc devenu pratiquement impossible d’engager de bons contremaîtres qui veulent rester...
ils lâchent ou partent en dépression. Et ça, qu’est-ce que ça coûte au contribuable? On paie des gens huit heures pour une performance de cinq, on doit donc rattraper en heures supplémentaires, à temps et demi, (…) mais il faut arriver dans les budgets; on se fait dire qu’il faut gérer et diminuer les coûts, devenir plus productif, mais quand on veut faire notre travail, vous savez ce qui arrive...»
En d’autres mots, faites l’amour, pas la grève…